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Vue d'Alma - Auteur
  • Marc St-Hilaire

    Le blogue de Marc St-Hilaire traitera de nouvelles technologies, mais aussi de tranches de vie, d'actualités et de passions au quotidien.
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    Mardi 8 avril 2014 | Mise en ligne à 16h04 | Commenter Commentaires (10)

    Réflexion de lendemain de campagne (ou hommage à Mme Marois)

    Vox populi, vox Dei ; le peuple a tranché.
    On accusera les stratèges péquistes d’incompétence crasse.
    L’appel au peuple de Pierre-Karl Péladeau sera identifié tel le «poing» tournant de cette élection. Embrasser la cause souverainiste de nos jours, en pleine campagne, c’est comme courir après un feu sauvage.
    On se remémorera aussi ce discours de Janette Bertrand, au sujet de la charte. Il n’y a pas de mot pour qualifier cette abomination, qui mérite une mention en ouverture du prochain Bye Bye.
    Et comme pour clore avec éloquence ce triste spectacle, il y a eu les vautours. À peine les résultats connus, ils se sont jetés sur le corps inerte de leur chef, affamés de viande chaude et de pouvoir.
    Voilà pour le scrutin 2014.
    Mais, que retiendrons-nous de Pauline Marois et de son implication politique, une fois la poussière retombée ?
    Sa feuille de route est impressionnante. Magistrale.
    Mme Marois est entrée en politique active alors qu’elle était enceinte de sept mois. Élu au sein du gouvernement de René Lévesque, elle accouche de son deuxième enfant, 11 jours après le scrutin du 13 avril 1981.
    S’en est suivi une succession d’accomplissements :
    - Sous quatre premiers ministres, devenir titulaire du Trésor québécois, de la Santé, de l’Éducation, de la Sécurité du revenu et de la Condition féminine…
    …Check!
    - Survivre à des tentatives de putsch à l’intérieur même de son parti…
    …Check!
    - Devenir la première femme à la tête du gouvernement du Québec
    …Check!
    La vie politique est souvent cruelle et toujours empreinte de batailles. Nul ne peut paraître faible, encore moins lorsqu’il s’agit d’une femme.
    La Dame de béton a pavé la voie à toutes celles qui aspirent à diriger une province, un pays.
    Merci Mme Marois.

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    • Les historiens s’en souviendront, en attendant, vous vous en chargez très bien, merci. C’est une de celles qui a saisie la porte ouverte par les Thérèse Casgrain de notre courte histoire. Elle a inventé le terme “conciliation travail/famille”, quatre enfants et une vie au service du public si riche, ce n’est pas un détail. L’épitaphe de Dame de béton n’est pas appropriée selon moi, c’est une très grande dame de cœur. J’espère qu’elle mettra son savoir au service de jeunes femmes passionnées de politique qui défonceront une fois pour toute le fameux plafond de verre.

    • Peut-être un peu prématuré pour conclure mais comparativement à Charest elle a sa place dans le livre d histoire pour tout ce qu`elle a accompli et/ou enduré.
      Certains de ses plus severes critiques n`étaient même pas nés quand elle a commencé à oeuvrer pour le bien du Québec et peu importe qu`on soit d`accord ou non avec l`orientation de son parti , on est certain qu`elle voulait le bien des québécois.

      Vous dites que la vie politique est parfois cruelle moi je dirais toujours cruelle et depuis trop d années elle est même devenue vicieuse et indigne de qui que ce soit.

      Moi ce qui me décourage un peu beaucoup c`est que les jeunes et particulierement les jeunes filles d`aujourd`hui ne semblent pas se formaliser des combats qu`une femme comme elle à du mener. Juste pour cela elle mérite sa place dans notre livre d`histoire .

    • ”Pauline Marois, en jouant de façon scandaleuse sur le terrain de l’extrême droite européenne, a voulu miser sur la division. Elle a été punie, et elle le méritait.”

      Je suis d’accord avec cette affirmation d’Alain Dubuc bien que je reconnaisse des heures plus glorieuses à Mme Marois.

      La photo est troublante:
      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201404/08/01-4755452-les-5-causes-dune-defaite-historique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_alain-dubuc_3261_section_POS1

    • Je rejoins ixe-13. Mme Marois a connu une immense carrière politique, mais la finale m’a laissé fortement amer. Jouer à la Marine Le Pen, en utilisant des arguments de peur (comme le témoignage de Janet Bertrand) pour stimuler l’électorat n’est pas digne de tout ce qui a précédé.

      Sortie ratée, pour ma part.

    • Charlevoix, le 7 avril 2014. Nous venons d’assister à un tsunami. Je ne parle pas de la “vague” libérale ni du naufrage péquiste, je parle de cette lame de fond qui va nous sortir (enfin) du grand manège Fédéralisme-Souverainisme où nous tournons en rond depuis trop longtemps. La Coalition Avenir Québec n’a jamais si bien porté son nom que ce matin. François Legault, malgré des faiblesses évidentes, a su coaliser des forces nationalistes qui permettent d’entrevoir pour le Québec, un avenir autre que l’éternel déchirement entre appartenir au Québec OU au Canada. Après deux référendums, où une majorité de citoyens ont rejeté l’idée d’indépendance, après la déconfiture du Bloc québécois, alors qu’après sondage après sondage, les deux tiers des québécois avouent refuser de remettre en question leur appartenance au Canada, il faut vraiment être déconnecté pour ne pas passer à autre chose… comme prendre la place, toute la place, qui nous revient de droit dans la gouverne du Canada. Prochaine étape donc, les élections fédérales de 2015. À madame Marois, merci de votre dévouement exceptionnel au cours des trente dernières années.

    • Elle a déclenché des élections parce qu’elle voulait qu’en advienne un gouvernement majoritaire, Mme Marois? Elle l’a (eu). Sauf que ce n’est pas le sien.

      En tout cas, moi, messieurs, dames, je trouve extrêmement prématuré, voire déplacé de suggérer au ‘monde’ de faire l’apologie de Pauline Marois, de sa carrière ou de son apport à ce moment-ci.

      Ce pourquoi elle et son parti viennent d’en manger toute une, en effet, c’est essentiellement en raison d’un leadership incommensurablement négatif au PQ. Et je ne vois pas pourquoi, donc, la personne qui était censée l’exercer au mieux, chez nous, mériterait des félicitations, à court terme, i.e. tout de suite, de notre part face à l’hécatombe qu’elle/qu’ils nous préparaient. Et dont la PM sortante, en vertu des pouvoirs supérieurs qui étaient siens, se trouve à être la toute première responsable. Ou plutôt irresponsable?, tiens, si vous préférez.

      Avant de poursuivre plus avant, je vous dirai que lorsqu’elle avait été battue par André Boisclair, je lui avais prestement fait parvenir un mot gentil de consolation et d’encouragement, qu’elle avait d’ailleurs dit avoir fort apprécié (par retour immédiat de courriel). Or, ces jours-ci, jamais ne lui enverrais-je semblable mot de ’sympathie’. Elle fait plus que mériter ce qui lui arrive. Et elle est loin, très loin d’en être trop punie, comme disait l’autre, à raison, ci-dessus.

      Quand on pense qu’à ce point machiavélique, elle était prête à briser la société québécoise, à dresser les uns contre les autres, à induire un ‘chiaure ‘gigantesque, afin de tenter d’obtenir un gouvernement majoritaire péquiste. En fait, bref, elle était prête à faire pire encore, donc, que Charest avait fait, en se servant d’étudiants, il y a deux ans. Faut l’faire, hein!

      Après ça, elle s’exclamait constamment qu’elle n’accepterait jamais de se voir comparée aux libéraux. En un sens, elle a raison, puisqu’elle aura été in com pa ra ble ment pire qu’eux tous.

      Se souvient-on qu’au sortir de l’élection de 2003, elle avait énoncé non sans malice qu’avec leur quarantaine de députés, au PQ on serait assez «pour leur donner de la marde en masse» [au gouvernement du PLQ] ? Eh bien, c’est ce qu’elle n’a laissé de faire au cours de toute la campagne électorale, brasser d’la m… Et c’est d’ailleurs éminemment à cause de son ’style’ qu’à l’Assemblée nationale c’est devenu un cirque. (Revisionnez, en effet, les archives des décennies 70, 80, et vous constaterez que ça ne s’y passait absolument pas comme maintenant; on s’y respectait mutuellement scrupuleusement).
      Mais c’est ce qui arrive, la médiocrité, lorsqu’on est soi-même ignorante ou trop peu ‘au courant de’. Ignorante, par exemple, entre autres, de comment ça va mal en France, ELLE voulait prendre ce pays comme modèle d’intégration, s.v.p. Maria Mourani, instruite, elle, l’a judicieusement corrigée en répliquant que la France, « c’est un désastre » (à cet égard). Même chose à propos de l’anglais. LE Scandale, ici au Québec, ces dernières années, c’était incommensurablement moins que le français n’y rayonne pas partout autant qu’il eût pu ou dû le faire, [que] qu’on ait une PM ambitionnant de devenir présidente d’une république ou d’un pays du Québec, souverainement incapable ou pas intéressée de parler la langue du monde, l’anglais. ÇA, c’est grave!

      Lorsqu’il y en avait, de son ‘camp’, proférant, au mieux, des inepties, ou, au pire, de la diffamation ou encore de l’exhortation à la xénophobie, comme l’ont fait des ‘Janette’ et ‘Denise’, pour ne nommer qu’elles, non seulement ne les dénonçait-elle pas ou ne les rappelait-elle pas à l’ordre, mais elle les (en) félicitait! Voire même requérait de M. Couillard «qu’il s’excuse», s.v.p., d’avoir osé fustiger de tels propos déplacés.

      Ne voyez-vous pas où on s’en allait avec pareil énergumène? En tout cas, moi, je ne le vois que trop. Et c’est pourquoi je ne vois vraiment pas la pertinence de faire ici, aujourd’hui, ni la semaine prochaine, l’éloge-apologie d’une telle personne, qui vient (d’essayer) de nous faire tant de tort. ÇA, ce serait ‘fort’…

      En si peu de temps, elle et son proche entourage ont rendu si horrible et horripilant le PQ que ça m’en a amené à…, tenez-vous bien, à en venir à détester ma députée Préférée entre toutes, qui était ministre péquiste ces deux dernières années. C’est dire. La voyant se faire ainsi «téteuse» vis-à-vis pareil parti ‘pus endurable’ et, surtout, vis-à-vis sa tête, à la fin de la campagne, ça me l’a rendue insupportable elle aussi.

      Ce n’est pas ‘par hasard’, voyez-vous, qu’«on» les a ainsi rejetés – le PQ et sa chef. Tous deux confinaient ou incitaient au pervers. À la fourberie et à la duplicité. À tel point et tellement que CELUI-là qui, lui, seul, aura osé parler vrai, lors de sa présentation, PK, eh bien, on l’a fait taire ou tassé.

      Alors, donc, bref, oui, OK, d’accord, ON LE FERA «l’éloge» de la dame de béton (ou au coeur en béton?). Mais ce (pas avant) l’an prochain, s.v.p. Ce sera bien assez vite. La ‘peine’ qu’éprouverait ‘Madame’ en ce moment n’est rien comparé à la rage qu’elle a instillée en nous, en raison des ravages et saccages qu’elle projetait d’induire et d’incruster en notre société.
      denis beaulé

    • Bonjour,

      enfin quelqu’un capable de reconnaître quelques qualité à cette femme si courageuse, si intelligente et surtout si endurante. Parfois je pense avoir été la seule à admirer sa persévérance car, il faut bien le dire, madame Marois a été la femme la plus mal aimée de toute l’histoire du Québec.

      Je me suis souvent demandé pourquoi elle était si incomprise et rebutée même, par les membres de son propre parti et j’en suis venue à la conclusion qu’il y avait 2 raisons, l’une découlant de l’autre.

      La première réside dans sa personnalité, mme Marois ne s’est jamais abaissée à vouloir plaire à tout un chacun, elle s’était tracé une ligne de conduite et n’en a jamais dévié. Les québécois on horreur des femmes comme ça, des gens qui ne louvoient pas, des gens qui ne font pas de lèche, des gens qui parlent clair, des gens qui ne cherchent pas à plaire. Si elle avait été un homme c’aurait été bien vu et même apprécié mais pas une femme, jamais.

      Vous remarquerez que, quand une femme détient le pouvoir au Québec en particulier, elle est toujours l’objet de critiques sur sa personne d’abord (ses vêtements, son visage, sa tenue en publique, elle a l’air de ceci cela, etc.) et ensuite sur sa famille. En long et en large on a trainé le conjoint de mme Marois dans la fange en prétendant qu’il avait fait ceci cela sciemment, a-t-on jamais parlé des conjointes des deux autres candidats? Non, c’était des hommes.

      Bref, je crois que les québécois ne sont pas capable d’accepter réellement une femme à la tête du gouvernement, peu importe de quelle femme il s’agit. À preuve ils ont préférer réélire un gouvernement déchu par leur malhonnêteté à la place d’une candidate honnête.

      En votant libéral, ils ont – comme un seul homme – remis entre les mains d’étrangers, les fédéraux, un chèque en blanc et leur message a été super clair : décidez pour nous, on a trop peur.

      Québécois ne soyez pas inquiets, les libéraux veulent votre bien et ils vont l’avoir. On est loin de nos ancêtres – loin des patriotes! Ils doivent se retourner face contre terre dans leur tombe.

    • Tenter d’expliquer pourquoi Mme Marois avait un déficit de sympathie dans la population serait un long exercice. Un air de matante un peu pincée, peut-être… Hier encore, j’entendais un quidam de Québec dire qu’on s’était débarrassé de la vache…

      Faut croire que les gens aiment bien haïr; moi-même, j’aimais bien sacrer contre Charest (et Chrétien, surtout en 95, quand on s’est fait volé notre pays par l’argent et la traîtrise de ces tristes personnages), mais le peuple, lui, ne se souvenait plus ou avait pardonné: il continue à voter pour ces voleurs malgré les révélations de l’UPAC, de la Commission Gomery, de la Commission Charbonneau, malgré la collusion avérée, les levées de fonds illégales pour les Partis Libéraux… ne venez surtout pas me dire qu’ils ne savaient pas… est-ce que j’ai une poignée dans le dos?

      Donc Mme Marois a voulu précipiter des élections et elle s’est tirée dans le pied: faut dire qu’avec un Drainville, un Lisée et un poing levé dans ta gang, t’es mal parti.

      Je souhaite que d’autres (Hivon, Cloutier, Blanchet, Gaudreault) prennent le plancher et réveillent les souverainistes pour contrer ces 3 Mousticaires à la parole chambranlante et achalante.

    • ”UN AIR DE MATANTE UN PEU PINCÉE”

      Non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas lire. Quelle réflexion stupide. ”Un air de.. ” juger une politicienne à ” l’air” qu’elle a ou qu’elle n’a pas. Quelle connasserie.

      Une ”matante” c’est quoi ct’histoire des ”matantes” ?

      Depuis les années 1960 qu’il n’y a plus de ”Matante” au Québec. Même celles qui ont des neveux et des nièces osent a peine le dire, tellement il y a de mépris dans l’expression, tellement que les vraies tantes n’osent plus parler de ce lien familial.

      Les familles du Québec peuvent bien être décomposées et recomposées sans arrêt les québécois sont même plus capable de supporter leur frères et leurs sœurs pour une soirée avec leurs enfants.

      Au Québec les femmes doivent porter des jeans, des chandails bedaines, des piercing au nombril, des talons aiguilles quand elles arrivent a 60 ans pour ne pas se faire traitée de ”matante”. Un tailleur bleu et un chemisier blanc c’est ”Matante” .

      Quelle bande de…

    • Matante est fâchée??

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