Le Grand Parleur

Archive, novembre 2012

Mercredi 28 novembre 2012 | Mise en ligne à 23h00 | Commenter Commentaires (17)

Desjardins dans le champ

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Les caisses Desjardins n’ont plus l’étoffe des beaux jours. Elles ont perdu de leur lustre en s’éloignant de ce qui faisait leur force, la proximité avec leurs sociétaires. Elles voguent sans réelle mission socioéconomique pertinente, à part celles de générer des ristournes… comme les banques engrangent des profits pour leurs actionnaires. Que dirait Alphonse de tout ce beau cheminement?

En fermant son centre de services au centre-ville de Granby, la caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska oublie l’essence même de la raison d’être de toute entreprise de services, c’est-à-dire donner des services. Ça détonne d’autant plus qu’il s’agit d’une coopérative.

Ça peut paraître banal de fermer un petit centre de services et les trois guichets automatiques qui s’y trouvent. On nous dira qu’aujourd’hui, les gens font leurs transactions dans les commerces avec leur carte débit, paient leurs factures via internet, consultent leurs placements avec leur téléphone intelligent, voient leurs paies déposées directement dans leur compte.

Tout ça est vrai. Mais pour plusieurs, l’accès à un centre de services et à des guichets pas très loin de chez eux demeure une chose cruciale. Pour les personnes âgées, par exemple. Pour ceux aussi qui n’ont pas d’automobile ou pas assez d’argent pour se déplacer en taxi jusqu’au guichet de la caisse la plus proche — à 0,9 kilomètre nous apprend le communiqué de presse de la caisse annonçant la fermeture du centre de services dans une mer de mots inutiles pour masquer la nouvelle.

La direction de la caisse laisse tomber ses sociétaires qui vivent au centre-ville. Lorsqu’elle a annoncé, en 2007, la construction de son nouveau siège social de 35 millions de dollars et du coup la fermeture des trois caisses desservant le centre-ville, des membres habitant dans le secteur ont exprimé leurs inquiétudes de devoir se déplacer pour effectuer leurs transactions ou pour rencontrer des employés en chair en et os. Mais la direction de la nouvelle super caisse avait pensé à tout: son plan prévoyait l’ouverture d’un petit centre de services et des guichets en plein centre-ville.

Le jeudi 14 décembre 2007, lors de l’annonce de la construction du siège social, le directeur général de la caisse d’alors, Michel Duranleau, affirmait:

«En plus de notre siège social, on a déjà annoncé qu’on va maintenir les opérations à Granby de trois centres de services, soit ceux des rues Denison Ouest et Moreau ainsi qu’à un autre endroit à déterminer au centre-ville. Les gens pourront ouvrir un compte, faire des opérations au comptoir et au guichet (…).»

L’endroit à déterminer s’avère être le centre de services sur la rue Principale qui fermera le 11 janvier 2013, mois de quatre ans après son ouverture.

La direction de la caisse prétexte la sous-utilisation des services — sans donner de chiffres, évidemment. N’empêche. Cette décision, pour rester poli, est un bris d’engagement.

Ce départ du centre-ville de Granby provoquera une situation pour le moins ironique pour une institution qui se targue d’être présente partout. Quand on regarde l’offre bancaire dans le secteur, on constate qu’entre la rue Mountain et la rue Saint-Antoine, le vrai centre-ville, les gens peuvent faire affaire avec la Banque Nationale, la Banque Royale et la CIBC et utiliser leurs guichets automatiques.

La Caisse? Elle est 0,9 kilomètre plus loin…

Coopérer pour créer l’avenir, dit le slogan des Caisses Desjardins. Peut-être l’entité de Granby-Haute-Yamaska devrait-elle commencer par respecter ses engagements et ne pas prendre ses membres pour des imbéciles en écrivant dans son communiqué que cette «(…) réorganisation permettra d’offrir une prestation de services encore plus performante, plaçant le membre au coeur de nos préoccupations, tout en assurant la pérennité de la Caisse.»


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Vendredi 23 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h57 | Commenter Commentaires (14)

Encore les textos au volant!

Capture d’écran 2012-11-23 à 11.54.15

Les pubs de la SAAQ sur les dangers du texto au volant ont beau être percutantes, il se trouve encore trop de gens qui s’adonnent à ces communications à haut risque.

Vu ce matin deux accros des textos au volant en l’espace d’une minute sur la rue Viger à Montréal.

Le premier conduisait une Toyota Matrix blanche et réalisait un exploit peu banal pour un homme: il envoyait un texto et conduisait en même temps. L’ironie est que l’automobile arborait le nom et le logo de l’entreprise pour laquelle il travaille, soit… le Centre de la collision de Laval.

Un peu plus loin, c’est une femme au volant d’un VUS BMW qui s’activait sur son téléphone intelligent en regardant de temps en temps devant elle. On espère que le chapelet accroché à son rétroviseur lui serve de porte-bonheur…

Combien de conducteurs croisez-vous par jour qui ne peuvent s’empêcher de manipuler leur téléphone intelligent? Êtes-vous de ceux-là?

photo La Presse


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Mardi 20 novembre 2012 | Mise en ligne à 17h21 | Commenter Commentaires (9)

Le «poteau» déménagé sur l’autoroute

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On a beaucoup rigolé de ce poteau électrique qui se trouve en pleine route à Johnville, un secteur de la municipalité de Cookshire-Eaton, un petit bled de l’Estrie. On peut rigoler aussi un petit coup devant le manque de connaissances géographiques de la presse anglophone qui s’amuse de cette situation invraisemblable.

Le site d’information Yahoo.ca reprend la nouvelle de La Tribune, mais écrit que la route est une autoroute (highway) et qu’elle se trouve dans le région de Montréal. En fait, il s’agit plutôt d’une route provinciale (route 251) et les deux villes sont séparées de 165 kilomètres.

Rien pour augmenter, malheureusement, la crédibilité des journalistes…

La nouvelle a fait le tour du Canada, comme le rapporte La Tribune.

La «gaffe» a maintenant été réparée, apprend-t-on.

Le mal est fait. On entendra encore parler longtemps de cette bourde.

photo La Presse Canadienne


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