Jacques Duchesneau dans la Coalition avenir Québec, c’est la grosse nouvelle de ce début de campagne électorale. L’ancien policier connaît les rouages du crime organisé. Il a découvert comment des entreprises de construction s’organisent entre elles pour contourner les règles des appels d’offres publics. Il a compris aussi les rouages illicites du financement des partis politiques au Québec. Une prise incroyable pour la CAQ qui promet de faire le ménage dans l’appareil étatique. Mais le champion de la lutte à la corruption connaît-il la circonscription qu’il souhaite représenter à l’Assemblée nationale?
On dit que M. Duchesneau a un chalet dans ce coin des Laurentides. Mais que connaît-il de la circonscription de Prévost (elle englobe St-Jérôme et les petites municipalités environnantes)? Que sait-il de ses habitants? Des enjeux et projets économiques et sociaux? Pas grand chose, probablement.
Pourquoi M. Duchesneau ne se présente-t-il pas là où il vit? Dans le même coin à tout le moins? Prévost était la seule case restante, entend-t-on. Vraiment? Se pourrait-il qu’on calcule à la CAQ qu’on le passera plus facilement à Prévost que chez lui? Qu’il ne vienne pas de la place et qu’il n’en connaisse rien ne semble avoir aucune importance. Comme au jeu de Risk qu’on jouait plus jeune, l’idée est de conquérir des cases sur la carte.
M. Duchesneau n’est pas le seul candidat envoyé dans la mêlée dans une circonscription qui lui est inconnue. La liste est longue; tous les partis en ont. L’ancien journaliste de Radio-Canada Pierre Duchesne habite à Québec et se présente pour le Parti québécois dans Borduas (secteur de Beloeil et Mont St-Hilaire). Que connaît-il de ce coin? Pas grand chose.
Mais un parachuté peut-il bien représenter les citoyens d’une circonscription?
La question se pose. Parce qu’avant d’être vice-premier-ministre et ministre responsable des ministères menacés de corruption, M. Duchesneau sera d’abord, s’il est élu et si son parti forme le gouvernement, député.
On déplore le peu de pouvoir et d’influence de nos députés. S’il faut en plus qu’ils ne représentent pas bien leurs commettants…
Remarquez, on a déjà plein de députés qui habitent à des centaines de kilomètres de leur circonscription. Combien, diriez-vous, de députés habitent Outremont ou un autre quartier bien nantis de Montréal? Au moins une demi-douzaine, selon moi.
Ne devrait-on pas exiger que les candidats de partis se présentent là où ils habitent? Trop stricte? Peut-on s’entendre pour qu’ils n’habitent pas plus loin que dans la circonscription voisine? Une idée, comme ça.
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Si les libéraux sont reportés aux commandes de l’État, ils promettent d’indexer les frais exigés aux parents dont les enfants fréquentent un centre de la petite enfance ou une garderie en milieu familial subventionnée. Le 7 $ sera donc haussé d’environ 2 % par année.
Ça semble raisonnable.
Une question comme ça: pourquoi ne pas faire la même chose avec les droits de scolarité dans nos universités? Pourquoi faire payer les étudiants pour 30 ans de manque de courage en augmentant leurs droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans?
Indexer les droits de scolarité chaque année, une grande majorité d’étudiants accepterait peut-être une telle chose. C’est certainement moins draconien que de les hausser de 74,9 % en cinq ans, comme le propose le gouvernement libéral.
Une hausse raisonnable, donc. Équitable aussi. Presque tous les tarifs gouvernementaux augmentent en effet à ce rythme.
Pourquoi en exiger plus des étudiants que ce que l’on demande aux autres citoyens? Discrimination à l’endroit des jeunes?
photo La Presse
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matelot2
6 août 2012
23h38
C’est assez, faut que ça change! À nous de choisir «Pour le Québec»
pensezy
7 août 2012
09h00
L’obligation de suivre la ligne du parti fait qu’un député n’a aucun moyen (à part gueuler un peu) de défendre les intérêts de sa circonscription. Son rôle est de représenter le parti dans les soupers spagettis et de vendre des cartes de membre. Pas nécessaire d’être un “gar du boutte” pour faire ce travail.
boily jocelyn
7 août 2012
09h16
6 août 2012
Revirement majeur
La campagne électorale 2012 vient de biffurquer drastiquement avec la candidature de monsieur Jacques Duchesneau comme candidat pour la coalition avenir Québec (CAQ). En effet Jean Charest qui voulait faire de cette élection un référendum sur la hausse des frais de scolarité voit ses plans changés car le thème ce la corruption vient de le rattrapper.
De ce fait Jean Charest est ramené à l’ordre par l’opinion publique car le Parti québécois, la CAQ et Québec solidaire avaient rappelé dès le début de la campagne électorale l’urgence de lutter contre la corruption et la collusion. Mais Jean Charest pouvait les ignorer puisqu’il avait les étudiants, le carré rouge et les casserolles pour servir de paravent.
Cependant la crédibilité d’une équipe ne peut reposer sur une seule personne et François Legault va l’apprendre à ses dépends. Déjà nommé vice-premier ministre et ministre de la justice par le chef de la CAQ monsieur Duchesneau vient de prendre du gallon au détriment de d’autres candidats. D’ailleurs vivement ramené à l’ordre par François Legault monsieur Duchesneau avait déclaré qu’il serait le chef d’orchestre et nommerait les ministres les plus influents.
Laer
7 août 2012
10h51
Le thème de la corruption est encore plus imortant que celui de conflit étudiant (que Jean Charest s’est plu à étirer jusqu’au temps de la campagne électorale.)
La corruption jette une ombre sur la réputation du Québec.
Je souhaite de tout coeur que ce gouvernement soit remplacé. Sur le rempaçant , mon premier choix est le PQ. Ce dernier après un long temps dans l’opposition a renouvelé son discours et ,surtout, a pu se débarraasser de ces sangsues qui s’ajoutent à chaque mandat d’un gouvernement. Cet ajout de sangsues a été plus manifestement marqué sous le régime libéral.
Quant à la CAQ,elle manque nettement d’expérience. La récente bourde de Jacques Duchesneau en est un signe.