Le Grand Parleur

Archive, juin 2012

Mardi 26 juin 2012 | Mise en ligne à 18h48 | Commenter Commentaires (5)

Le prince William entre dans la SQ

Image 4

Le prince William a un frère jumeau.

Sosie de Williams

Il s’agit de Yannick Ferland, le nouveau directeur du poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Brome-Missiquoi.

Fascinant, dirait Charles Tisseyre.

photo Alain Dion


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Vendredi 22 juin 2012 | Mise en ligne à 13h41 | Commenter Commentaires (2)

Le Tour du Lac Brome promet de faire mieux

Cloutier

Jean-Yves Cloutier n’a pas cherché à se cacher. Le grand patron du Tour de Lac Brome reconnaît que son événement doit réduire son impact environnemental. Il promet de se renseigner davantage sur le sujet et de faire mieux dès l’an prochain.

En entrevue mercredi, nous avons discuté de l’absence de mesures de recyclage lors des deux jours de courses du week-end dernier qui ont attiré 4000 coureurs. Rien n’était en place pour recycler les milliers de bouteilles de plastique, de cannettes, le papier et le carton utilisés. On croyait que les bacs bleus disposés un peu partout sur le site étaient destinés à y déposer ces matières. Eh bien non. Tout était balancé dans un conteneur à déchets. Et le conteneur était destiné à l’enfouissement…

Les organisateurs ont pourtant fait des efforts, assure M. Cloutier. Aucun sac de poubelle n’a été utilisé, contrairement aux années passées. Bravo. Mais ça ne change pas la résultante que tout est allé à l’enfouissement.

Les assiettes utilisées pour nourrir les coureurs étaient biodégradables, a aussi indiqué M. Cloutier. C’est louable. Mais le problème est que ces assiettes, pour contribuer efficacement à réduire l’empreinte écologique de l’événement, doivent se décomposer dans un endroit propice, soit des bacs ou des plateformes de compostage. Dans le cas du Tour du Lac Brome, les assiettes ont aussi pris le chemin d’un site d’enfouissement. Quand des matières organiques se décomposent en l’absence d’oxygène, ça crée du méthane, un gaz à effet de serre associé aux changements climatiques.

On doit féliciter les dirigeants du Tour du Lac Brome pour ces deux mesures. Mais clairement, ils doivent pousser leur réflexion plus loin. Ils doivent offrir un vrai service de collecte sélective lors de leur événement. C’est la base pour être écoresponsable — après la réduction à la source, en fait, mais c’est un autre débat. Et s’ils veulent utiliser des assiettes biodégradables (et pourquoi pas aussi des ustensiles biodégradables?), ils doivent prévoir des bacs pour les récupérer, puis les envoyer vers des lieux de compostage.

Des organisations et des entreprises peuvent aider le Tour du Lac-Brome à montrer un visage plus vert. M. Cloutier s’est dit intéressé à toute proposition pour relever ce défi. «On va tenter de trouver des solutions. Mais ça doit être pratico-pratique», a-t-il dit. Voilà pour la plogue.

Le Tour du Lac Brome en sera à sa 35e année en 2013. Quel beau moment pour prouver encore une fois que l’événement sportif est dans une classe à part au Québec.

photo Stéphanie Mantha, La Voix de l’Est


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Lundi 18 juin 2012 | Mise en ligne à 20h05 | Commenter Commentaires (13)

Éco-irresponsable, le Tour du Lac Brome

Voici le pire ennemi du recyclage: l’image de bacs bleus vidés dans un conteneur à déchets. Ça découragerait n’importe qui de faire un effort de recyclage.

Tour de Lac-Brome 2

On a vu ça hier après-midi au Tour du Lac Brome, l’un des plus prestigieux événements de courses au Québec.

C’était la 34e année que l’événement avait lieu. Les différentes épreuves du week-end ont attiré 4000 coureurs. Un record. On peut certainement ajouter un autre millier de personnes venues les encourager. Ça fait pas mal de monde.

Trente-quatre ans donc et les organisateurs ne sont pas encore foutus d’avoir un système de collecte pour récupérer les milliers de bouteilles d’eau qu’ILS distribuent, les milliers de cartons, de cannettes de bières et des dépliants promotionnels que LEURS commanditaires donnent. C’est honteux!

C’est en contradiction directe avec le message que ce genre d’événement est supposé véhiculer: l’importance de saines habitudes de vie.

La course, c’est formidable pour garder la forme. Mais à quoi bon avoir la forme si notre environnement en paie le prix? Recycler une bouteille d’eau, des cannettes et du carton, y a-t-il quelque chose de plus simple à faire? Courir est certes plus difficile…

Ça ne peut être une question d’argent. Si on se fie aux frais d’inscription minimums exigés (quelques semaines avant les épreuves), on calcule que les coureurs ont versé près de 110 000 $ aux organisateurs.

Combien coûte un conteneur de recyclage? Environ 350 $ pour la location et la livraison, m’a expliqué cet après-midi un entrepreneur spécialisé dans ce domaine. À ça, il faut ajouter 35 $/la tonne pour traiter les matières. Bref, on ne parle pas d’une facture exorbitante pour les organisateurs de l’événement pour agir de manière responsable.

Deux suggestions pour les organisateurs du Tour l’année prochaine:

1. Mettez des bacs bleus (pour le recyclage si vous vous posez la question) et des bacs noirs (pour les vrais déchets) côte-à-côte. Et demandez à la Ville de Lac-Brome d’étendre sa collecte sélective, le temps d’un week-end, à votre événement;

2. Au lieu de l’eau embouteillée, une véritable plaie environnementale, offrez aux participants une bouteille d’eau réutilisable et prévoir des réservoirs sur le site pour les remplir (sur le parcours, on peut continuer de donner des gobelets d’eau aux coureurs, quitte à les récupérer par la suite par terre).

Et rêvons un peu: pourquoi ne pas utiliser des assiettes et des ustensiles biodégradables? Qu’ils cherchent, ça existe.

Ça ne les intéresse pas! Eh bien qu’ils cessent d’utiliser des bacs bleus. Parce que les gens associent cette couleur au recyclage. D’ailleurs, on les voyait samedi et dimanche allant d’un bac noir à un bac bleu en faisant le tri de leurs déchets. En ce sens, les organisateurs se donnent une image verte, alors que c’est davantage de la fausse représentation.

L’opinion publique force nos entreprise à agir de manière plus responsable quand il est question d’environnement. Elle devrait être tout aussi exigeante à l’endroit des organisateurs d’événements sportifs et culturels d’envergure. Quand on exige jusqu’à 60 $ pour participer à une telle activité, on s’attend à ce que l’organisation fasse preuve de responsabilité.


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