Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Jeudi 31 mai 2012 | Mise en ligne à 16h07 | Commenter Commentaires (20)

    La compassion des jeunes

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    Il ne fait pas bon être un jeune ces temps-ci. De vrais parias, si l’on se fie aux diatribes dont les jeunes, les étudiants surtout, font l’objet dans les lettres d’opinion qu’on reçoit presque quotidiennement à La Voix de l’Est. Si leurs nombreux dénigreurs étaient au pouvoir, on pourrait penser que la Loi 78 aurait également inclus l’interdiction d’être… jeune.

    La lettre d’une dame de Waterloo publiée mercredi illustre à quel point nos plus vieux concitoyens entretiennent une certaine hargne à l’endroit des jeunes. Mme Girard s’inquiète grandement de voir un jour les «jeunes rois» diriger les affaires de l’État. Auront-ils, une fois en poste, la compassion envers leurs aînés, se demande-t-elle. Elle en doute, soulignant leur côté «JE VEUX-JE VEUX-JE VEUX».

    Mme Girard a bien raison de se faire du tourment à l’idée que les jeunes d’aujourd’hui prendront éventuellement des décisions pour l’ensemble de la société. Et il est fort à parier que les politiques qu’ils adopteront feront grincer des dents leurs aînés. On pourrait voir ça comme un retour d’ascenseur, mais pas dans le sens d’un retour de faveurs. Ça serait plutôt pour nous remettre la monnaie de notre pièce.

    Pourquoi nos jeunes nous ménageraient-ils? La société qu’on leur lègue fuit de partout. On parle de la première génération d’Occidentaux dont le niveau de vie sera inférieur à celui de leurs parents. Tout ça s’explique par des décennies de décisions guidées par des objectifs électoralistes allant à l’encontre des intérêts des jeunes. On ne peut leur demander de toujours encaisser les coups sans s’attendre à ce qu’ils finissent par se choquer.

    Nos leaders ne considèrent pas suffisamment les jeunes. L’ampleur de la dette publique est une démonstration éloquente de l’irresponsabilité de la classe politique envers les générations qui nous suivent.

    Les chiffres sont étourdissants.

    Dès la fin de l’année 2012, le gouvernement du Québec estime que sa dette atteindra 183,8 milliards de dollars. Dans le budget déposé ce printemps, on apprenait que Québec dépensera 7,5 milliards de dollars en intérêts seulement pour rembourser notre dette. Ça accapare 10,8 % du budget total de la province. Le pire est que la dette augmente année après année…

    Le portrait est encore pire, selon les calculs de l’Institut économique de Montréal (son compteur de la dette est une vision d’horreur). La vraie dette publique du Québec, qui inclut celles de nos hôpitaux, universités et commissions scolaires, est de 250 milliards de dollars.

    Mais les jeunes n’ont pas à s’en faire, estiment certains marchands de bonheur. Quand on prend en considération la proportion de la dette publique dans l’ensemble de l’économie, en la comparant avec le produit intérieur brut, ça relativise les choses. Autrement dit, on continue de créer de la richesse.

    On aura beau calculer la dette dans tous les sens, la comparer à la hausse des ventes de bonbonnes de poivre de Cayenne à Montréal ou aux chances du Canadien de remporter la coupe Stanley, un fait demeure: quelqu’un devra un jour ou l’autre payer. Notre société a décidé que ça serait les jeunes.

    Si les gouvernements se préoccupaient autant des jeunes qu’ils l’affirment, pourquoi n’administrent-ils pas équitablement les affaires de l’État en se préparant pour les retraites massives des baby-boomers?

    Pourquoi ne pas hausser immédiatement l’âge de la retraite au lieu d’attendre 10 ans? Pourquoi ne pas hausser immédiatement les cotisations des travailleurs à la Régie des rentes du Québec? Pourquoi ne pas hausser les cotisations des travailleurs au Régime de pension du Canada?

    Pourquoi? Parce que les vieux électeurs (45 ans et plus) font et défont des gouvernements.

    Nos élus de toutes les couleurs préfèrent donc refiler les factures aux jeunes, beaucoup moins nombreux, moins influents donc.

    On pose la question: pourquoi devrions-nous nous attendre à de la compassion des jeunes alors que nous hypothéquons leur avenir?


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    • Tous ceux qui sont en faveur de l’augmentation des droits de scolarité n’ont qu’à envoyer immédiatement un chèque au montant prévu au Gouvernement.

      Qu’ils soient logiques avec leurs beaux principes pour une fois dans leur vie.

      àprès, ils aut=ront le droit de chiâler contre ceux qui s’y opposent !

      Tous ces “carrés verts” vont-Ils refuser la baisse des frais déjà négociée ?

      Non, ils vont se prévaloir de la baisse, même s”ils sont contre !

      C’est ça manquer de couilles et être des chiâleux dretteux profiteux !

      Disent une chose et font le contraire !

    • «On aura beau calculer la dette dans tous les sens, (…) quelqu’un devra un jour ou l’autre payer.»

      Mais si on met la dette à zéro et qu’on la maintient là pour éviter de faire payer les jeunes, cela signifiera qu’on devra nécessairement payer comptant un jour où l’autre. Or, vous nous avez déjà dit:

      «Au bout d’un certain temps, les mathématiques d’une telle approche [«payer comptant» à long terme] ne fonctionnent tout simplement plus.»

      «Parce que les faits ne mentent pas : la philosophie de gestion de M. Duchesneau [éliminer la dette] a fait mal à sa Ville.»

      Pour être consistant avec vous-même, vous devez donc accepter qu’un certain niveau d’endettement soit maintenu. Dans un tel cas, vous n’aurez pas d’autre choix que de faire comme tous les autres «marchands de bonheur» et justifier ce qu’est une «bonne dette» en la comparant avec un point de référence quelconque (que ce soit le PIB ou les chances du Canadien de remporter la coupe Stanley).

      Je pose encore et encore la question: Si «payer comptant» n’est pas une alternative viable, quelle est pour vous une dette acceptable et raisonnable? Comment arrivez-vous avec un tel chiffre?

      La réponse la plus précise que j’ai eu jusqu’à maintenant est: On doit emprunter pour l’essentiel seulement. Ce qui amène l’autre question: C’est quoi une dépense essentielle? Je n’ai toujours pas de réponse claire à cette question et j’ai rarement vu un politicien faire une dépense qu’il qualiefiait de «superflue». Il y a toujours une bonne raison pour faire une dépense et c’est toujours un «investissement».

      Bonjour M. O’Breham,

      Une dette n’est pas nécessairement une mauvaise chose. En autant en effet qu’on emprunte pour des choses essentielles. Par chose essentielle, on entend un projet accepté par la population. L’idée aussi est d’être capable de la rembourser rapidement, sans hypothéquer les contribuables pour de nombreuses années. Sinon, on plonge dans une spirale qui peut s’avérer sans fin.

      Dans le cas du Québec, la dette augmente d’environ 2 milliards de dollars par année, et ce même si le gouvernement consacre autant d’argent à payer nos créanciers. Même durant les années plus prospères, avant 2008, la dette publique a continué de croître. Comment alors espérer la rembourser un jour?

      Notre niveau d’endettement n’est pas considéré important par nos élus. Ils dépensent sans se poser de question sur comment ils entendent rembourser. Tout le problème réside là.

      Grand parleur

    • @candela
      Selon votre raisonnement, Warren Buffett devrait envoyer une plus grosse portion de ses déductions d’impôt au gouvernement américain sans se battre pour que les autres millionnaires/milliardaires sous-imposés soient obligés de faire comme lui? Pour être conséquent avec lui-même? Ce n’est pas parce qu’on trouve qu’un mesure est plus juste qu’une autre que seuls ceux qui sont d’accord avec devraient en assumer les coûts. Pour ou contre la hausse, ce n’est pas avec un résonnement comme le vôtre que le débat va avancer. Et ça n’a rien à voir avec la gauche ou la droite. Je suis en général complètement d’accord avec vos positions sur ce blogue (très à gauche), mais là ça dérape…

    • @candela

      Vous aussi, vous pouvez faire parvenir votre chèque immédiatement, si vous êtes en faveur du gel ou de la gratuité scolaire; il y a un coût à cela aussi.

      De votre côté, Grand Parleur, lorsque vous parlez de hausser l’âge de la retraite, j’ai déjà émis l’opinion que je trouvais aberrant que le Fédéral ne le fasse que dans plus ou moins 20 ans. Je fais partie de ces “profiteux dretteux” qui seraient presque immédiatement touchés si on le faisait dès maintenant et je serais tout à fait d’accord.

      Tout le monde veut tout et tout de suite et ne veulent surtout pas payer, car ce sont toujours les autres qui doivent le faire. Sur cela, nos jeunes étudiants ne font pas mieux que leurs aïeuls et la calculatrice de l’endettement ne cessera de tourner de plus en plus rapidement!

    • «Par chose essentielle, on entend un projet accepté par la population.»

      Quels projets, dont le gouvernement s’est endetté pour les financer, ne sont pas acceptés par la population? Les ponts et autoroutes? Les barrages hydro-électriques? Les Olympiques? Les montants investis pour nous sortir d’une crise économique?

      « L’idée aussi est d’être capable de la rembourser rapidement, sans hypothéquer les contribuables pour de nombreuses années.»

      Définissez «rapidement» et «nombreuses années»: 2, 5, 15, 40 ou 100 ans? Comment faites-vous pour arriver à un tel chiffre et pourquoi 0 année («payer comptant») est trop rapide?

      La Loi sur les dettes et les emprunts municipaux stipule:

      «1.Le terme de remboursement d’un emprunt contracté par toute municipalité ne peut excéder 40 ans, sous la réserve que ce terme ne peut excéder la durée de vie utile des biens que le produit de l’emprunt permet à la municipalité d’acquérir, de réparer, de restaurer ou de construire.»

      Pourtant, malgré la logique de l’argument et qu’il y est certaines infrastructures et bâtiments avec une durée de vie utile de 40 ans (et +), plus aucune municipalité ne fait d’emprunt sur 40 ans pour ce type d’investissements (on l’a fait dans le passé). Pourquoi: C’est pourtant «logique» et c’est légal?

      Dans le même ordre d’idée: Si un gouvernement, fait un emprunt pour un projet et qu’on doit le recommencer avant l’échéance du remboursement (i.e. durée de vie utile) parce qu’on n’a pas obtenu les résultats espérés, doit-on payer le 2e projet comptant? Quel politicien acceptera de payer les paiements d’un projet qu’il considère inutile ou manqué et en plus payer le sien comptant (évidemment, le meilleur projet du monde)?

      «Dans le cas du Québec, la dette augmente d’environ 2 milliards de dollars par année, et ce même si le gouvernement consacre autant d’argent à payer nos créanciers. Même durant les années plus prospères, avant 2008, la dette publique a continué de croître. Comment alors espérer la rembourser un jour?»

      Mais qu’est-ce qui vous croire que la dette est trop haute? Parce qu’elle augmente? Si une dette acceptable existe et que nous ne l’aurions pas encore atteinte, il est donc normal que l’endettement croît. Particulièrement si l’on compare la dette avec le PIB et que le PIB croît lui aussi.

      Pour je ne sais quelle raison, vous semblez croire qu’elle est trop haute et qu’elle doit être remboursé. Soit. Comme vous ne semblez pas vouloir la rembourser complètement, jusqu’où doit-on descendre? Pourquoi ce chiffre? Doit-on éviter de faire certains projets acceptés par la population (c’est-à-dire «essentiels») pour atteindre cet objectif? Si on rembourse la dette, alors on n’emprunte pas, donc on paye comptant. Si on peut payer comptant ET rembourser la dette en même temps, pourquoi sommes-nous incapable de payer comptant dès le départ?

      Ouf! En voilà une kyrielle de questions.

      Quand 10 % de notre budget est consacré à seulement payer des intérêts sur notre dette, on peut dire qu’on est en situation de déséquilibre. Et tout porte à croire que ce ratio ira en augmentant. C’est vrai pour le gouvernement du Québec, c’est vrai pour plusieurs de nos villes, c’est malheureusement aussi vrai pour bon nombre de ménages.

      Je n’ai pas de solution magique pour faire disparaître notre dette publique. Ce qu’on sait, toutefois, c’est que l’endettement public réduit la marge de manoeuvre des États auprès des prêteurs. La Grèce, l’Irlande et le Portugal perdent de leur souveraineté aux mains des institutions prêteuses. Aux États-Unis, des municipalités ont été acculées à la faillite.

      Le Québec ne pas à l’abri d’un tel scénario.

      Mais la question que je pose porte sur les jeunes. Est-il équitable de leur demander de financer les retraites des plus vieux alors qu’ils seront de moins en moins nombreux à travailler et qu’il est probable qu’ils ne profiteront pas eux-mêmes d’une retraite de l’État? D’où mon interrogation sur la compassion qu’ils manifesteront un jour à l’endroit de leurs aînés.

      Grand parleur

    • «Mais la question que je pose porte sur les jeunes. Est-il équitable de leur demander de financer les retraites des plus vieux alors qu’ils seront de moins en moins nombreux à travailler et qu’il est probable qu’ils ne profiteront pas eux-mêmes d’une retraite de l’État? D’où mon interrogation sur la compassion qu’ils manifesteront un jour à l’endroit de leurs aînés.»

      Le problème n’est pas de savoir qui est coupable et qui est victime. Aujourd’hui, vous dites que ce sont les jeunes qui seront victimes des politiques d’aujourd’hui et, il y a un an, vous disiez que nos élus faisaient de la politique sur le dos des vieux. À ce rythme, vous allez couvrir toute la population en un rien de temps!

      Toutes ces interrogations ne font que nous amener à s’apitoyer sur notre sort. Même si, après maintes discussions, on arrivait à la conclusion que ceux qui ont 65 ans aujourd’hui sont responsables de tous les maux de la Terre et qu’ils doivent payer, dans 20 ans, ils seront tous morts et nous aurons hérité de tous leurs biens, qu’ils soient responsables ou pas. On ne pourra jamais en obtenir plus que ça de leur part.

      Vous n’avez pas de solution magique? Et pourtant c’est là-dessus qu’on doit se concentrer. On s’en fout qui est responsable. Le problème est là, on doit le solutionner. Si une tornade s’abat sur la ville, rien ne sert de savoir qui est responsable de la destruction de nos maisons; On se relève les manches et on rebâti, un point c’est tout. Si possible, on modifie nos techniques de construction en conséquence, basé sur nos expériences.

      Elle est là l’interrogation importante: Qu’avons-nous appris et comment peut-on faire mieux?

    • Votre questionnement est très valable.

      Je réfléchissais justement à cette situation ce soir,en me disant que dans quelques années,ces étudiants auraient peut-être le goût de prendre leur revanche,si l’on peut dire…

      S’ils se font abattre par le gouvernement,ils s’en souviendront.Et il ne sera pas long qu’ils seront en âge de prendre le pouvoir.Et ils le prendront.Avec quelles politiques arriveront-ils,sachant qu’ils en auront eu moins que les vieux,qui vivront alors en hospice-mangeant des patates pilées,des tranches de pain et du Jello?De la façon dont nous traitons nos vieux,actuellement,c’est un pensez-y bien!

      Mais tout de même,tant de chemin parcouru pour simplement 300 millions de dollars annuel-une fraction du budget,pour ainsi dire.

      Combien d’argent se perd de tous les bords tous les côtés,au royaume des ministères québécois?Probablement bien davantage…

      Alors pourquoi,pourquoi la population n’appuie pas les jeunes?Pourtant une grande majorité de la population est déçue du gouvernement libéral,alors que cette même majorité appuie le gouvernement dans sa politique de la hausse des frais d’études!

      ???

      Les vieux ne sont plus d’actualité,et les jeunes risquent de s’en rappeler plus tard.

    • Un beau et brillant papier GP! :)

      Voilà toute la question dans la tourmente actuelle… Je me questionne depuis longtemps sur “ce modèle qui fuit de partout” (je vous la vole celle-là)…

      Bon weekend! :)

    • Je suis un baby boomer, plus précisément la toute fin du cycle. L’idée reçu que cette génération a tout eu est aussi fausse que de dire que tous les jeunes de la nouvelle génération sont des enfants rois. je suis très inquiet de l’ampleur de la dette qui sera transmise plus tard, pourtant je n’ai pas d’enfant, alors pourquoi m’en faire. Tout simplement parce que je crois à la responsabilité de chacun. Un élément qui m’inquiète c’est que la contestation étudiante propose tout simplement le gel, aucune hausse à moins qu’elle ne soit payée par quelqu’un d’autre. Je pensait naïvement que cette génération d’étudiants serait sensibilisée au problème de la dette. Elle propose plutôt de la pelleter à la génération suivante. C’est sans doute la vrai définition du modèle québéçois. Une vision sclérosée, figée, incapable de remise en question. 250 milliard de dette ! et une solution simpliste du genre « faisons payer les riches ».

      Offrir les programmes les plus généreux en Amérique du Nord quand on a pas les moyens de se les offrir relève plus de l’inconscience et de la stupidité que du génie. Il faut envisager très sérieusement d’évaluer chaque programme offert au Québec et de faire des choix difficiles. Soit notre vision de nous même est déformée soit nous refusons tout simplement de regarder la vérité en face. Quand je dis « nous » je parle non seulement de la classe politique mais de la population en général qui est réticente à la remise en question de notre modèle de société. Le choix est simple : Créer de la richesse ou assumer sa pauvreté !

    • Non seulement on va leur laisser nos dettes, mais on veut qu’ils commencent encore plus endettés.
      A cette dette, il ne faut pas oublier, même que le tout n’est pas encore chiffré, il y aura des couts associés à la pollution, décontamination, problèmes de santé liés à cette pollution(asthme,cancer,allergie…), les pertes en fertilité de nos terres(si elles nous appartiennent encore), les problèmes de décroissance économique en rapport avec la baisse de valeur dans l’immobilier(quand les boomers, majoritaires, voudrons vendre leurs maisons, trops de vendeurs vs acheteurs), et on pourrait continuer longtemps.
      Nous abandonnons un système d’appuis intergénérationnel, pour un montant qui représente à peu près .5% du budget gouvernemental, je ne pourrai jamais blâmer les jeunes plus tard, de ne pas prendre nos besoins(bien plus élever que le .5%) en considérations.

      Encore plus, je les encourage à s’y préparer tout de suite, et à nous faire part le plus vite possible de l’orientation de leurs pensées. Si jamais quelqu’un voulait quitter plus vite, que de faire face à ce revirement de situation, tout à fait logique.

      Le proverbe chinois disait: si ton fils a faim ne lui donne pas de poisson, mais montre lui à pêcher.
      Le prochain sera, ne lui montre pas à pêcher, y a pu de poisson…

    • La nuit porte conseil parait il mais je n`ai jamais longtemps l`impression que le positivisme puisse continuer à regner plus de quelques heures dans les conditions actuelles.

      Or comme il se doit dans toute évaluation ou plusieurs intervenants viennent évaluer une situation, il faut d`abord enlever les notes extremes.
      Dans ce cas ci il importe de mettre de coté les polarisés autant ceux qui veulent que l`armée s`en mêle que ceux qui veulent la gratuité totale. Or dans ce groupe il faut aussi inclure les principaux intervenants ,gouvernements et représentants d`associations qui ne sont pas prêts à discuter car ils sont en conflit d`intérêt.

      Il faut aussi ajouter un soupcon de respect dans le débat .

      Parce qu`on s`entend tous sur une chose : ca va pas ben.Personne ne croit non plus à la pensée magique qui veut que demain tout va être beau, tout va être oublié.

      Je crois qu`il faudrait aussi et surtout parler des vraies choses. L`injection d`argent supplémentaire provenant des poches des étudiants va t- elle regler le problême de puit sans fond financier auquel est confronté la société québécoise ? Poser la question c`est y répondre.

      On sait tous que tantôt il faudra ouvrir le robinet de la santé et donc pour y arriver en fermer quelques autres. Allons nous attendre d`avoir le nez collé dessus avant d`agir ? On le sait tous qu`il faut redéfinir le role de l`état et le réorienter alors pourquoi attendre? C`est plus que des états généraux sur l`éducation qu`il faut c`est un débat sur la société québecoise.

      Désirons nous continuer de mettre de l`avant l`état providence qui finance tout,qui subventionne tout et qui maintient financierement à flot des entreprises moribondes ?

      Le vrai problême c`est le manque d`intervenants crédibles pour attaquer cette tâche. Charest et ses squellettes ? Marois et ses faiblesses? Legault qui se désintegre?Khadir et son idéalisme irréaliste ?

      Plus ca va et plus l`idéal serait que Charest démissionne et que sa succession ait plus de colonne que lui pour vraiment affronter la réalité sans hypocrisie ni intérêts partisans. Marois va s`accrocher au pouvoir pendant des siecles et les autres sont des intervenants trop marginaux.

      Qu`on arrête de s`accrocher dans les fleurs du tapis et de détourner le débat. Parlons des vraies choses et de la facon juste de s`enligner pour à court ,moyen et long terme nettoyer notre soue. Il y aura des décisions difficiles à prendre mais faut refaire l`omelette…

      Il est clair que cette crise n`a pas de couleur politique et qu`il est maintenant question de société et d`enjeux autrement plus gros que ce que les petits politiciens nous offrent. Alors mettons vraiment à profit ces sociologues,politologues et détenteurs de chaire de tout acabit qui semblent avoir la science infuse afin que les enjeux fondamentaux du Québec soient mis de l`avant au dela de l`appartenance à une idéologie ou a un dogme.

      Je pense qu`il faut s`élever au dessus du débat que le Québec nous a imposé depuis 50 ans. On en est rendus là.

    • D’accord avec vous sur l’essentiel de vos points. J’ai 41 ans, l’équivalent de deux bacs, une job relativement bien payée. Et pourtant, jamais je ne pourrai espérer connaitre une retraite aussi confortable que celle de mes parents. Si et je dis bien si la compagnie pour laquelle je travaille ne ferme pas, n’est pas « restructurée » ou déménagée en Inde, j’aurai dans 20 ans une petite retraite qui représentera à peu près 50% de mes revenus de travail. Très loin derrière mes parents qui, avec la seule pension de mon père font le double de mon revenu de travail actuel.

      Et effectivement, mes parents ne veulent absolument, mais absolument rien savoir de cette jeunesse qui veut, à juste titre, sa part du gâteau….Quel drame pour eux d’entendre des casseroles pendant quelques minutes….

      Je suis content aujourd’hui que la jeunesse donne un gros coup de pied au derrière des baby-boomers présentement au pouvoir. En 1990, lors du premier dégel, les « X » que nous étions avons fait rire de nous avec notre grévette de 3 semaine et unique manif d’au plus quelques centaines de personne.

      Là le gouvernement ne rit plus et c’est tant mieux. J’ai juste peur que les débordements policiers en poussent certains vers des actions plus radicales. Espérerons que ça n’arrivera pas. En passant, on en est actuellement au triple d’arrestations par rapport à la crise d’octobre et ce même si le « désordre » causé par ce conflit n’a jamais tué personne ou fait des dommages supérieurs à quelques vitres brisées ou peinture d’autos esquintée.

      Mais au-delà de ces considérations personelles; j’ai surtout à cœur mes deux ados qui s’enlignent pour de longues études universitaires. Je n’ai pas envie qu’au bout de leurs études, ils se retrouvent avec un passif de 40.000$ alors qu’ils partent dans la vie…

      Sur un autre point, je trouve nos trois jeunes leaders étudiants, admirablement bien structurés et cohérents. Même GND. Il faut les voir se faire « rincer » par des journalistes/chroniqueurs enragés et totalement irrespectueux (Stéphane Gendron est un bel exemple). Jamais ils n’ont cédé à la provocation et sont demeurés très calmes, s’en tenant à leur ligne.

      Lâchez-pas!!

    • “Une dette n’est pas nécessairement une mauvaise chose. En autant en effet qu’on emprunte pour des choses essentielles. Par chose essentielle, on entend un projet accepté par la population.”

      En effet, parce que les garderies a 7$, l’assurance-médicament, me souvient pas d’avoir eu a me prononcer la-dessus en tant qu’électeur, Lucien Bouchard a l’époque, pendant la campagne électorale disait : il faut arreter le vent de droite qui souffle sur le Québec; il; faut arreter Jean Charest, le Mike Harris du Québec, y’a jamais dit : je vais couper dans les hopitaux, après ca quand on sera rendu,supposément, a l’équilibre budgétaire, ben je vais vous couper vos allocations familiales et vous imposez des garderies a 5$, pis une assurance-médicament obligatoire. J’eu t’aimer me prononcer la-dessus pendant un élection avant qu’on nous rentre ca dans gorge de force avec les résultats qu’on voit aujourd’hui, des paniers percés.

    • Finalement force est de constater que les gâtés-pourris sont les baby-boomers. On en connaît tous des retraités qui ont à peine 60 ans et qui ont une retraite à hauteur de 80% du salaire des 5 diernières années de leur vie active, indexés au coût de la vie. Les policiers entre autre qui fessent allègrement sur les étudiants en sont.
      Réalise t’on que que le gouvernement libéral de Charest à refusé à deux reprises, le 1er et le 23 mai la médiation proposée par les étudiants.
      Réalise t’on que le coût de cette crise dépasse déjà largement la hausse qu’on veut imposer aux étudiants.
      Réalise t’on chez les baby boomers qu’on est entrain de donner aux libéraux, un chèque en blanc pour 4 autres années de corruption et de bradage de nos richesses naturelles.
      Réalise t’on que la seule façon de s’éviter un chaos social qui risque de perdurer de nombreuses années c’est de sortir ce gouvernement devenu illégitime pour 75% de la population.
      Réalisez vous, vous les baby boomers qu’on se sert de votre nombre pour des fins purement électoraliste, au fond vous êtes le tapis sur lequel les libéraux s’essuient et que votre petit confort cessera dès qu’un nouvelle génération prendra le pouvoir.
      Préparez vous à manger mou longtemps, car vous êtes déjà édentés.
      Aurez-vous la capacité de réfléchir pendant qu’il en est encore temps sur ce qui s’appelle la solidarité intergénérationel et le bien commun.
      Amen

    • Et de cela Grand parleur allez-vous en parler?
      Prenez la peine de lire le contrat de vente.

      http://www.lequebecois.org/chroniques-de-patrick-bourgeois/un-ami-de-la-clique-au-front

      Comment croire un gars comme Rozon?
      Louise April(Laloue)

    • Les Boomers ont parqué leurs vieux parents dans des mouroirs à bas prix; ils n’avaient pas le temps, pas le loisir de n’en occuper. Les vieux, c’est laid, c’est pas assez lyrique. Les Boomers étaient trop absorbés par leur désir de “changer le monde” en faisant la fête entre copains et en se trouvant donc bons. Il faut dire que la Révolution Tranquille, ce sont leurs parents qui l’ont faite. Eux, ils étaient trop jeunes en 1962, 1967; on leur a dit qu’ils étaient les Enfants de Avenir, on leur a offert l’État-providence, la gratuité, le gel. Ils ont trippé fort. Ils sont maintenant vieux et aigris. Et ils ont peur que leurs enfants soient aussi égoïstes qu’eux.

      H. Dufort

    • Moi, je ne me souviens pas avoir voté pour faire vivre les autochtones, ce sont nos ancêtres qui ont pris cette décision injustifiée et déplorable: les autochtones étaient un peuple vaincu, alors pourquoi dois-je payer pour eux aujourd’hui? Ce qui ne veut pas dire que je les exterminerais pour autant…
      Alors les baby-boomers, qui n’ont pas connu l’instruction collégiale et universitaire gratuite, qui n’ont pas connu le généreux congé-parental, les garderies à 7$ par jour avec des salaires inférieurs à ce qui se gagne aujourd’hui, l’assurance-maladie n’a pas toujours été là, la fécondation in-vitro gratuite, cette génération qui a dû payer pour les enfants handicapés, cette génération qui a travaillé depuis son jeune âge et s’est battu pour les salaires et conditions de travail qui prévalent aujourd’hui, cette génération qui ne pouvait se permettre de prendre une année sabbatique….je pourrais vous en énumérer encore longtemps des réalités sociales des boomers…
      Vous pensez que la jeune génération va en vouloir aux aînés? La différence entre ces générations réside dans le fait que les jeunes vivent la belle vie alors qu’ils sont jeunes et en santé, alors que les aînés vivent leurs belles années en fin de vie… Quand est-on à mieux de savourer et vivre la belle vie???

    • Je viens d’écouter l’entrevue de rozon et de M.Gabriel Nadeau-Dubois,
      sur R-Canada(11.30)

      J’ai bien apprécié cette fois l’impartialité de Mme Dussault.
      Chacun ayant parlé l’un à la suite de l’autre, comme ça la grande yeule à
      rozon n’a pu constamment couper la parole à l’autre.

      Désolant, de voir cette vieille pipe de rozon toujours tenter de ridiculiser GND.
      Dégoûtant, d’entendre ce cher$$$$$$$$$$$ rozon avec son petit rire niais,
      se targuer de représenter le privé….heille où est le privé quand on carbure
      aux subventions, et ce depuis toujours.

      Cet homme donne le goût de vomir par son arrogance, sa suffisance.
      Il parle selon son éthique et sa conscience……ALLO!!!!

      Et bien rozon, vous ne parlez pas pour moi et taisez-vous s’il vous plait,
      vous n’êtes pas du tout crédible.
      J’ai beaucoup plus confiance aux jeunes qu’en vous.
      Oui, ils font des erreurs et ils en feront encore, eux au moins ont l’excuse d’être jeunes.

      Vous, vous n’êtes qu’opportuniste puant.

      Je suis montréalaise, et je suis rassurée.
      Je participerai aux festivals avec plaisir, et sans aucune crainte.

      Cessez cette joute bassement hypocrite qui ne fait que le jeu de Charest.
      Crise voulue et maintenue par le gouvernement.
      Louise April(Laloue)

    • @alexandrine55: J’aurais tendance à dire qu’il vaut mieux trimer dur lorsqu’on a l’énergie pour le faire. Lorsque nous sommes affaiblis, je préfèrerais l’avoir plus facile.

    • @alexandrine55:

      La belle vie? J’ai 32 ans et encore en copropriété… RAISON, des maisons qui valent 3 fois le prix sur le marché. RÉALITÉ, maison unifamiliale en 1985 de bonne dimension avec terrain: 95 000$, aujourd’hui même maison avec rénovation au fil du temps: 295 000$… Pourquoi, je ne sais pas… Les salaires ont-ils augmentés si grandement en 30 ans… pas certain avec le coût de la vie… Alors on fait quoi? On poursuit cette comparaison futile de ceux qui se sont battus pour que les jeunes vivent confortablement? Les jeunes se battent et moins jeunes se battent avec le coût de la vie qui a astronomiquement augmenté depuis les années 1980 et des salaires qui ont suivis de façons timides et des emplois de qualité qui sont disparus (permanence, avantages sociaux, etc).

      Continuez à croire à votre texte… les jeunes sont peut-êtres confortables car ils habitent encore chez leurs parents mais lorsqu’ils n’y seront plus vous viendrez me dire qu’ils l’ont facile…

      Pour vos “indiens” ils n’ont jamais demandez ce genre de sort de vivre dans des “ghetto” au crochet de l’état providence, le colon les a acheté avec leur silence et une promesse d’une vie tellement meilleure… regardez ce qui se passe dans les réserves,vous appellez cela une vie meilleure?

      Bref… votre texte est bien représentatif de la gouvernance actuelle et des décisions prises… Continuez à profitez de votre “belle vie”… les autochtones ne vous dérangeront pas n’ayez crainte, les générations en dessous de la vôtre oui par contre et ils sont beaucoup!

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