Vue d'Alma

Archive du 14 novembre 2012

Mercredi 14 novembre 2012 | Mise en ligne à 8h34 | Commenter Commentaires (4)

Histoire d’orgueil, d’amitié brisée et de jeux vidéos

«Vas-y donc à Alma !»
Je ne me souviens pas avoir vu Yves Bolduc dans un tel état de colère et d’impatience. À une autre époque, il était mon médecin de famille. J’avais également une excellente relation avec lui dans le cadre de ses fonctions de coroner ou de directeur des services professionnels.
Toujours calme, pausé. Comme immunisé aux effets du café.
Même lorsque l’un de ses anciens collègues a refusé publiquement de lui serrer la main lors de sa campagne électorale de 2007, dans Lac-Saint-Jean, à peine son visage a-t-il rougi. Il a ravalé, candidement.
Mardi à l’Assemblée nationale, c’est un autre Dr Bolduc que j’ai vu. Sans réserve, piqué au vif. Mais aussi, profondément blessé dans son amour propre. Ne cherchez pas plus loin. Il refuse d’accepter l’échec de son parti lors des dernières élections. Il refuse d’avoir perdu son ministère. Il refuse d’être simple député.
Et s’il a qualifié d’incompétent son successeur à la Santé, c’est qu’il le trouve en effet vachement incompétent.
L’orgueil l’a toujours mené vers les plus hauts sommets, mais c’est également son talon d’Achille.
Il demeure que son invitation pourrait faire un très bon slogan promotionnel pour le secteur : «Vas-y donc à Alma !»

Liens rompus
En marge de la sortie virulente d’Yves Bolduc, j’ai aussi découvert un autre Alexandre Cloutier. Le titulaire des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Gouvernance souverainiste a toujours eu de bons mots pour son adversaire libéral, du temps que ce dernier était au pouvoir. Les deux hommes semblaient unis par une étrange mais sincère complicité.
Dans le projet de l’Hôpital d’Alma, justement, Yves Bolduc confessait : «Alexandre a été d’un grand support dans ce dossier-là.»
Et le nouveau ministre de renchérir : «Yves et moi avons bâti une relation de collaboration depuis 2007. Je m’entends très bien avec lui et ça facilite grandement les choses.»
Comme larrons en foire, disait-on.
Aujourd’hui, les ponts sont rompus. Alexandre Cloutier accuse le Dr Bolduc d’alimenter la peur au sein de la collectivité almatoise. Il se dit très déçu.
Comme quoi les temps changent.

Le docteur «gamer»
C’est drôle, écrire ainsi sur Yves Bolduc me rappelle une anecdote. Rien à voir avec la tourmente actuelle.
Ça s’est passé le 19 novembre 2006, date de sortie de la console Wii de Nintendo.
Adepte de jeux vidéos, je voulais à tout prix mettre la main sur l’une des rares unités disponibles. Nintendo nous a habitué aux pénuries.
Je me suis donc rendu au Wal-Mart aux environs de 5 h du matin, armé d’un grand café. Nous étions une quarantaine dans le stationnement, à attendre l’ouverture des portes.
Je me sentais comme un chien dans un jeu de quilles à travers tous ces jeunes nourris à l’adrénaline des jeux «online».
Quand soudain, une main se pose sur mon épaule : «Salut Marc.»
C’était mon docteur.
Nous étions finalement deux chiens dans un jeu de quilles.
C’est là qu’il m’a dit qu’il songeait à faire le saut en politique, qu’il avait rencontré le premier ministre Jean Charest et que Philippe Couillard le présentait comme son digne successeur.
Il m’a aussi confié que la Wii était pour ses garçons. Je lui ai dit la même chose…

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