Vue d'Alma

Vue d'Alma - Auteur
  • Marc St-Hilaire

    Le blogue de Marc St-Hilaire traitera de nouvelles technologies, mais aussi de tranches de vie, d'actualités et de passions au quotidien.
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    Jeudi 26 février 2015 | Mise en ligne à 22h49 | Commenter Un commentaire

    Un homme libre

    Pour faire ça court, il était comme un poisson hors de l’eau.
    Aussi dépourvu, aussi malhabile. Condamné à une lente agonie.
    En politique, où le moindre cafouillage peut être fatal, sa démission était imminente.
    Son bref passage à l’Éducation a fait d’Yves Bolduc une tête de Turc, à un point tel que le premier ministre Couillard, son grand ami, l’homme à l’origine de son entrée en politique, a été contraint de le museler.
    À une époque, ç’aurait été le bonnet d’âne.
    Aujourd’hui, un ministre disparaît et un doc renaît. Un gestionnaire aussi.
    Car s’il est une chose dont je suis persuadé, c’est qu’Yves Bolduc ne restera pas longtemps dans l’ombre d’un cabinet privé.
    Surtout en cette période de grand bouleversement dans le système de la santé et des services sociaux.
    Il appartient au ministre Gaétan Barrette de nommer les administrateurs de ses futurs Centres intégrés. Ce même Barrette qui a détrôné Bolduc comme numéro un de la médecine à saveur libérale.
    Il lui en doit une.
    C’est comme un et un font deux.
    L’idée n’est pas de savoir si le Dr Bolduc aura sa place au sein de l’appareil gouvernemental remodelé, mais plutôt dans quel coin de pays il sera promu. Ou plutôt «quels coins de pays» au pluriel, quand on pense que le type a occupé simultanément de multiples postes de direction, dans de multiples établissements, pour empocher de multiples primes.
    Ces mêmes primes qui ont ternis son image, qui l’ont rendu vulnérable dans l’opinion publique et qui, une fois médiatisées, ont marqué la fin de son règne.
    Je suis heureux pour Yves Bolduc aujourd’hui. Il est un homme libre.
    L’actualité l’aura oublié dans peu de temps. Ses dénigreurs aussi, je le souhaite ardemment.
    Car, malgré ses bourdes ministérielles, il ne mérite pas les injures qui lui sont adressées depuis l’annonce de son départ. Surtout pas celles formulées par de petits politiciens qui, incapables de s’élever en hommes d’État, résument cette démission tel un «aveu d’échec» du gouvernement.
    Bonne continuité, Yves.


    • Je ne vis plus au Lac St-Jean, mais j’y ai de la famille. Les services de santé à Alma sont bien organisés, et je sais que le Dr Bolduc y est pour quelque chose. Mon père et ma mère, tous deux décédés du cancer en 1998 et 2009 respectivement, n’ont jamais poireauté dans les couloirs de l’urgence et avaient tous les deux un médecin de famille. Les services sociaux étaient là aussi pour prendre le relais au besoin. La politique n’a pas réussi au Dr Bolduc, mais ça n’en fait pas un incompétent. Peut-être que, dans notre système, il aurait mieux fait comme sous-ministre de la Santé que ministre. De nos jours, les ministres passent davantage de temps à s’expliquer, s’excuser et trouver la formule de 10 secondes qui ne les mettra pas “dans le trouble” qu’à gérer leur ministère. La faute à qui? Difficile à dire, mais il y a quelque chose qui cloche en politique de nos jours.

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