Disons-le sans gant blanc: la rivière Yamaska est l’affluent le plus pollué du fleuve St-Laurent. Et nos politiciens en sont grandement responsables. Ils n’ont jamais eu le courage d’intervenir pour qu’on cesse d’y jeter toutes sortes de merdes.
Donc quand on entend les aspirants candidats pour le poste de député de Granby parler de la sauver, on veut y croire, mais… C’est d’autant plus difficile d’imaginer qu’ils pourront y arriver quand certains d’entre-eux ne savent pas de quoi ils parlent ou n’ont jamais jusqu’ici manifesté d’intérêt pour cet enjeu. On les invite à se la fermer, à s’informer puis à véritablement s’impliquer pour relever cet énorme défi.
Réglons la question des états généraux. Oui, maintes études et consultations ont été menées par le passé sur l’état de la rivière. Oui, des solutions (complexes et simples) ont été suggérées pour lui donner une chance de respirer un peu; on a planté des dizaines de milliers d’arbustes dans les bandes riveraines, des agriculteurs ont fait appel à des agronomes pour la gestion de leurs engrais.
Tous ces efforts sont formidables. Insuffisants, cependant. La Yamaska est tout aussi polluée qu’avant parce qu’on n’a rien fait de draconien encore pour reprendre le contrôle.
Le but des états généraux est de se mettre en mode action. Finalement. La consultation — oui, c’est vrai, habituellement ce type d’exercice ne vise qu’à acheter du temps pour le gouvernement et débouche sur un cul-de-sac — doit permettre de cibler deux, trois actions à poser pour avoir un impact rapide et d’ampleur sur la santé de la rivière.
Il est toujours périlleux d’associer des politiciens à des causes parce qu’on doit leur faire confiance. Parfois, ils donnent de bons coups de main en ouvrant les bonnes portes, comme on dit en politique. Cela dit, on les sait aussi capables de semer des embûches pour empêcher un projet de se réaliser, manquer de bravoure pour poser des gestes qui déplairont ou encore d’en faire une récupération politique, comme en campagne électorale…
Dans le cas de la rivière Yamaska, toutefois, la participation des politiciens est incontournable. Parce qu’intervenir sérieusement en faveur de la rivière Yamaska nécessitera des mesures qui heurteront certainement les plus grands pollueurs. Les agriculteurs en premier lieu (rejets de pesticides et de fertilisants) et les municipalités (rejets d’eaux usées).
On voit mal comment s’atteler à la dépollution de la Yamaska sans exiger de meilleures pratiques agricoles et la modernisation des usines municipales d’épuration des eaux usées. L’État doit donc les aider financièrement et exigé qu’ils cessent leur pollution.
Les futurs députés (le bassin versant de la Yamaska englobe une dizaine de circonscriptions), les différentes MRC (une douzaine) et les ministères concernés (MAPAQ, MTQ, MAMROT, MDDEP) participeront-ils pleinement au défi?
Tout ça reste à voir. Mais on ne berce pas d’illusions.
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Revenons sur les pee-wee du débat des candidats mercredi dans Brome-Missisquoi.
Un sympathisant péquiste a nargué le député sortant Pierre Paradis. Il lui a demandé pourquoi son chef n’était pas venu faire campagne à ses côtés depuis le déclenchement des élections.
Tiens, c’est bien vrai. Mais plusieurs candidats du PLQ sont en difficulté. On imagine fort bien que le nom de M. Paradis ne figurait pas au haut de la liste du premier ministre.
Dommage que personne n’a posé la même question au candidat du Parti québécois, Richard Leclerc. Comment se fait-il que Mme Marois ne soit pas passé dans le coin?
M. Leclerc est quand même deuxième dans les intentions de vote, comme l’indiquait notre sondage mercredi.
Voilà une bonne question qu’on devrait se poser dans le camp péquiste…
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N’oubliez pas d’aller voter. Même si dans certains cas, votre vote ne vaut rien…
Un jour, peut-être, deviendrons-nous une vraie démocratie avec un système électoral basé sur le vote proportionnel. M’enfin!
Suivez-moi sur twitter: @Grand_parleur
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