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  • Yves Therrien

    Passionné de jeux vidéo, à l'affût des nouveautés techno et et branché sur cette industrie, Yves Therrien partage ses coups de cœur, ses découvertes, ses suggestions.
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    Vendredi 20 septembre 2013 | Mise en ligne à 15h05 | Commenter Commentaires (2)

    Est-il temps de mettre la clef dans le coffre-fort virtuel?

    coffrefortvirtuel

    Je ne sais pas si le maire Régis Labeaume a parlé de son coffre-fort virtuel avec les grands bonzes de technologies en Californie, mais il aurait probablement dû le faire.

    Au cours des dernières semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs dizaines de spécialistes de l’informatique et de la sécurité de l’information de la région de Québec et du Québec. Des dirigeants de firmes très bien cotées, des spécialistes dans le monde de la consultation et des projets de grande envergure une peu partout sur la planète. Des gens d’autres compagnies, plus petites, mais à la fine pointe des connaissances dans le domaine des TI, du logiciel libre ou des mesures de sécurité de haut niveau.

    J’ai essayé de trouver des gens favorables en dehors des proches d’Asentri, mais lorsque j’abordais le sujet, je recevais des sourires ironiques et des réflexions plutôt cinglantes sur ce coffre-fort virtuel.

    Si certaines personnes avaient des réflexions généralement posées, quasiment tout le monde était contre ce projet jugé trop coûteux et dont l’utilité n’a pas été tout à fait démontrée.

    Même le projet de centre de données d’Asentri, filiale de la compagnie française Almérys, du groupe Orange, ne soulève pas de passion. D’autant que deux autres projets sérieux sont déjà sur les tables dessins et seront mis en chantier sous peu.

    Sur le coffre-fort, la réponse la plus cinglante fut celle-ci: «Tiens-tu vraiment à ce qu’on parle de ça? On regarde de loin en attendant que ce projet-là plante par lui-même.» Ou encore celle-ci: «Québec est en train de se faire passer une autre affaire à la Clotaire Rapaille.»

    Pas d’engouement

    Ce n’est pas l’engouement dans la population. Ma collègue Valérie Gaudreau rapportait récemment que seulement 800 personnes se sont jusqu’à présent inscrites à ce projet-pilote dans lequel l’administration Labeaume a investi 2,4 millions $. Et de ce nombre, un bon groupe d’employés de la ville auraient été fortement invités à s’inscrire au projet qui manque dramatiquement de contenu.

    Image tirée du site Web de la Ville de Québec.

    Image tirée du site Web de la Ville de Québec.

    Dans mes rencontres, la meilleure interrogation a été soulevée par un informaticien: «Combien coûtera le pont entre les systèmes informatiques de la ville de Québec pour envoyer le compte taxes numérique au citoyen par le coffre-fort? Des millions? Personne ne le sait parce que tout montre que les systèmes de la ville sont incompatibles avec ceux d’Asentri.»

    Lorsque j’ai tenté ces derniers mois de parler du coffre-fort avec des gens des TI de la ville de Québec, même sous le couvert de l’anonymat, on me fuyait comme si j’avais la peste.

    Je les comprends de ne pas vouloir se mouiller. On me fait savoir par personnes interposées que le sujet ne fait pas l’unanimité, que c’est un projet hautement politique.

    Projet politique

    Oups! La politique n’aurait pas tenu compte des besoins de la population? Ça, je le crois dur comme fer.

    Re-Oups! Le côté politique n’aurait pas vérifié l’interopérabilité des systèmes ni évalué les coûts et le temps pour programmer un lien fonctionnel entre des technologies qui fonctionnent bien en elle-même depuis des années, mais dont on ne connaît pas le comportement dans un autre environnement.

    Pas d’utilisateurs, du moins pas autant que les milliers qu’on demandait avec une technologie de carte à puce dépassée, selon bien des spécialistes. Pas encore de contenu, du moins pas assez pour faire courir les foules et créer l’effet Wow!

    Il est peut-être temps de mettre la clef dans ce coffre, de verrouiller la porte avec une combinaison cryptée avant de brûler le papier du code.

    Et un centre de données du type Tier IV, certifié par l’Uptime Institute. Ce serait le plus coûteux à construire, avec un cahier de norme complexe.

    Il n’y en a que trois accrédités Tier IV aux États-Unis, sur un total de 51, deux au Canada sur un total de 12, la majorité étant du type Tier III. Et aucun ayant la certification de l’Uptime Institute en France sur les 125 centres de données en colocation répertoriés. J’ai peut-être mal cherché. On ne sait jamais. Internet ne dit pas tout…


    • C’est un grand classique vous savez….
      Les politiciens connaissent beaucoup plus l’informatique que leur employés aux TI …..
      Vous voulez que je vous donne d’autres exemples ?

    • @rodlemeg – D’autres exemples? Allez-y. Ça fera plaisir aux lecteurs.

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