Le Grand Parleur

Archive de la catégorie ‘*%!#* de journalistes’

Mercredi 19 mars 2014 | Mise en ligne à 22h00 | Commenter Commentaires (14)

L’ego corrompu de Nantel

photo Stéphanie Mantha La Voix de l'Est

photo Stéphanie Mantha La Voix de l'Est

Comme journaliste, on déteste la critique. Mais à La Voix de l’Est, on l’accepte comme faisant partie de notre travail. Et on s’amende quand on est dans l’erreur. Ça nous permet de grandir comme personne et de cimenter notre crédibilité professionnelle.

Ce n’est toutefois pas donné à tous de reconnaître un faux pas. Guy Nantel est parmi ceux-là. L’humoriste a insulté une collègue photographe lors de son passage au Palace de Granby samedi dernier. Alors qu’il présentait son spectacle Corrompu, il lui a intimé l’ordre de quitter la salle parce que, dit-il, elle dérangeait les spectateurs. «Décâlisse», lui a-t-il lancé alors qu’elle s’en allait.

M. Nantel se défend d’avoir été impoli en disant avoir demandé à six reprises à notre photographe de s’exécuter. Aussi, son choix de mots s’inscrivait, selon lui, dans la dynamique de son personnage; un politicien corrompu guère versé dans la poésie.

Ma collègue Marie-Ève Lambert a relaté l’incident dans sa critique du spectacle publiée lundi, s’interrogeant à savoir si l’intervention de l’artiste se fondait dans son spectacle. On est dans un show d’humour, rappelons-le, où les paramètres sont très flexibles. Aussi, notre collègue photographe croyait-elle qu’il l’amenait dans son numéro, comme il le fait parfois en interpellant des spectateurs. Alors, qui s’adressait à elle? Guy Nante, l’humoriste ou son personnage?

L’incident est clos, a indiqué M. Nantel quand une collègue a communiqué avec lui dimanche par courriel pour qu’il donne sa version de l’incident. Fort bien. Sauf que l’humoriste a continué de dénigrer mes deux collègues sur Twitter et Facebook (des internautes ont ajouté à ses insultes) en début de semaine et cet après-midi sur les ondes du 98,5 avec Benoit Dutrizac les accusant de vengeance à son endroit et de mensonges. Son gérant s’était commis en matinée dans un reportage du Journal de Montréal.

M. Nantel a manqué de politesse envers nos collègues. Voyant qu’il ne s’excuserait pas ou ne se reconnaîtrait aucun tort, nos collègues ont décidé de passer outre ses insultes. Il appert qu’il a choisi de rouvrir l’incident…

En entrevue au micro de M. Dutrizac, M. Nantel a fait exactement ce qu’il reproche aux médias: déformer les faits en sa faveur. Il s’est toutefois trahi à la fin de l’entrevue. «Je ne peux pas perdre la face devant 1000 personnes», a-t-il dit pour expliquer son ton à l’endroit de ma collègue.

L’ego vous aveugle, M. Nantel. Le même égo qu’on retrouve chez nos corrompus qui ont inspiré votre spectacle… Pas de doute, vous habitez fidèlement votre personnage.

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Dimanche 24 novembre 2013 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (7)

Vendetta du Star contre Ford

photo Huffington Post

photo Huffington Post

Le maire Rob Ford ne cesse d’accuser The Toronto Star de vendetta. Le controversé maire de Toronto reproche au quotidien de mener une campagne de salissage à son endroit depuis son élection en 2010.

Pas grand monde, à l’exception bien entendu des partisans de M. Ford, ne prête de crédibilité à cette accusation. On a tous vu les photos et images où le maire Ford fait un fou de lui, tantôt par ses comportements erratiques, tantôt par ses démentis de ces mêmes comportements.

La preuve est maintenant irréfutable que M. Ford a fumé du crack comme l’affirmait The Toronto Star plus tôt cette année : le chef de police de Toronto leur a donné raison, confirmant l’existence de la fameuse vidéo où on voit le maire en fumer. M. Ford le confirmait quelques jours plus tard implorant les Torontois de leur pardon.

The Star avait raison sur toute la ligne, a soutenu hier Michael Cooke, rédacteur en chef du quotidien, lors du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Le grand patron de la salle de rédaction du plus gros quotidien canadien y était pour expliquer comment son équipe et lui ont réussi à visionner la vidéo, mais aussi comment en sont-ils arrivés à la décision de publier la nouvelle sans avoir en leur possession la vidéo.

M. Cooke a également exposé sa philosophie sur l’obtention d’information et de documents (vidéos et photos) de la part des sources en retour des montants d’argent. Dans le monde du journalisme canadien, c’est une approche extrêmement contestée parce qu’elle ouvre la porte à la manipulation des médias. Le rédacteur en chef ne semblait pas trop s’en formaliser.

Aux accusations de M. Ford selon lesquelles The Star cherche à le discréditer, M. Cooke les a qualifiées de foutaise.

On n’a aucune raison d’en douter, The Star ne faisant que son travail de chien de garde de la démocratie. Sauf que M. Cooke a conclu sa présentation par la diffusion d’une vidéo de citoyens entonnant la chanson modifiée Go To Hell d’Alice Cooper dénigrant et ridiculisant le maire Ford et l’appelant à démissionner… Voilà qui est étonnant de la part d’une personne qui devrait incarner l’objectivité du journal.

On peut en déduire que son opinion à l’égard de M. Ford brouille son jugement. Pas sûr que les journalistes du Star auraient apprécié que leur patron s’adresse à leurs confrères du Québec avec une telle désinvolture. Il a discrédité leur travail avec la présentation de cette dernière vidéo.

Ce qui me trouble le plus est que plusieurs journalistes québécois, après s’être bidonnés en regardant la vidéo, on applaudit… Misère!

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Mardi 20 novembre 2012 | Mise en ligne à 17h21 | Commenter Commentaires (9)

Le «poteau» déménagé sur l’autoroute

Image 5

On a beaucoup rigolé de ce poteau électrique qui se trouve en pleine route à Johnville, un secteur de la municipalité de Cookshire-Eaton, un petit bled de l’Estrie. On peut rigoler aussi un petit coup devant le manque de connaissances géographiques de la presse anglophone qui s’amuse de cette situation invraisemblable.

Le site d’information Yahoo.ca reprend la nouvelle de La Tribune, mais écrit que la route est une autoroute (highway) et qu’elle se trouve dans le région de Montréal. En fait, il s’agit plutôt d’une route provinciale (route 251) et les deux villes sont séparées de 165 kilomètres.

Rien pour augmenter, malheureusement, la crédibilité des journalistes…

La nouvelle a fait le tour du Canada, comme le rapporte La Tribune.

La «gaffe» a maintenant été réparée, apprend-t-on.

Le mal est fait. On entendra encore parler longtemps de cette bourde.

photo La Presse Canadienne


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