Le Grand Parleur

Archive de la catégorie ‘Une époque formidable’

Mercredi 27 août 2014 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Aucun commentaire

Stationnez à vos risques

Image 20

Remarquable travail de synthèse de la municipalité de Culver City, en banlieue de Los-Angeles, pour expliquer aux automobilistes les restrictions de stationnement près d’une école élémentaire.

Le temps de les lire et vous vous retrouvez avec deux contraventions!

Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Mardi 4 mars 2014 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (5)

Choisir son lièvre

Pascal Proulx, candidat libéral dans Granby

Pascal Proulx, candidat libéral dans Granby

On apprend que le candidat du Parti libéral du Québec dans Granby, Pascal Proulx, a flirté avec la Coalition avenir Québec en 2012. Et encore il y a deux semaines, 24 heures avant sa confirmation comme représentant libéral…

C’est la deuxième fois en autant d’élections que le PLQ présente un transfuge caquiste dans Granby. En septembre 2012, Guy Gaudord avait été choisi. Le plus ironique est qu’il était (et est toujours) commissaire à la Commission scolaire Val-des-Cerfs. Il avait peiné à expliquer son intérêt pour un parti qui prônait l’abolition des commissions scolaires alors qu’il en était un représentant. Sa campagne, teintée d’une telle invraisemblance, était terminée avant qu’elle ne commence.

Pour le PLQ, c’est une situation pour le moins bizarre. Comment un parti politique aussi structuré peut-il, coup sur coup et dans la même circonscription, faire de sympathisants caquistes ses porte-étendarts?

Voici deux hypothèses :

1. Comme le font bien des entreprises pour dénicher de nouveaux clients, les éditeurs de magazines et les banques, par exemple, le PLQ a acheté la liste des candidats potentiels de la CAQ et leur a fait un pitch de vente.
2. Le PLQ ne s’accorde aucune chance de ravir la circonscription de Granby. Mais puisqu’il doit aligner une équipe complète de 125 candidats pour ne pas avoir l’air désorganisé, on «recrute» le premier venu (et probablement le seul intéressé), on le confirme candidat et on lui promet de belles affiches, un bureau électoral avec des sachets de café filtre et un budget de 25 000 $ pour faire campagne. Tout ça sans vérifier ses «origines» politiques. Ça donne des situations embarrassantes.

J’aime bien la première hypothèse. La deuxième est cependant plus plausible.

Je ne connais pas M. Proulx. Mais en entrevue à ma collègue Marie-Ève Martel le 26 février, il affirmait avoir «toujours été un gars du peuple et un libéral». Fort bien.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’idées, dit-on. Nos expériences de vies font que nos idées peuvent évoluer. Raymond Bachand, l’ancien ministre des Finances du PLQ, pour citer son exemple, était souverainiste plus jeune. Il a expliqué son passage dans le camp fédéraliste avec des arguments économiques, notamment que le développement du Québec s’opérait plus facilement au sein de la fédération canadienne. Son opinion se défend.

Comment M. Proulx, en vrai libéral comme il le soutient, peut-il expliquer sa «relation» avec la CAQ? Courrait-il deux lièvres à la fois? Si oui, est-on en présence d’un opportuniste? Plus important encore, a-t-il le jugement requis pour être député?

Désolé pour cette dernière question, mais quelles sont ses convictions libérales?

Peut-être, avant de répondre, devrait-il en discuter avec le Dr Gaétan Barrette…

•••

Message aux organisateurs libéraux. Au lieu d’abaisser vos standards dans le choix de vos candidats dans des circonscriptions difficiles ou imprenables, inspirez vous du Parti québécois. Le PQ parachute régulièrement de jeunes attachés politiques à l’intérieur de vos châteaux forts dans l’ouest de l’île de Montréal. Ils n’ont aucune chance d’être élus. Mais ils connaissent le programme électoral de leur parti et sont capables de véhiculer ses messages. Aussi le font-ils avec… conviction.

C’est une approche plus respectueuse des électeurs. Et elle rehausse le débat.

Sur ce, bonne campagne!

photo Janick Marois

Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Mercredi 19 février 2014 | Mise en ligne à 14h51 | Commenter Commentaires (12)

La calculatrice péquiste

Image 6

Le ministre des Finances du Québec Nicolas Marceau dépose un budget aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Le document évitera de s’attaquer véritablement aux vrais problèmes de l’État (déficit, dette, fonds de pension des employés gouvernementaux, économie stagnante, décrochage scolaire, financement de nos universités, etc.), mais contiendra assurément des mesures pour plaire à différentes catégories de citoyens.

Des dizaines et des dizaines de journalistes, de chroniqueurs, des spécialistes fiscaux et les porte-parole de nombreux groupes de pression feront le voyage à Québec pour analyser le budget sous toutes ses coutures et pour livrer leurs commentaires. Les ministres et députés du Parti québécois seront envoyés un peu partout pour vanter la vision novatrice du gouvernement cependant que leurs adversaires libéraux, caquistes et solidaires useront de tous les qualificatifs négatifs pour la critiquer.

Beaucoup de temps, d’énergie et d’argent dépensés (plusieurs fonctionnaires ont consacré des semaines entières de travail pour préparer le budget, des milliers d’exemplaires ont été imprimés, des petites bouchées commandées) pour un budget qui ne sera jamais adopté, ni débattu en Chambre.

Tout cet exercice n’a qu’un seul but : donner un élan aux péquistes sur le sentier électoral.

Ça nous amène une nouvelle fois à nous interroger sur les travers de notre système de démocratie parlementaire. Comment un chef de gouvernement peut-il décider à sa guise de dissoudre la Chambre et de lancer la nation en élection ?

Des élections sont-elles cruciales à ce moment-ci ? Aucune crise ne secoue le Québec. Aucune question de fond ne doit être réglée à court terme par voie d’élection référendaire. Le gouvernement n’a pas perdu la confiance de la Chambre. Aucun de ses projets de loi importants n’a été battu.

En politique, probablement plus que dans n’importe quel domaine, ses acteurs n’en sont jamais à un paradoxe près. En déclenchant des élections maintenant, le gouvernement du Parti québécois viole l’esprit de sa loi adoptée le 14 juin 2013 portant sur des élections à date fixe. Cette promesse figurait parmi les pièces maîtresses de son programme électoral de la dernière campagne qui l’a porté au pouvoir.

Bernard Drainville, le ministre responsable de cette loi, pavoisait lors de son adoption, parlant d’une « belle victoire pour les Québécois et pour notre démocratie ». Une « fois de plus, nous livrons la marchandise », peut-on lire sur son site internet. « Si on fixe la date des élections au calendrier et qu’on fait en sorte que cette date-là ne soit plus déterminée selon des calculs partisans, selon des calculs électoralistes, selon la stratégie politique, l’idée est que le citoyen aura le sentiment qu’on lui redonne les élections, la date des élections », déclarait-il aux médias. Les prochaines élections devaient se tenir le 3 octobre 2016.

« Calculs partisans », « calculs électoralistes » et « stratégie politique », énumérait M. Drainville. Ne sont-ce pas là les raisons qui incitent le Parti québécois à se lancer en élection ?

« (…) le citoyen aura le sentiment qu’on lui redonne les élections (…) », affirmait le ministre. Le citoyen aura plutôt le sentiment qu’on se paie sa tête. Encore une fois.

En faisant fi de leur propre loi, les péquistes soufflent la balloune du cynisme à un niveau jamais atteint.

C’est fou comment les sondages insufflent de la confiance aux politiciens. Et de l’arrogance. Les résultats des derniers coups de sonde, largement influencés par le débat sur la Charte de la laïcité, font oublier aux péquistes leur promesse que le parti au pouvoir ne manipulera plus le processus électoral. Seuls leurs propres intérêts comptent.

Avec un tel mépris pour leur loi et une telle facilité à mettre leurs principes de côté, imaginez le niveau d’arrogance qu’atteindrait un gouvernement majoritaire issu de ces arrivistes politiques !

Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur

Lire les commentaires (12)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    août 2014
    L Ma Me J V S D
    « juil    
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives

  • publicité