Le Grand Parleur

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 12 mars 2014 | Mise en ligne à 12h21 | Commenter Commentaires (7)

Le NPD perdu dans le courrier

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En politique, le temps de réaction est presque aussi important que la teneur du message.

Reçu trois communiqués du Nouveau parti démocratique depuis une semaine sur les conséquences de la cessation de la livraison à domicile du courrier dans les milieux urbains.

C’est à se demander si cette nouvelle, annoncée le 11 décembre par la direction de Postes Canada, s’est perdue dans le courrier destiné au NPD…

N’est-il pas trop tard pour réagir?

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Samedi 1 mars 2014 | Mise en ligne à 10h22 | Commenter Un commentaire

L’ambassadeur Fern

photo Janick Marois

photo Janick Marois

Il nous a fait découvrir Lyne Bessette, Clara Hughes, Charles Francis et Anne-Marie Lapalme. Il a suivi le parcours de centaines d’athlètes vers les Jeux du Québec, des championnats canadiens et mondiaux, les olympiques. Il s’est intéressé à eux bien avant que les médias nationaux n’allument. Mais voilà qu’après quatre décennies à raconter leurs rêves et leurs exploits, l’heure de la retraite sonne pour Fernand Bélanger. Départ d’un champion du journalisme sportif.

Semaine émotive et éprouvante pour Fernand Bélanger. Non seulement a-t-il réalisé ses dernières entrevues et écrit ses derniers reportages en tant que journaliste, mais il a bossé durement ces derniers temps pour faire le ménage dans ses centaines de carnet de notes, ses milliers de documents, de photos et de textes accumulés depuis son entrée à La Voix de l’Est en septembre 1975.

Il part aujourd’hui en remettant aux patrons une liste exhaustive des athlètes à suivre, ceux à surveiller et des événements à couvrir. Pour les guider, il leur laisse une liste de contacts renfermant plus de 900 noms, numéros de téléphone, de cellulaire et des courriels.

Il est comme ça Fern, comme l’appellent amicalement la légion d’athlètes, d’entraîneurs et de bénévoles de la région: soucieux que leurs exploits et leurs efforts continus d’être connus de tous après son départ. Il a joué auprès d’eux un rôle d’ambassadeur. «Il faut qu’on fasse connaître nos athlètes», m’explique-t-il. «Ça les encourage à continuer leur progression.»

En bon journaliste, il a bâti au fil des ans un impressionnant réseau de contacts et tissé d’étroits liens avec les athlètes, leurs parents, leurs entraîneurs, des bénévoles, des officiels.
«Le fun, c’est d’être avec le monde. Les gens se confient, ils sont au courant de choses qui vont intéresser nos lecteurs. Il faut être là avec eux, présent. C’est ce que j’ai toujours fait», dit-il.
Cette volonté d’aider les athlètes à aller au bout de leurs rêves a retenu l’attention des dirigeants du Fonds d’excellence en sport de la Ville de Granby. En 2007, ils l’invitent à siéger sur le comité. Il est appelé, en compagnie des autres membres du comité, à étudier des candidatures d’athlètes granbyens en vue de remettre des bourses. Une tâche qu’il assume avec joie.

Cordes à son arc

Peu de gens le savent, mais Fernand Bélanger a commencé sa carrière à La Voix de l’Est en tant que journaliste à l’actualité générale. Lorsque le directeur de l’information de l’époque Valère Audy l’embauche le 29 septembre 1975, il lui confie la couverture des affaires municipales à Farnham, Waterloo, Saint-Césaire, Acton Vale et Valcourt. Méchant contrat pour un jeune qui n’a pas d’automobile…

Heureusement, le scribe est débrouillard. «Pour les assemblées de Farnham, je prenais l’autobus à 15h, 15h30. Je descendais à l’hôtel Montcalm, sur la rue Principale. Je soupais puis j’allais à l’assemblée. Je dormais à l’hôtel et revenais le matin au journal. Là, j’écrivais mes textes», se rappelle-t-il.

Le jeune Bélanger vit, pense et rêve aux sports. Mais il n’est pas transi de peur à l’idée d’écrire au général, comme on dit dans le milieu. Il a eu le flair de suivre les conseils d’un de ses professeurs de journalisme au cégep de Jonquière. «Il insistait pour qu’on s’intéresse à toutes sortes de choses. Je travaillais au journal étudiant dans le temps des fusions municipales au Saguenay. Il en a eu à La Baie, à Chicoutimi et à Jonquière. On a fait beaucoup de textes là-dessus. Disons que ça m’a servi quand je suis revenu dans la région», raconte le petit gars de Waterloo.
C’est en 1982 que la porte du journalisme sportif s’ouvre devant lui. La direction lui demande de remplacer le populaire Bernard Brodeur pendant trois mois, le temps que le vétéran journaliste écoule ses vacances. Fernand n’a jamais quitté son poste, comme quoi rien n’est plus permanent qu’une situation temporaire…

Journalisme terrain

Depuis lors, soirs ou week-ends, il fréquente tous les arénas de la région, suit les nombreux tournois et championnats qui s’y déroulent. Beau temps, mauvais temps, il arpente les lignes de côtés aux matchs des Incroyables et des Cosmos prenant des notes avec ses crayons à mine (ils ne gêlent pas). On lui réserve une place dans les fourgonnettes qui suivent les cyclistes lors d’épreuves dans les chemins des Cantons-de-l’Est. Du solide journalisme de terrain.

Le monde du sport régional ne perdra pas son ambassadeur. Fernand entend poursuivre sa mission différemment. Il ajoutera son expérience aux délégations de Richelieu-Yamaska lors des prochains Jeux du Québec à Longueuil et Drummondville. Il agira en tant que missionnaire bénévole aux communications.

«Les jeux du Québec, pour certains c’est l’expérience d’une vie. Pour d’autres, c’est un tremplin vers une carrière nationale et internationale», dit-il.

Un tremplin dont des jalons portent sa signature.

***

Les collègues Michel Tassé et Pascal Faucher parlent de Fernand ici et ici.

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Mercredi 12 février 2014 | Mise en ligne à 14h26 | Commenter Commentaires (5)

Tours de passe-passe

photo Janick Marois La Voix de l'Est

photo Janick Marois La Voix de l'Est

Bell Mobilité envisage de construire deux tours cellulaires dans le secteur champêtre de Bolton-Est, près de lac Memphrémagog. La multinationale en érigera une autre près du majestueux mont Pinacle à Frelighsbrug. Vidéotron a toutes les autorisations pour en élever une près de la bucolique route Pierre-Laporte à Brigham.

Le nombre de tours cellulaires a explosé ces dernières années dans les MRC de la Haute-Yamaska, Brome-Missisquoi, Acton et Rouville. Un recensement effectué par La Voix de l’Est en janvier 2013 a permis d’en identifier 63. À ce nombre, il faut en ajouter une demi-douzaine construite l’année dernière. L’installation de tours s’est accélérée. Depuis 2005, une trentaine ont été érigée dans les MRC mentionnées ci-haut. D’autres s’ajouteront cette année.

La réalité est implacable : la demande des consommateurs pour profiter d’un service internet haute vitesse et de la téléphonie cellulaire exige des infrastructures modernes. Et dans le monde des télécommunications d’aujourd’hui, de telles infrastructures passent par des tours pour relayer les ondes. Le CRTC, l’organisme fédéral responsable de gérer les ondes et les permis, oblige même les grandes compagnies de communications sans fil à offrir leurs services dans toutes les régions où la densité de la population est suffisante. D’où ces projets de tours qui semblent sans fin.

Le progrès ne s’arrête pas. On peut cependant l’encadrer pour maximiser ses effets bienfaisants et minimiser ses impacts négatifs, comme la pollution visuelle créée. Ce n’est malheureusement pas ce qui se passe dans l’industrie des communications sans fil. Elle se démarque plutôt par une navrante improvisation dans le déploiement de ses réseaux internet et cellulaires. L’absence de planification fait que les compagnies implantent des tours une par une sans tenir compte d’un plan d’ensemble. Et pas question de collaboration entre elles pour partager des tours; elles tiennent à avoir les leurs.

Bref, c’est le Far West. Et les municipalités, pourtant responsables de l’aménagement de leur territoire, ne disposent d’aucun outil pour faire échec à ces bêtises. Elles assistent impuissantes à la multiplication de ces hautes structures de métal dans leur paysage.

Bien sûr, les porte-parole de Vidéotron, Rogers, Bell Mobilité et Télus assurent que les règles du CRTC sont respectées. Des consultations publiques sont organisées à l’intention des citoyens potentiellement concernés. J’écris potentiellement parce que le CRTC exige que les gens dont la maison se trouve dans un rayon de trois fois la hauteur de la tour proposée doivent être contactés par la compagnie qui souhaite en implanter une près de chez eux. Par exemple, si la tour mesurera 30 mètres, les citoyens habitant dans un rayon de 90 mètres du lieu où elle sera installée doivent recevoir à leur adresse une invitation à participer à une consultation publique. Quant aux autres citoyens du secteur… Bof!

La définition de «consultation publique» d’Industrie Canada ne peut que susciter le cynisme. Dans une vraie consultation, l’opinion des gens consultés est considérée et peut mener à des modifications du projet présenté. Quand des compagnies de téléphonie cellulaire en organisent, on devrait plutôt parler de séance d’information. Le scénario est toujours le même: voici ce que nous allons faire, vous voilà informés, les travaux commencent dans deux semaines.

On pourrait croire qu’Industrie Canada veille au grain. Eh non ! L’organisme ne demande aucun plan, aucune étude des entreprises des lieux choisis où ériger des tours. Il n’exige aucune preuve qu’elles ont étudié la possibilité d’installer leurs antennes sur des tours existantes afin de limiter leur nombre. Aussi incroyable que ça puisse paraître, Industrie Canada n’a aucune idée combien de tours cellulaires existent…

Ça ne fait pas sérieux. C’est à se demander à quoi sert Industrie Canada.

Les municipalités pourraient s’assurer qu’un processus sérieux précède toute construction de tours cellulaires. Il faudrait pour cela qu’Ottawa ouvre ses antennes.

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