Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mardi 20 décembre 2011 | Mise en ligne à 18h36 | Commenter Commentaires (31)

    La reddition des colonisés

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    Qu’est-ce qui est le plus décourageant : que le nouvel entraîneur-chef du Canadien ne parle pas un traître mot français ou bien que des Québécois ne semblent pas indisposés par la chose ?

    Voici quelques commentaires recueillis dimanche par mon collègue Maxime Massé lors d’une vox populi sur la nomination de Randy Cunneyworth à la tête du Canadien :

    « Ça n’a pas d’importance pour moi. S’il est capable de faire gagner l’équipe et d’aller chercher des victoires, les fans vont être contents. »

    « Qu’il parle français ou anglais, ça ne me dérange pas. »

    « Je m’en fous en autant que l’équipe fournisse des performances adéquates sur la glace. »

    « (…) C’est certain qu’il faut qu’il s’adapte, ce serait important qu’il apprenne le français, mais ça ne me dérange pas en soi. Anglophone ou francophone, tant qu’il fait bien marcher les joueurs sur la glace, c’est ma première préoccupation. »

    En résumé, la seule chose qui compte, c’est que le club gagne.

    C’est là tout le problème avec ce énième débat linguistique : se faire respecter en tant que peuple francophone, ça ne semble pas important pour une grande partie de la population. Pire, telle une bande de colonisés, elle s’en contrebalance.

    Cet état d’esprit fait que des patrons d’entreprise, les dirigeants de l’une de nos plus importantes sociétés d’État et le gouvernement canadien ont les coudées franches pour offrir des emplois et confier des mandats à des unilingues anglophones sans se soucier de la spécificité du Québec, de son fait français, base de sa culture et de son identité.

    Oublions un instant The Montreal Canadians et regardons ailleurs chez nous. Comment peut-on accepter que la langue de travail ne soit pas le français à la Banque Nationale et chez Bombardier ? Comment peut-on accepter que de gros bonnets d’une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec ne puissent s’exprimer en français ? Comment peut-on accepter les nominations par le gouvernement fédéral d’un vérificateur général unilingue, de deux juges à la Cour suprême qui ne sont pas bilingues, et du responsable des communications du premier ministre Stephen Harper qui ne parle pas français ?

    Le directeur général des Montreal Canadians, Pierre Gauthier, ulcéré des questions des médias portant sur l’unilinguisme de son nouvel entraîneur-chef, a eu cette sidérante réponse : « une langue, ça s’apprend ».

    Apprendre le français ! On a aussi entendu ce vœu pieux de tous ces unilingues anglophones embauchés par la Banque Nationale et la Caisse de dépôt et placement. Apprendre le français, c’est exactement ce qu’ont promis de faire les deux nouveaux magistrats de la Cour suprême et le vérificateur général du Canada. L’entraîneur-chef Cunneyworth s’est aussi engagé à s’y mettre…

    Tiens, une suggestion : on devrait donner une amende à tous ces unilingues anglophones qui une fois en poste disent qu’ils vont apprendre le français.

    Soyons réalistes ! Il est trop tard pour eux ! S’ils avaient vraiment de l’intérêt pour le français, pour faire progresser leur carrière, ils auraient pris des cours bien avant.

    Randy Cunneyworth a été embauché en juin 2010 par The Montreal Canadians pour diriger son équipe-école de la Ligue américaine à Hamilton. Pourquoi ne s’est-il pas alors familiarisé avec la langue française ? Ce ne sont pas seulement les joueurs qui sont rappelés des mineures pour se joindre au grand club ; les entraîneurs aussi graduent parfois. Autant se préparer tout de suite, aurait dû se dire Cunneyworth. Il ne l’a pas fait. Parce que comme bon nombre de Québécois, s’est-il sûrement dit, ce n’est pas important.

    Cet autre épisode linguistique déchaîne les anti-Québécois ailleurs au Canada. Ils nous salissent à la radio, sur internet, dans les blogues, les médias sociaux. Tout ça parce que des Québécois se tiennent debout en exigeant que le porte-parole d’une institution comme le Canadien soit capable de leur parler dans leur langue.

    Est-ce trop demander, en 2011, que les Canadiens ailleurs au pays comprennent notre attachement pour notre langue ? Peuvent-ils accepter que nous voulions la conserver à tout prix ? Comment réagiraient-ils s’ils étaient dans nos souliers ?

    On dit que gagner, ce n’est pas tout. Mais se faire respecter en tant que francophone, ça devrait être au cœur des préoccupations de tous les Québécois. Sinon, c’est la reddition des colonisés.


    • Y’aiment pas ça la chicane. C’est pour ça qu’ils tendent l’autre joue et votent pour les Ninis caquistes. Un ‘tit peu maso mais bon…

    • Bravo!

    • «..gagner, ce n’est pas tout. Mais se faire respecter en tant que francophone…»
      Voilà bien une fausse opposition. Quel gagnant ne se fait pas automatiquement respecter?…

    • Bonne cause, mauvaise cible

      Je suis pour la défense de la langue française mais je trouve que la présente levée de boucliers face à la nomination de l’entraîneur des Canadiens est exagérée et fort mal placée. Honnêtement, je trouve même ça un peu hypocrite.
      Les joueurs sont à 75% (sinon plus) unilingues anglophones. Et franchement, si l’équipe gagnait on en ferait pas tout un plat.
      Pendant ce temps là on laisse nos étudiants graduer en secondaire 5 et au Cégep avec un niveau de Français tout simplement horrible (j’en sais quelque chose, j’ai déjà enseigné). Pas besoin de regarder loin, on a qu’a regarder le nombre de fautes que certains font ici sur les blogues. Une langue ne pourra se défendre longtemps si la majorité de ceux qui l’utilisent le font mal. Il est là le vrai problème de fond. Évidemment c’est plus facile de crier au loup que de planter une bonne clôture pour l’empêcher de venir bouffer les chèvres. Peuple de paresseux que sont les québecois parfois.

      Pierre Denis

    • @ Michel

      Tu écris: “Le directeur général des Montreal Canadians, Pierre Gauthier, ulcéré des questions des médias portant sur l’unilinguisme de son nouvel entraîneur-chef, a eu cette sidérante réponse : « une langue, ça s’apprend » Apprendre le français ! ”

      C’est là que tu fais erreur! Il voulait parler de l’anglais et ils parlaient des partisans… Voyons, faut être réaliste et ne pas interpréter….

      En fait, doit-on en rire ou en pleurer…. Là est la question!

      Analyse très intéressante. Peut-être avez-vous raison.

      Grand parleur

    • Je commence à me demander s’il n’y a pas collusion pour saper le fait français à petit feu. Juge et vérificateur à Ottawa, Hauts dirigeants de la Caisse de dépôt, de la Banque Nationale, de Bombardier, du Canadien… Et quand le bulldozer conservateur va passer, ce printemps, le gouvernement Harper pourra masquer ses décisions idéologiques sous le couvert de compressions budgétaires en réduisant les services bilingues, l’aide aux collectivités minoritaires, le financement de Radio-Canada, l’aide à la culture. Déjà qu’on accepte de se faire servir en anglais dans les commerces et restaurants de Montréal !
      Grâce à la tolérance (l’apathie) des Québécois, on reviendra à ce que c’était dans les années 50. Des boss qui exigent qu’on leur parle en anglais et des raisons sociales dignes de la Nouvelle-Angleterre : Laliberte’s plumbing, Dufour’s grocery, Lagace’s furnitures.
      Cette phrase du poète Claude Péloquin, gravée dans la murale du Grand-Théâtre de Québec, prend de plus en plus son sens : « Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves? C’est assez! »

    • @ northernbud Je suis d’accord à 110%.

    • INTÉRIM

    • Bah! Montréal redeviendra Montreal comme voilà plus de cinquante ans. Les Montréalais sont en train de se faire «anglaiser»… ;-)

    • C `est tellement pas à ce niveau que devrait se faire le débat mais tellement pas ! Je comprends la fierté,l`institution,l`histoire et tout cela et suis d`accord avec la plupart des commentateurs qui s`insurgent.

      La clé de cet éternel débat c`est le gouvernement. Au lendemain de leurs commentaires dénoncant le CH et la nomination d`un entraineur par intérim on annonce que la hijab sera permis parmis les agents correctionnels au Québec. Une petite nouvelle comme ca en douce sous le tapis pendant que le québécois lui, pensait a son équipe chérie.

      Si je veux que le francais soit respecté et priorisé c`est par le renforcement de la loi et des coutumes que ca va se faire. Que le CH soit 100 % franco ne changera rien du reste de la ville de Montréal.Ainsi pendant 4 jours on a débattu sur un sujet qui nous semble prioritaire alors que l`effritement de notre culture et de notre langue se fait ailleurs mais pour cela , personne ne se leve et le PLQ peut continuer à regner sans trop trop de vagues …

      Tant et aussi longtemps que le Québec ne se prononcera pas sur les vraies choses le ROC a bien raison de rire de nous.

    • Il faudrait demander à ceux qui nous salissent s’ils aimeraient avoir un coach unilingue francophone chez eux, comme à Edmonton ou Calgary par exemple.

    • Le problème c’est qu’on se tien debout pour des ostis de connerie. Il y a des problème BIEN plus urgente au Québec que le CH avec un coach PAR INTÉRIM!!!!! Vous comprenez le français?? INTÉRIM!!!!!

      Comme disait northernbud pendant ce temps les enfants des 40ans et plus et probablement de ceux qui chiale le plus présentement, sortent du secondaire 5 avec un français pathétique, mais c’est pas grave!! LE CH a un coach PAR INTÉRIM bilingue, c’est plus urgent de régler cela!! La lois 101 n’est pas respecté au Québec, mais c’est pas grave notre grande ministre nous dit qu’elle est pas en désaccord avec le choix du CH.

      En passant un coach anglo était pour une 20e de match coach des Nordique en 90!!!

      Tout les derniers coach bilingues que nous avons eu, les journalistes ont passer leur temps à leur cracher au visage et les descendre jusqu’à ce qu’on les foutent dehors!! C’est mieux ça!!

    • noels,

      Ceux qui nous salissent savent eux que un coach unilingue francophone pourrait PAS être coach CAR 90% des joueurs dans la LNH parlent ANGLAIS!!!! Allumer!! Faut croire que ceux qui nous salissent sont plus brillant que vous!!

    • Le coach anonne tojours les mêmes réponses, clichés, expressions consacrées lors des entrevues d’après-parties, d’avant-match, d’après-entrainements, d’avant-pause-pipi …
      Qu’est-ce que ça change qu’il ne parle qu’anglais. Les traducteurs à RDS choisiront parmi 20-30 phrases types et l’afficheront au bas de l’écran.

      Onze choachs en 21 ans. J’espère que ce n’est pas le coach qui est l’expression de l’âme du club sinon on est un club sans âmes. L’âme du club, ce sont les joueurs. Combien y-a-t-il de joueurs francophones ? Trois !!! Combien vous voyez de jeunes jouer au hockey dans la rue avec le nom du coach dans le dos ? ZERO. La priorité un, ce sont les joueurs. Proportionnellement, il devrait y avoir une grève nationale jusqu’à ce qu’on ait au moins une vedette francophone avec Les Canadiens. La réaction pour le coach est grandement exagérée.

      Moi aussi, je préfererais un francophone. Mais ce n’est pas la priorité. La situation demandait de faire vite et Gauthier a fait vite. Il a pris le meilleur qu’il avait sous la main pour assurer une continuité (tant qu’à faire ça, il aurait du garder Martin).

      Et si il avait pu nommer Captain Kirk Muller, ça chialerait beaucoup moins. Quand le commentateur de RDS entre les deux bancs parle à l’assistant-coach pendant la partie, combien se sont insurgés parce que ça s’est toujours fait en anglais ? Personne. Ca veut tout dire parce que l’assistant-coach en disait souvent plus que Jacques Martin en une semaine.

    • @northernbud

      “C ça qui é ça…” 100% d’accord avec votre commentaire. Le respect et l’application d’une langue débute par ceux et celles qui la pratique. Combien d’entre-vous “texte2 en écrivant au son, parle le “streetslang”, le “franglais”, écrive des statuts Facebook en anglais ou autres divergences de la langue française?

      Quand ton peuple à de la misère avec sa langue, il est le premier responsable de sa perte…

      André Dubois

    • Monsieur, votre esprit de constante victimisation n’aide personne et laisse en cadeau aux générations futures l’idée qu’ils n’existent que pour résister, pas pour gagner, pas pour grandir, pas pour créer mais seulement pour RÉ-agir et se plaindre, s’offusquer etc. devant des anglais. Si vous tendiez un peu plus votre compréhension vers le reste du Canada comme vous souhaiteriez que le ROC le fasse pour le Québec, vous comprendriez leur point de vue, qu’en fait, ils réagissent au salissage à tour de bras (et je suis franchement désolé mais le traitement réservé à M. Cuneyworth dans le monde Québécois n’as absolument rien de courtois) d’une personne qui n’est la que pour travailler et qui n’a pas choisit sa place (bien sur il aurait pu refuser mais qui repousse un gagne pain?). Ils perçoivent ça de mauvais goût étant donné l’innocence de Randy. Et si les jeunes d’aujourd’hui SE CONTREFICHENT qu’il soit anglophone s’est bien parcequ’ils savent qui ils sont, se sentent bien dans leurs peau et ne veulent pas vivre dans l’ombre de la victimisation comme leurs parents l’ont fait. Voila tout. De plus, le québec à gagné plusieurs batailles sur le plan linguistique mais il rétrécit comme peau de chagrin. 1,000,000 d’habitants de plus en 20 ans (20 ANS!) ce n’est pas ce qui donnera au Québec du poids dans le monde (indépendant ou non). Pour ce faire respecter dans ce monde il faut gagner! À Montréal dans les années 60 on exigeait du changement et on pouvait le faire parcequ’on était une ville de gagnants. Aujourd’hui Montréal, le Québec, le CH, c’est perdant, ça rétrécit, ça se recrocqueville, laissez nous trouver nos moyens de gagner de temps en temps…. Pour terminer j’aimerais dire que si le coach aurait été Suédois, il n’y aurait pas eu tant de problèmes, mais ici, au Québec on aime laisser mijoter en nous la haine de l’anglophone, se sentir la victime des autres. Si les gens interviewés dans la rue ne partagent pas se désir. Hé bien tant mieux pour eux…

    • Si nous voulons que le Rest Of Canada nous respecte en tant que peuple francophone, faudrait peut-être commencer par nous respecter nous-même, par exemple en arrêtant de remplir le Bell Center pour aller encourager les Montreal Canadians, comme vous dites, qui, soit dit en passant, n’alignent que trois joueurs québécois, mais ça, ça ne dérange personne on dirait.

    • @ Grand Parleur,

      Les réactions des gens sur la rue ne sont absolument pas surprenantes. Ça fait longtemps que les Québécois se foutent de leur langue. À preuve, regardez comment ils la parlent. En plus ils se sont dit non deux fois à eux même… Sur une question qui était de surcroît tellement “diluée” que tous n’avaient rien à perdre en disant oui.

      Quand pendant deux siècle, la source de tous tes malheurs, est la consonnance de ton nom de famille et la langue que tu parles, ça donne envie de bafouer et de malmener cette foutue langue… Et de s’en foutre.

      Ça fait longtemps que les Québécois ont un réflexe naturel d’assimilés. Maintenant qu’ils ne sont plus protégés culturellement par l’ombre pesante de leurs clochers, l’assimilation effective et finale va se faire très vite. Et ces réactions d’un vox populi face à l’embauche d’un “coach” unilingue anglais à la tête du Canadien en est la preuve.

      Benoît Duhamel.

    • On demande au coach du Canadien de parler le français alors que nos jeunes pure-laine on du mal à le parler correctement en sortant de l’école. La fierté… Pff! On devrait peut-être commencer par se respecter soi-même.

      Quant à l’opinion des unilingues (unilingues anglophone est un pléonasme) du reste du Canada, on s’en crisse.

    • Quel titre: La reddition des colonisés.
      Des colonisés il y en a à la pelle au Québec. La plupart ne savent même pas qu’ils en sont. Peut-être comprendaient-ils mieux si on les appelaient des cocus contents.
      Ceux-ci ont le nez collé sur l’arbre et ne voient pas la forêt qui est en train de les étouffer.

      On s’est dit “non” deux fois en 80 et en 95. Et en 2011 on a voté en mouton pour un parti fédéraliste, ultra centralisateur pour supposément brasser les cartes. Pour une moustache et une canne on a jeté tout d’un bloc ceux qui s’appliquaient depuis 20 ans à défendre nos intérêts à Ottawa. Pour qui, ma foi, pour une gang de nobody, certains ne parlant même pas notre langue et d’autres qui se révèlent plus insignifiants les uns que les autres.

      Certains constatent à regret que les jeunes Québécois ont moins d’entrepreneurship que les Canadiens des autres provinvces et ils font semblant de s’en désoler. L’Hypocrésie à son meilleur: quand on répète ad nauséum depuis les années 80 que l’on est trop petit, que l’on est pas capable, que l’on est pas assez riche etc, etc, pas surprenant que l’on s’écrase.

      Les conséquences commencent à peine à nous frapper de plein fouet. Et lorsqu’on met l’abandon du français sur la mauvaise qualité de notre langue parlée on démontre notre ignorance de ce qui se passe ailleurs. Allez parler à un américain moyen, vous constaterez vite la qualité médiocre de l’anglais qu’il parle. N’avez-vous jamais conversé en espagnol avec un mexicain chez lui dans son patelin, vous aurez de la difficulté à le comprendre. Pourtant ces deux peuples sont fiers de qui ils sont. Ici on a la fierté à hauteur de son porte-feuille et encore, certains le porte bien bas.

      Je termine pas les paroles d’un homme sage: A l’aube du 21ième siècle, il n’y a plus de territoires à conquérir, il n’y a plus de peuples qui puissent tolérer la domination sans disparaître. Et c’est ce qui nous attend d’ici à peine quelques générations. Nous deviendrons un gros Nouveau-Brunswick, avant de disparaître complètement.

    • @grand parleur et autres névrosés

      Vous me faite honte d’être Québécois de souche. HONTE, vous entendez ? La so-called protection de votre identité vous aveugle au point de verser dans la xénophobie crasse. C’est laid, VOUS êtes laids, bande de ploucs.
      Tenez vous le pour dit: vous aurez de la résistance, et pas à peu près, avec la radicalisation de votre projet nationaliste moribond. Vous aurez de la résistance et pas seulement venant des gros-méchants-anglos ce coup là, ça va venir de partout. Votre idéologie fasciste moyen-âgeuse ne passera pas. Jamais. Ever.

      Jonathan Ménard
      Montréal

    • Tant que la qualité de la langue ne sera pas une préoccupation pour une majorité d’entre nous, nous subirons à moyen terme le sort des Cajuns, des francos hors Québec (que nous avons abandonné) et du million de franco-américains qui ont immigré au début du 20ème siècle. Le franglais de contremaître anglophone des années 50 parlé par 75% de la population et notre 50% d’analphabètes nous entraîneront vers l’extinction à moyen et à long terme. Quant à l’argument des américains et des mexicains versus l’anglais d’angleterre et le castillan, il ne tient pas car le féminin reste féminin et le masculin reste masculin quand ils s’expriment…pas de: tchèques tes breaks, y sont slacks, pas de changements de syntaxe ds ces cas -là…mais je sais que c’est peine perdue que d’espérer un meilleur français, c’est trop d’effort d’ouvrir un dictionnaire de nos jours…de toutes façons, je serai mort mon frère…

    • Juste un ajout:regardez vos pièces de monnaie:vous êtes britanniques!!! colonisés on l’est depuis longtemps . C’est pas parce que ds votre tête vous vous croyez un pays que les lois de la physique ne s’appliquent plus. Et en plus il y a un déclin démographique qui s’amorce…vous croyez vraiment qu’on va être aimable avec nous si on n’a pas un taux de reproduction plus élevé? La politique c’est un rapport de forces…descendons de notre nuage peu importe lequel!!!

    • Le niveau de français du québecois moyen est tellement mauvais que d’ici quelques années il n’en restera presque rien. Je suis anglophonne et mon français (oral et écrit) est meilleur que 99% de la population du québec.

      Si vous voulez sauver le français, commencez par arrêter de niveler les examens et cours de français vers le bas. Commencez par savoir le parler correctement. (vous étant les québecois en général, pas le Grand Parleur)

      Après ça, vous pourrez venir parler de la gestion d’une entreprise privée.

      En attendant, si ça vous ennuie tant que ça, ne regardez plus le hockey, ou devenez des fans des sénateurs…

      T Rightman.

    • les québécois n’ont besoin de personne pour condamner le fait francophone en Amérique du nord ils y arrivent très bien par eux-mêmes !

    • Le Général Amherst a déjà remis des couvertures infestées aux indiens dans la région de Montréal et ceux-ci n’ont pas eu la vie bien longue par la suite. Les Conquérants de 1760 prenaient possession de leur butin et du monde qui s’en servait, mais il fallait régler la question de la langue et de l’allégeance à la Couronne. En 1763 on a abandonné le Serment du Test, mais on a jamais abandonné le défi de taille d’assimiler tous ces français.

      Les Britanniques ont du modifier continuellement ce défi et la manière de le réaliser. Bien que le Canada soit considéré comme un pays bilingue, la majorité allophone et anglaise rejette cette loi promulguée sous Trudeau un pea soup et donc, dans les faits, cette loi est pratiquement caduque. Cette loi ne sert que pour épater la galerie. Les francophones du Canada dans les autres provinces, ne font que survivre et ils sont priés de ne pas faire trop de bruits. Je mettrais ma main au feu que ce sont les Canadiens les moins bruyants au pays, contrairement aux Québébois qui se sont faits une bien mauvaise réputation dont celle d’être la province la plus corrompue au pays.

      Quand on parle de déclin, on a en tête le Déclin de l’Empire Américain, mais blague à part, de quoi aurait eu l’air un film intitulé: Le Déclin du P’tit Québec? Devrait-on, pour ceux et celles qui sont encore pratiquants dans la Foi Catholique, apprendre nos prières en anglais au plus tôt? Tout d’un coup que nos prières risqueraient de ne plus se rendre même au ciel. Sait-on jamais.

      L’Anglais devient de plus en plus une langue universelle, j’imagine qu’à un moment donné, on va se ramasser avec ONE PLANET, ONE COUNTRY, ONE PRESIDENT, ONE INCOME TAX, ONE RELIGION, JUST WALL MART and ONE GOD.

      Gilles Pelletier, Québec

    • Je déteste l’utilisation que vous faites de l’adjectif « colonisé ». Ça n’a rien à voir avec la situation. Pourquoi, par exemple, certains des commentaires les plus virulents parlent du «coach» du Canadien et non pas de l’entraîneur. Une langue, ça se protège de plus d’une façon, et non pas en l’imposant à ceux qui ne la parlent pas.

    • Si les Québécois devenaient tous bilingues, comme il se doit, à commencer par l’aspirante à la mairie de Montréal, ville bilingue, et sa consoeur aspirante à la présidence de la République du Québec, il n’y en aurait pas de problème. Dites, c’est quoi qui est ’scandaleux’ : qu’un entraîneur intérimaire d’équipe sportive ne parle que la langue de son sport, ou qu’une trâlée de Québécois ne comprennent pas LA Langue du monde, de la planète, celle par laquelle on peut quasi tout apprendre, tout savoir, se faire comprendre partout, en tout ?

      Parizeau, si, si, Parizeau, a dit qu’il botterait le derrière à quiconque n’apprendrait ou ne comprendrait pas l’anglais. À raison. A fortiori cela s’applique-t-il au hockey, qui se joue et se trame à 99% ou plus en anglais. Eh, quoi! : qqn peut-il prétendre connaître et comprendre ce milieu, tout en en n’écoutant rien en anglais? Foutaise.

      Alors, donc, Gauthier a raison. Ça s’apprend une langue. Ça s’apprend… – l’anglais. Qu’on l’apprenne. Ainsi, peut-être, s’apercevra-t-on qu’il n’y a pas que le hockey, que le CH!, que le Québec ou que Montréal au monde, dans la vie. D’ailleurs, c’est quoi c’t'idée de croire encore, en ce nouveau siècle, qu’il faille absolument «prendre pour» l’équipe locale ou la plus proche géographiquement? À l’ère des communications tous azimuts instantanées, on ne voit pas pourquoi notre préférence ne saurait aimer autre, différent, plus loin, mais si peu.
      denis beaulé montréal

    • Je reviens encore une fois sur le niveau de langue:vous vous rendez compte qu’il y a ds cette province plus de trois millions de personnes qui ne peuvent vous lire? que le niveau de lectorat d’un quotidien au Québec est le plus bas en Occident avec l’Eire? Et franchement changez de titre:Beau parleur est suivi de petit faiseur…

    • Ce qui me fâche dans la nomination d’un instructeur anglophone chez le canadien de Montreal c’est que la publicité et la popularité du club ont toujours été axé autour de hockeyeurs francophones :Richard Béliveau Geoffrion Cournoyer Lafleur ETC ETC Mis depuis le départ. de Savard comme directeur général ,le club canadien s’est tourne vers l’international tournant le dos au talent local cad la ligue de hockey junior majeur du Quebec et de joueurs talentueux (Giroux Lecavalier Brière etc etc) .Quand Serge Savard dirigeait le canadien , le club avait 4recruteurs à plein temps au Quebec à la suite de son départ ce nombre fut réduit à un seul à temps partiel .Donc nous pouvons voir dans ce geste l’importance qu’accorde le club de hockey canadien au talent local. En ce qui a trait aux instructeurs je dirais la meme chose :Claude Julien ,Alain Vigneault Michel Therien Bob Hartley Boucher Etc Etc tous des francophones très compétents rejetés par le club canadien .Je termine en vous râpelant que le dernier alignement du canadien a remporte la coupe Stanley se composait de 13 joueurs francophones qui demeuraient au Quebec une fois la saison de hockey terminée. Donc ce qui me choque c’est ce mépris du talent local….

    • En résumé, un unilingue anglophone qui est né à Québec n’a pas le droit moralement d’avoir un haut poste au gouvernement ou dans une compagnie importante, sachant que l’on peut les compter sur les
      doigts d’une main. Comme exemple, l’Hydro qui a plus de 22,000 employés engage un seul unilingue
      dans son clan et nous devons nous révolter ? C’est toute une mentalité qui fait honneur au Québec.

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