Le Grand Parleur

Archive, septembre 2011

Vendredi 30 septembre 2011 | Mise en ligne à 16h55 | Commenter Commentaires (9)

Les deux solitudes journalistiques

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Les journalistes au pupitre ont parfois deux visions d’une nouvelle selon qu’ils sont francophones ou anglophones.

On a un beau cas aujourd’hui: le ministre des Affaires étrangères John Baird a commandé des cartes d’affaires inhabituelles.

La Presse canadienne fait la nouvelle en signalant dans le titre du reportage que les cartes d’affaires du ministre sont unilingues anglaises.

The Canadian Press titille plutôt sur les armoiries du Canada gaufrées d’or sur les cartes du ministre Baird. Ce n’est qu’au sixième paragraphe que le reportage mentionne le fait que ses cartes sont unilingues anglaises.

C’est le même journaliste Dean Beeby qui signe les deux textes. Mais la traduction du reportage est faites à Montréal par un journaliste de la Presse canadienne. Ça explique que même si les deux textes sont presque identiques, les titres ne parlent pas de la même chose. Dit autrement, les titres sont faits pour s’adresser à des clientèles différentes.

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Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 20h38 | Commenter Commentaires (9)

Une idée cheap

Photo CINLB

Peut-on exiger des visiteurs de payer un droit d’entrée pour avoir accès à un parc municipal? Comme message de bienvenue aux visiteurs et aux touristes, on peut difficilement faire pire. Pour tout dire, ça fait pas mal cheap!

Voilà l’idée avec laquelle jongle la direction du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), nous apprend la collègue Marie-France Létourneau. L’organisme sans but lucratif, qui gère ce site de 480 hectares au nom de la Ville de Granby, cherche un moyen d’augmenter ses revenus. Il faut dire que l’administration municipale, qui verse 150 000 $ chaque année au CINLB, lui pousse pas mal fort dans le dos depuis longtemps pour trouver de l’argent pour autofinancer encore et encore plus son fonctionnement.

Je me suis déjà prononcé contre des droits d’entrée au CINLB pour les personnes qui n’habitent pas Granby. Je n’ai pas changé d’idée. Malgré sa vocation et son immensité, en fin de compte, il s’agit d’un parc municipal. C’est un service de base offert par la municipalité à ses citoyens et par extension à leurs familles venues les visiter. C’est l’un des endroits pour lequel les Granbyens s’enorgueillissent le plus auprès des leurs. Leur faire découvrir un tel site sauvage collé sur la ville est source de grande fierté pour eux. C’est sans conteste l’une des plus belles cartes de visite de Granby.

Exiger un droit d’entrée aux non-résidants au CINLB n’a aucun sens. Essentiellement, pour deux raisons:

1. Il est fort à parier que plusieurs personnes tourneront les talons et n’y remettront plus les pieds. Pourquoi payer entre 2 $ et 5 $ par personne — les tarifs envisagés par le CINLB — pour profiter d’un parc municipal pendant une ou deux heures alors que d’autres parcs du même style existent et où l’entrée est gratuite (parc Terry-Fox à Granby, Parc écologique Jean-Paul Forand à Shefford, Domaine naturel du lac Gale à Bromont, Centre de la nature de Farnham)? N’oublions pas que le parc national de la Yamaska, avec son lac et ses longs sentiers, n’est qu’à quelques kilomètres…

2. On peut déjà imaginer que les coûts pour administrer un tel système (personnel pour recevoir les droits d’entrée, installation de clôtures pour contrôler l’accès) annuleront une grande partie des gains de revenus engendrés. Bref, on va générer un dollar et dépenser 95 cents. Tout ça en faisant rager les gens.

Il existe d’autres moyens d’augmenter les revenus du CINLB. L’organisme pourrait commencer par vider sa boutique du pavillon d’accueil des cossins inutiles comme des pierres d’énergie ésotériques (!!!), de ses peluches et jouets fabriqués en Chine, pays champion de la protection de l’environnement. On est dans un site dédié à informer les gens de la fragilité de la flore et de la faune, pas dans un Dollarama ou à La Ronde, quand même!

Pourquoi le CINLB ne mise-t-il pas sur les richesses de la région pour atteindre ses objectifs financiers? La boutique pourrait offrir aux visiteurs des produits faits dans la région, comme de l’artisanat, des œuvres d’art, comme on en voit dans les boutiques de musées. Il pourrait également se servir de la boutique du pavillon d’accueil comme vitrine pour les excellents produits de nos producteurs du terroir.

Pourquoi aussi ne pas offrir des lunchs santé (panini, salades, jus naturel, etc.) au lieu des boissons gazeuses et de la crème glacée? Surtout que Granby claironne qu’elle est membre du Réseau québécois des villes et villages en santé…

La vente de tels produits rapporterait probablement plus que le 2 $ ou 5 $ qu’on veut exiger aux visiteurs.

Le fonctionnement du CINLB obsède le conseil municipal de Granby et ses hauts fonctionnaires depuis une dizaine d’années. Tout ceci démontre l’importance de tenir un débat public sur l’avenir du site.

On réitère l’idée d’une consultation publique sur cette question.

photo Stéphanie Mantha

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Jeudi 22 septembre 2011 | Mise en ligne à 13h55 | Commenter Commentaires (30)

Vive le look poupée!

C’est ce que propose une publicité sur deux pages de Lancôme dans le dernier Elle Québec. Le pitch de vente en bas de la pub nous fait, c’est le cas de le dire, sourciller.

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Commentaire de mec: les hommes sains aiment les femmes, pas les poupées.

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