Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 20h38 | Commenter Commentaires (9)

    Une idée cheap

    Photo CINLB

    Peut-on exiger des visiteurs de payer un droit d’entrée pour avoir accès à un parc municipal? Comme message de bienvenue aux visiteurs et aux touristes, on peut difficilement faire pire. Pour tout dire, ça fait pas mal cheap!

    Voilà l’idée avec laquelle jongle la direction du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), nous apprend la collègue Marie-France Létourneau. L’organisme sans but lucratif, qui gère ce site de 480 hectares au nom de la Ville de Granby, cherche un moyen d’augmenter ses revenus. Il faut dire que l’administration municipale, qui verse 150 000 $ chaque année au CINLB, lui pousse pas mal fort dans le dos depuis longtemps pour trouver de l’argent pour autofinancer encore et encore plus son fonctionnement.

    Je me suis déjà prononcé contre des droits d’entrée au CINLB pour les personnes qui n’habitent pas Granby. Je n’ai pas changé d’idée. Malgré sa vocation et son immensité, en fin de compte, il s’agit d’un parc municipal. C’est un service de base offert par la municipalité à ses citoyens et par extension à leurs familles venues les visiter. C’est l’un des endroits pour lequel les Granbyens s’enorgueillissent le plus auprès des leurs. Leur faire découvrir un tel site sauvage collé sur la ville est source de grande fierté pour eux. C’est sans conteste l’une des plus belles cartes de visite de Granby.

    Exiger un droit d’entrée aux non-résidants au CINLB n’a aucun sens. Essentiellement, pour deux raisons:

    1. Il est fort à parier que plusieurs personnes tourneront les talons et n’y remettront plus les pieds. Pourquoi payer entre 2 $ et 5 $ par personne — les tarifs envisagés par le CINLB — pour profiter d’un parc municipal pendant une ou deux heures alors que d’autres parcs du même style existent et où l’entrée est gratuite (parc Terry-Fox à Granby, Parc écologique Jean-Paul Forand à Shefford, Domaine naturel du lac Gale à Bromont, Centre de la nature de Farnham)? N’oublions pas que le parc national de la Yamaska, avec son lac et ses longs sentiers, n’est qu’à quelques kilomètres…

    2. On peut déjà imaginer que les coûts pour administrer un tel système (personnel pour recevoir les droits d’entrée, installation de clôtures pour contrôler l’accès) annuleront une grande partie des gains de revenus engendrés. Bref, on va générer un dollar et dépenser 95 cents. Tout ça en faisant rager les gens.

    Il existe d’autres moyens d’augmenter les revenus du CINLB. L’organisme pourrait commencer par vider sa boutique du pavillon d’accueil des cossins inutiles comme des pierres d’énergie ésotériques (!!!), de ses peluches et jouets fabriqués en Chine, pays champion de la protection de l’environnement. On est dans un site dédié à informer les gens de la fragilité de la flore et de la faune, pas dans un Dollarama ou à La Ronde, quand même!

    Pourquoi le CINLB ne mise-t-il pas sur les richesses de la région pour atteindre ses objectifs financiers? La boutique pourrait offrir aux visiteurs des produits faits dans la région, comme de l’artisanat, des œuvres d’art, comme on en voit dans les boutiques de musées. Il pourrait également se servir de la boutique du pavillon d’accueil comme vitrine pour les excellents produits de nos producteurs du terroir.

    Pourquoi aussi ne pas offrir des lunchs santé (panini, salades, jus naturel, etc.) au lieu des boissons gazeuses et de la crème glacée? Surtout que Granby claironne qu’elle est membre du Réseau québécois des villes et villages en santé…

    La vente de tels produits rapporterait probablement plus que le 2 $ ou 5 $ qu’on veut exiger aux visiteurs.

    Le fonctionnement du CINLB obsède le conseil municipal de Granby et ses hauts fonctionnaires depuis une dizaine d’années. Tout ceci démontre l’importance de tenir un débat public sur l’avenir du site.

    On réitère l’idée d’une consultation publique sur cette question.

    photo Stéphanie Mantha


    • Une contribution volontaire demeure une possibilité. Un feuillet détaillant les coûts d’opération du Centre amènerait les visiteurs à verser quelques dollars pour assurer la pérennité du lieu.

    • Va pour la bouffe encore que je trouve cela surexploité. Mais pourquoi pas des expositions de photos, de peintures animalières, ou de réalisations florales?
      Un centre d’interprétation des milieux humides, de la flore montérégienne, de la faune aquatique etc.
      Les idées ne manquent pas mais c’est tellement plus facile de taxer.

    • L’autre jour je voulais traverser le Parc National du Mont Tremblant… Ça me “sauvait” 2 heures de bagnole tout en me permettant de profiter au passage de superbes paysages sauvages.

      J’arrive à la guérite d’entrée du parc : 5,50$ multiplié par les deux occupants que nous étions dans la voiture ! Une chance que nous avions pas les deux ados avec nous !

      11,00$ pour traverser (traverser seulement) un parc national que nous payons déjà chaque année dans nos impôts et taxes !!!

      Viendra un jour où nous payerons tout, absolument TOUT, en double de cette façon là : L’hosto à la pièce plus l’hosto dans tes impôts, l’école à la pièce plus l’école dans tes impôts, le pont au passage plus le pont dans tes impôts, l’autoroute au passage plus l’autoroute dans tes impôts… Et ainsi de suite. Ce jour là nous serons tous devenu de belles dindes plumées à l’os !

    • «Tout ceci démontre l’importance de tenir un débat public sur l’avenir du site.

      On réitère l’idée d’une consultation publique sur cette question.»

      LOL!

      Vous croyez que l’homme qui dit à une citoyenne «Vous aimeriez être assis dans le siège à côté de nous autres pendant qu’on parle de ça, pis vous pourrez pas le faire Mme Brodeur. Je suis désolé pour vous» va tenir un débat ou une consultation publique sur quoi que ce soit?

      Le conseil a été élu pour 4 ans, maintenant ils sont les seuls à décider. Enfin c’est ce que le maire nous a dit le 6 septembre dernier:

      Le CINLB, c’est un parc et c’est gratuit, point final. On ne vend aucun cossin, aucun service. C’est pour ça qu’on a des commerçants qui eux payent des taxes avec lesquelles on entretient le CINLB.

    • Je vois que la vidéo de mon dernier commentaire n’apparaît pas dans votre blog. Voici le lien:

      La transparence

    • M.Laliberté, ma suggestion:

      Pourquoi ne pas faire avec le CINLB comme à Chateauguay…..
      Héritage St-Bernard……
      http://www.heritagestbernard.qc.ca/ilesaintbernard.htm

      Beaucoup d’activités payantes ou gratuites.
      Activités possibles à l’année.

      Ce projet est à reprendre par tous, c’est génial.

      Je ne peux pas croire que le conseil de ville de Granby soit en manque d’idées à ce point….
      Louise April(Laloue)

    • Granby est une ville pleine de contradictions. La nature pourrait être omniprésente, mais on continue d’y faire pousser du béton, de l’asphalte et, quand on veut faire changement, du pavé uni…

    • Argument typique de la tite-drette 101 que de faire payer les visiteurs d’un parc!

      Très peu conscient de l’économie, cette droite stupide (et non pas las vraie droite) st incapable de voir l’économie comme un tout, comme une spirale! Ils ne voient qu’une économie de type «binaire»,

      Ils vont détruire l’économie, comme le PLQ et l’ADQ avec leurs idées farfelues sont en train de nous ruiner (les coûts de la perte d’expertise au MTQ, le pétrole d’Anticosti, la CDPQ, etc.). Legault reprendra le flambeau pour continuer de nous appauvrir, chose que le PQ avait faite sous Bouchard…

      Votre proposition Grand Parleur a le mérite d’induire du développement économique local. Chose complètement inconnue de la tite-drette 101! Si les artisans locaux y gagnent, ils dépenseront, payons des taxes et impôts, etc. L’économie est une roue qui tourne.

    • Le mot CHEAP n’est pas assez fort, c’es dégeullasse tout simplement. Encore une fois ils vont frapper la classe moyenne et ceux qui sont au seuil de la pauvreté. Vous vous immaginez le couple avec deux enfants,un revenu total de $35,000, obligé de débourser pour faire jouer les enfants dans le parc, incohérent. Comme disait mon père, le plus beau spectacle qui existe sur terre c’est la nature et un parc en fait parti. Au lieu de prendre le chemin le plus
      facile pour rentabiliser l’endroit en faisant payer les pauvres citoyens, que les responsables
      organise des activités durant l’année pour des entrées d’argent, comme plusieurs font, pour
      joindre les deux bouts, c’est un moyen de faire, qui sacre la paix aux moins fortunés. La faim
      n’a pas de conscience et la journée que le peuple va dire assez c’est assez, la casse sera au
      rendez-vous avec de graves conséquences. Présentement,certains pays dans le monde sont
      aux prises avec de telles situations.

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