Ça y est, le maire de Montréal a quitté ses fonctions. D’autres devraient suivre sous peu.
Le grand ménage a commencé, a analysé le maire d’Alma, Marc Asselin, lorsque invité à commenter la démission de Gérald Tremblay, lundi soir dernier, en marge de la séance publique de son conseil.
J’observe l’actuelle crise qui ébranle la grande couronne métropolitaine et je me dois d’adhérer, dans une certaine mesure, au discours du maire Asselin. Ce dernier insiste sur un ménage qui s’impose, dans un contexte où le cynisme n’a jamais été si élevé à l’égard du monde politique.
À une époque, la population aurait tôt fait de sortir le goudron et les plumes. Une guillotine aurait été installée sur la Place d’Armes, sous les projecteurs de la basilique Notre-Dame.
Le crieur public se serait époumoné à reprendre les grandes lignes de la commission Charbonneau, alimentant un courroux devenu incontrôlable.
On aurait pris Laval d’assaut ; on aurait marché sur Mascouche.
Le peuple abusé serait devenu juge et jury et les présumés coupables aurait été cloués au pilori.
Pourtant, rien de tout ça n’est arrivé.
Aucune croix enflammée devant la résidence millionnaire du maire Vaillancourt. Bien au contraire, ils étaient à peine une vingtaine à manifester devant l’Hôtel de ville de Laval dans les minutes qui ont suivi le départ de Gérald Tremblay.
Que s’est-il donc passé pour que la population soit ainsi passive ? Le maire d’Alma propose une partie de la réponse : c’est trop sale dans la cabane.
Si sale que les citoyens se sont finalement résignés. Et c’est dans cette résignation que réside le cynisme sous sa forme la plus obscène.
Qui ne s’est pas encore insurgé depuis le témoignage des Zambito, Dumont et TPS ? Tous s’insurgent, mais personne ne réclame son dû.
Dans toute cette théorie, une question demeure toutefois sans réponse : comment se fait-il qu’au nom d’une hausse des frais de scolarité, ils se sont mobilisés par milliers, fracassant vitrines et incendiant les rues ?
Difficile à comprendre, le peuple…
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tipoporapido
7 novembre 2012
08h12
“comment se fait-il qu’au nom d’une hausse des frais de scolarité, ils se sont mobilisés par milliers, fracassant vitrines et incendiant les rues ?”
Ton blogue peut bien s’appeler vue d’Alma! Franchement, le feu était pas prit en ville. Pour le reste tu as raison, je ne comprend pas plus que toi qu’on reste peinards et silencieux devant ces arnaques à répétition. N’oublions pas que tous les québécois se sont fait lester de quelques dollars, pas juste les montréalais! Si personne n’est imputable à la fin de l’exercices (18 mois encore avance-t-on), si des peines de prison ne sont pas appliquer, là j’ai l’impression qu’on va avoir un mouvement citoyen de révolte. Pour l’instant, pas le choix d’attendre la fin de cette commission et les arrestations qui vont se poursuivre. Bien curieuse que Laval nous livre ses secrets!!
jeanmartingagnon
9 novembre 2012
01h30
Parce que la prise de conscience d’un peuple commence par son éducation.