Le Grand Parleur

Archive de la catégorie ‘*%!#* de journalistes’

Lundi 13 avril 2015 | Mise en ligne à 13h57 | Commenter Commentaires (14)

Le malaise PKP

Capture d’écran 2015-04-13 à 13.05.42

C’est le titre en une du dernier numéro du trente, le magazine de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Le malaise provient du fait que M. Péladeau aspire à diriger le Parti québécois puis le gouvernement du Québec alors qu’il est propriétaire d’un des plus importants groupe de presse au Québec. Dans notre petit monde de journalistes, ça ne passe vraiment pas. Ce que je m’explique mal, c’est le choix des photos pour illustrer l’entrevue. Les dirigeants du trente ont fabriqué de toute pièce un autre malaise.

Le reportage signé par le journaliste Alain Saulnier est fort intéressant (il n’est pas accessible sur internet, mais la vidéo l’est). M. Péladeau se révèle un peu plus. Mais que s’est-il passé dans la tête des dirigeants du magazine lorsqu’il fut temps de choisir les photos pour illustrer l’entrevue? Car, disons-le franchement, leurs choix sont douteux. On y montre M. Péladeau avec de drôles d’expressions faciales. Difficile de ne pas s’interroger sur les desseins de ces choix.

Voici certaines des photos:

Capture d’écran 2015-04-13 à 13.39.57
Capture d’écran 2015-04-13 à 13.40.09
Capture d’écran 2015-04-13 à 13.40.26

Il existe une règle en journalisme, malheureusement non écrite, de ne pas utiliser des photos qui font mal paraître les gens. Elle est sûrement méconnue des dirigeants du trente.

PKP n’aime pas particulièrement les journalistes. Il faut dire que son style de gestion des relations de travail alors qu’il dirigeait Quebecor a mené à plusieurs lock-out très médiatisés. Ça ne lui a sûrement pas plu et ça pourrait expliquer son attitude à l’égard de journalistes.

Les photos choisies par le trente lui donnent d’autres raisons de ne pas nous blairer. C’est assez étrange d’un magazine qui traite de journalisme. Ça apporte de l’eau au moulin de nos (nombreux) détracteurs. Avec un tel traitement journalistique, pouvons-nous prétendre être objectifs à l’égard de M. Péladeau? Le trente nous a tiré dans le pied!

Je me demande ce que le Conseil de presse conclurait de ce choix de photos.

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Lundi 4 août 2014 | Mise en ligne à 14h54 | Commenter Commentaires (2)

L’agonie de la presse écrite

Deadline est un photo-reportage du photographe Will Steacy sur l’agonie du vénérable Philadelphia Enquirer.

Image 6

À méditer.

Merci au collègue Maxime Massé de me l’avoir signalé.

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Mercredi 19 mars 2014 | Mise en ligne à 22h00 | Commenter Commentaires (14)

L’ego corrompu de Nantel

photo Stéphanie Mantha La Voix de l'Est

photo Stéphanie Mantha La Voix de l'Est

Comme journaliste, on déteste la critique. Mais à La Voix de l’Est, on l’accepte comme faisant partie de notre travail. Et on s’amende quand on est dans l’erreur. Ça nous permet de grandir comme personne et de cimenter notre crédibilité professionnelle.

Ce n’est toutefois pas donné à tous de reconnaître un faux pas. Guy Nantel est parmi ceux-là. L’humoriste a insulté une collègue photographe lors de son passage au Palace de Granby samedi dernier. Alors qu’il présentait son spectacle Corrompu, il lui a intimé l’ordre de quitter la salle parce que, dit-il, elle dérangeait les spectateurs. «Décâlisse», lui a-t-il lancé alors qu’elle s’en allait.

M. Nantel se défend d’avoir été impoli en disant avoir demandé à six reprises à notre photographe de s’exécuter. Aussi, son choix de mots s’inscrivait, selon lui, dans la dynamique de son personnage; un politicien corrompu guère versé dans la poésie.

Ma collègue Marie-Ève Lambert a relaté l’incident dans sa critique du spectacle publiée lundi, s’interrogeant à savoir si l’intervention de l’artiste se fondait dans son spectacle. On est dans un show d’humour, rappelons-le, où les paramètres sont très flexibles. Aussi, notre collègue photographe croyait-elle qu’il l’amenait dans son numéro, comme il le fait parfois en interpellant des spectateurs. Alors, qui s’adressait à elle? Guy Nante, l’humoriste ou son personnage?

L’incident est clos, a indiqué M. Nantel quand une collègue a communiqué avec lui dimanche par courriel pour qu’il donne sa version de l’incident. Fort bien. Sauf que l’humoriste a continué de dénigrer mes deux collègues sur Twitter et Facebook (des internautes ont ajouté à ses insultes) en début de semaine et cet après-midi sur les ondes du 98,5 avec Benoit Dutrizac les accusant de vengeance à son endroit et de mensonges. Son gérant s’était commis en matinée dans un reportage du Journal de Montréal.

M. Nantel a manqué de politesse envers nos collègues. Voyant qu’il ne s’excuserait pas ou ne se reconnaîtrait aucun tort, nos collègues ont décidé de passer outre ses insultes. Il appert qu’il a choisi de rouvrir l’incident…

En entrevue au micro de M. Dutrizac, M. Nantel a fait exactement ce qu’il reproche aux médias: déformer les faits en sa faveur. Il s’est toutefois trahi à la fin de l’entrevue. «Je ne peux pas perdre la face devant 1000 personnes», a-t-il dit pour expliquer son ton à l’endroit de ma collègue.

L’ego vous aveugle, M. Nantel. Le même égo qu’on retrouve chez nos corrompus qui ont inspiré votre spectacle… Pas de doute, vous habitez fidèlement votre personnage.

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