Le Grand Parleur

Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 5 juin 2014 | Mise en ligne à 13h18 | Commenter Commentaires (6)

Brome-Missisquoi dans toute sa splendeur

fleurs rose cowansville_001
fleurs rose cowansville_002
Petit moment de chauvinisme: y’a-t-il une plus belle région au Québec que celle de Brome-Missisquoi?

Magnifiques photos de mon collègue Maxime Sauvage. Il a certes le bon patronyme!

Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article






Mercredi 4 juin 2014 | Mise en ligne à 11h11 | Commenter Commentaires (5)

S’inspirer de Seattle

Seattle

De retour récemment d’un séjour à Seattle. Une ville magnifique. Autant pour ses parcs, son accès aux berges de sa baie, son marché public, mais surtout pour son avant-gardisme.

Voyager, c’est s’ouvrir aux autres et à de nouvelles façons de voir et de faire les choses. En ce sens, Seattle a beaucoup à apprendre au Québec.

Quelques exemples qui n’ont rien de révolutionnaires:

Ici, les autorités se soucient vraiment de la sécurité des cyclistes. On rappelle aux automobilistes que des vélos circulent et qu’ils doivent partager la route. Où voit-on de tels pictogrammes au Québec?

Seattle vélo

Au stade des Mariners de la Ligue américaine de baseball, on récupère les restes de table pour en faire de compost. Imaginez toutes les matières organiques qu’on envoie dans nos dépotoirs après chaque match de nos équipes sportives, peu importe le niveau. Un gaspillage éhonté sans compter la quantité de gaz méthane produit par leur décomposition en l’absence d’oxygène.

Seattle restes de table

À Seattle, les autorités municipales ne se gênent pas pour informer les citoyens des projets à l’étude. Elles affichent toujours des avis publics sur les sites visés par ces projets. Ils sont même décrits par des phrases et des mots compréhensibles de tous (pas le cas des avis publics de nos municipalités). Difficile pour les citoyens d’ignorer ce qui se passe près de chez eux.

Seattle avis public

Finalement, la Ville de Seattle s’est dotée, il y a quelques années, d’un train léger alimenté par de l’électricité. Il part de l’aéroport situé tout au sud et se rend jusqu’au centre-ville après une douzaine d’arrêts chemin faisant. À Montréal, ville-centre d’une province riche en ressource hydroélectrique, on doit prendre un autobus qui carbure au diésel pour se rendre à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. Et le très humble ministre des Transports Robert Poëti envisage d’augmenter le nombre d’autobus sur le futur pont Champlain au lieu d’y prévoir un train…

Seattle train léger

Est-ce réaliste de penser que de telles initiatives sont possibles au Québec?

Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Mardi 29 avril 2014 | Mise en ligne à 15h33 | Commenter Commentaires (5)

Drame et insouciance

photo Alain Dion archives La Voix de l'Est

photo Alain Dion archives La Voix de l'Est

Un drame se prépare à l’intersection du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille à Granby. Tout est en place: une intersection mal adaptée, la quantité croissante de véhicules qui empruntent les deux artères matin et soir et, surtout, surtout, la grande vitesse de leurs conducteurs. De l’accident appréhendé, seul le moment reste à déterminer. Un moment d’inattention, d’impatience ou de hardiesse le décidera.

Quand l’inévitable se produira, s’enclenchera alors un système dont on connaît les rouages perfides dans leurs plus fins détails: élus et décideurs déploreront la perte de vie et les blessures des victimes, s’entendront pour dire qu’une solution doit être mise en place et promettront de travailler de concert pour la trouver et l’appliquer.

Aucun de nos élus et décideurs, cela dit, ne reconnaîtra sa responsabilité dans l’accident pour cause de négligence. Même si tous les indices, données et informations sont connus sur un problème de circulation, rarement les appareils gouvernementaux sont-ils prompts à agir. Ils privilégient la multiplication de rencontres, d’études et d’analyses. C’est le propre de notre système politico-administratif qui encourage la lenteur et interdit que ses acteurs soient imputables de leur inaction.

Le problème de cette intersection n’est pas théorique; il est bien réel. Des citoyens du secteur, inquiets pour la sécurité de leurs enfants, ont interpellé le conseil municipal en janvier. L’affaire est compliquée, leur a-t-on expliqué. La Ville a les mains liées parce que le boulevard Pierre-Laporte est sous la juridiction du ministère des Transports du Québec. Et le MTQ, peu importe que des vies soient en jeu ou non, n’est pas réputé être vite sur ses patins. Résultat, on va devoir attendre au mieux en 2016 avant que l’intersection soit modifiée d’une façon ou d’une autre.

C’est très long. Beaucoup trop long. Des discussions sont engagées depuis 1999 avec le MTQ à propos de cette intersection. On sait depuis 2010 que des nouveaux quartiers résidentiels, comptant des centaines de maisons, seront construits sur les terres Miner. L’arrivée de nouveaux ménages dans le secteur accentuera les problèmes de circulation.

Quatre ans plus tard, comment se fait-il que l’intersection n’ait pas encore fait l’objet de modification pour tenir compte de cet important développement résidentiel? Difficile de ne pas y voir de l’insouciance de la part du MTQ et de la Ville. Ajoutons un manque de poids politique de cette dernière devant Québec (où êtes-vous M. Bonnardel?).

Comment la Ville de Granby peut-elle vendre les terres Miner pour des fins de développement résidentiel, mais demeurer inerte quand vient le temps de s’assurer que les déplacements se feront de manière sécuritaire?

Même la commission scolaire Val-des-Cerfs, qui nous a habituée à des décisions irréfléchies (fermeture de l’école Saint-Benoit), a fait preuve de clairvoyance en érigeant une nouvelle école dans le secteur en 2011 pour répondre à la demande. Pour l’heure, ses élèves habitent du côté est du boulevard Pierre-Laporte. Ils n’ont pas à traverser l’artère. Que se passera-t-il quand de nouvelles maisons seront construites du côté ouest? Comment les enfants traverseront-ils pour aller à l’école? Va-t-on les emmener en autobus scolaire?

C’est difficile, pour ne pas dire, impossible de pousser le MTQ à prendre en considération les demandes des citoyens. Une pétition signée par plus de 900 résidants de Cowansville pour l’installation de feux de circulation sur le boulevard Jean-Jacques-Bertrand (route 139) à l’intersection de la rue Beaumont n’a pas convaincu le MTQ de bouger.

Là aussi, un drame se jouera, craignent les signataires de la pétition.

Des citoyens ont suggéré que la vitesse permise sur le boulevard Pierre-Laporte dans le secteur de l’école Eurêka soit abaissée de 70 à 50 km/h. Le comité de circulation de la Ville a rejeté la demande.

Le président du comité, le conseiller Joël Desmarais, a indiqué que l’intersection avait fait l’objet d’une analyse par le service de police. Aucune problématique particulière n’a été relevée, a-t-il dit.

Suggestion d’activité pour les conseillers municipaux à commencer par M. Desmarais: arrêtez de baser vos décisions uniquement sur des recommandations des fonctionnaires, aussi compétents soient-ils. Allez sur le terrain voir de visu ce dont vous parle vos concitoyens. Allez-y en automobile, à 8h le matin. Essayez de traverser l’intersection. Peut-être alors ressentirez-vous leurs craintes. Et comprendrez-vous qu’un drame va se jouer là tôt ou tard.

Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2008
    L Ma Me J V S D
    « mar   mai »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    282930  
  • Archives

  • publicité