Le Grand Parleur

Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 23 octobre 2014 | Mise en ligne à 19h05 | Commenter Aucun commentaire

Touchant hommage

Une saisissante caricature signée Bruce MacKinnon du Halifax Chronicle Herald.

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Un touchant hommage au caporal Nathan Cirillo des Forces canadiennes abattu hier par un fou d’Allah. Une mort insensée.

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Mardi 30 septembre 2014 | Mise en ligne à 18h37 | Commenter Commentaires (4)

Valider le «système»

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C’est aujourd’hui qu’Yvan Tremblay allait être «relocalisé» dans un autre établissement sous la juridiction du Centre de santé et des services sociaux de la Haute-Yamaska. On devrait plutôt écrire «devait» être relocalisé puisqu’il s’est suicidé le 12 septembre. Une geste désespéré qu’on peut attribuer à l’insensibilité du «système».

Depuis 17 ans, M. Tremblay était confiné à une chaise roulante suite à un accident de travail, nous racontait récemment ma collègue Isabel Authier. Quadraplégique, il a toutefois surmonté d’incroyables obstacles pour se reconstruire une vie. Il occupait depuis neuf ans un petit appartement adapté du Domaine Vittie Desjardins à Granby. Il avait sa cuisine, son ordinateur et se rendait de lui-même sur les pistes cyclables pour prendre l’air. Malgré un lourd handicap, l’homme de 67 ans était très actif.

La direction du CSSSHY avait cependant d’autres plans pour lui. En raison de nouvelles directives de sécurité en cas d’incendie — adoptées suite à l’incendie meurtrier d’un centre pour personnes âgées de l’Isle-Verte —, elle a annoncé à M. Tremblay qu’il devait quitter son appartement. On allait le relocaliser dans un autre établissement. Dans une chambre en fait.

Pour M. Tremblay, il n’en était pas question. En dépit de ses efforts, notamment en signant une lettre de dégagement de responsabilités de la CSSSHY en cas d’incendie, on lui a dit non. Il devait absolument quitter son appartement. Désemparé devant une telle perspective, il a choisi de mettre fin à sa vie.

En entrevue à La Voix de l’Est, des amis de M. Tremblay ont dénoncé l’intransigeance de la direction du CSSSHY. «Yvan n’avait pas une qualité de vie extraordinaire, mais ici, il avait trouvé un semblant de vie. Et ils ont soufflé la petite bougie qui restait», a imagé Jean Royer.

Dans sa lettre d’adieu, M. Tremblay se montre cinglant envers les «hauts placés qui prennent des décisions sans vouloir connaître les conséquences»: «(…) On met les données sur informatique et l’ordinateur décide de ton avenir. Je ne suis pas encore prêt à vivre avec un système informatique comme décideur.»

Des normes doivent exister pour assurer la sécurité des résidants dans des établissements de santé, entre autres choses leur évacuation en cas d’incencie. Le cas de M. Tremblay est en revanche troublant. Il habitait un petit établissement construit au début des années 2000, avec des gicleurs et des murs et portes coupe-feu. Pas de bois nulle part. Les risques d’incendie sont faibles.

Est-ce que la vie de M. Tremblay aurait été moins menacée en cas d’incendie dans un CHSLD de quatre étages avec une quarantaine de bénéficiaires à évacuer? Rien n’est moins sûr.

Pendant ce temps, des milliers de centres privés pour personnes âgées construits dans les années 50, 60 et 70, sans aucun gicleur et où des matériaux inflammables se trouvent partout, continuent d’opérer et d’encaisser les chèques de loyer de leurs clients. Dix mois après la tragédie de L’Isle-verte, le gouvernement n’a encore rien annoncé de concret pour améliorer la sécurité dans ces centres.

En contrepartie, Québec a été prompt à revoir les normes de sécurité dans ses établissements pour personnes âgées. Son approche du mur à mur, sans discernement ou possibilité d’alternatives, a malheureusement poussé un de ses bénéficiaires au suicide. Ce drame illustre l’insensibilité d’un système façonné et cultivé par des fonctionnaires trop loin et désintéressés des réalités des plus faibles.

«C’est le système et on ne peut pas l’ignorer», affirmait Joan Beauchamp, porte-parole du CSSSHY, pour dissocier son organisation du geste fatal de M. Tremblay.

Il est vrai qu’il est plus facile d’ignorer le bien-être d’un vieil handicapé que de combattre en son nom. En ce sens, la direction du CSSSHY a choisi de valider le «système».

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Jeudi 31 juillet 2014 | Mise en ligne à 14h22 | Commenter Un commentaire

Déménager l’exposition VAG?

photo Maxime Sauvage

photo Maxime Sauvage

L’exposition des Voitures anciennes de Granby devrait-elle demeurer au parc Daniel-Johnson? De l’avis même de son organisateur, Denis Fausse, le parc est trop petit pour accueillir l’événement qui grossit d’année en année. Ce week-end, 27 000 personnes l’ont visité.

M. Fausse aime cependant l’endroit. Beaucoup. On le comprend: il s’étend sur la rive nord du lac Boivin et est à quelques minutes de marche du centre-ville. C’est ce qui fait de ce magnifique site l’endroit le plus populaire à Granby. Il y aurait lieu, cela dit, que l’exposition VAG soit relocalisée ailleurs en ville. Parce que les inconvénients subit par la population sont plus nombreux que les bénéfices qui émergent de l’événement.

Du jeudi au dimanche, l’exposition occupe tout le parc Daniel-Johnson. Des clôtures sont érigées le long de la rue Drummond bloquant tout accès. On ne critique pas ici les clôtures en tant que tel. Elles sont là pour protéger de précieuses et coûteuses pièces de collection. Mais elles empêchent les marcheurs d’aller s’y délier les jambes et aux cyclistes de poursuivre leur route sur la piste cyclable. Les modules de jeux pour enfants sont aussi inaccessibles tout comme les populaires jeux d’eau, les terrains de volley-ball de plage et les services de location de canot et de kayak. Tout ça en plein été, en pleines vacances de la construction.

Puis il y a les difficultés à circuler dans le secteur pendant ces quatre jours. Pénible pour les visiteurs, l’enfer pour les résidants. Toutes les rues sont bondées de véhicules stationnés et d’automobilistes qui cherchent une rare case libre. Quand autant de véhicules convergent vers le parc pendant quatre jours, ça provoque inévitablement des bouchons de circulation.

Autre irritant à signaler: l’utilisation d’une petite partie du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin comme terrain de camping pour des exposants. Ça étonne de voir de grosses caravanes et motorisés dans un endroit dédié à la nature…

En examinant une carte de la Ville de Granby, difficile de trouver un autre site capable d’accueillir une exposition de cette envergure. Le parc Dubuc pourrait toutefois faire l’affaire. Il comporte de nombreux avantages: très grande superficie pour exposer les automobiles, site entièrement clôturé, très grand stationnement (celui de l’aréna Léonard-Grondin), artères plus fluides que la rue Drummond, proximité du centre-ville et de ses nombreux restaurants, pavillon avec des toilettes.

Le parc Dubuc n’est pas autant fréquenté que le parc Daniel-Johnson. Le «prêter» pendant quatre jours aux VAG causerait moins d’inconvénients aux citoyens de Granby que de continuer d’utiliser le site actuel. Les organisateurs de l’exposition des VAG perdraient peu au change.

Outre le parc Dubuc, l’exposition pourrait être organisée sur les terrains de l’Autodrome de Granby. Ou encore au Club de golf Granby-St-Paul. Leurs propriétaires seraient peut-être ouverts à louer leur site pour accueillir l’événement.

Que l’exposition des voitures anciennes de Granby génère des retombées économiques importantes ne fait aucun doute. Le conseil municipal ne peut en revanche perdre de vue que la première mission de la Ville est de donner des services à sa population. La priver du plus important parc de la Ville en plein été lui cause préjudice. Surtout que l’événement peut être tenu ailleurs sur son territoire.

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