
Astral Média a déposé une plainte au CRTC contre Vidéotron à la suite du lancement du service illico Club à volonté. Toutefois Vidéotron contestera cette plainte, estimant que celle-ci n’a aucun fondement réglementaire.
Pour Astral, ce nouveau service concurrence directement celui de Super Écran. Mais Vidéoton soutient dans une communique que «le catalogue que nous offrons aux abonnés d’illico Club à volonté n’enfreint aucune condition de notre licence de vidéo sur demande», a indiqué le président et chef de la direction de Vidéotron, Robert Dépatie.
«Et il ajoute que Vidéotron compte «en faire la démonstration auprès du CRTC et mettre à jour le véritable objectif qu’Astral poursuit en déposant cette plainte, soit de bloquer toute concurrence pour protéger, voire élargir, son monopole historique de plus de 30 ans sur la télévision payante.»
Selon Vidéotron, illico Club à volonté a été créé pour répondre aux attentes de sa clientèle «pour un produit de ce type, soit un forfait à prix unique offrant une palette riche et variée de contenu». Le véritable concurrent pour eux, c’est Netflix, dont le service n’est pas adapté au Québec, mais qui a eu les faveurs de 10 % des clients de Vidéotron.
«Au cours des dernières années, le monde – et particulièrement l’industrie de la télédiffusion – a connu des changements d’une formidable ampleur, à tel point que l’on peut véritablement parler de l’émergence d’un nouveau paradigme. Si Astral a décidé de nier cette nouvelle réalité, nous y voyons pour notre part une nouvelle occasion d’innover pour le plus grand bénéfice des consommateurs», affirme M. Dépatie.

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