Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mardi 29 mars 2011 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Commentaires (21)

    Pourquoi les femmes signent-elles au masculin?

    Petite question pour vous: pourquoi tant de femmes qui travaillent dans le domaine de l’immobilier utilisent le masculin pour décrire leur profession?

    Image 1

    Je vous lance le défi de trouver une seule femme qui signe courtière immobilière. Elles signent toutes courtier immobilier. Allez comprendre.

    Ma collègue Caroline Boisclair m’a fait remarquer que ce recours aux titres masculins est aussi très répandu dans le domaine de la production télévisuelle.

    Fabienne Larouche signe la télé-série Trauma comme auteur.

    Renée-Claude Brazeau signe la télé-série La Galère comme auteur.

    Sophie Lorrain signe la télé-série La Galère comme réalisateur.

    Ça me rappelle que Michaëlle Jean et Adrianne Clarkson, les deux dernières représentantes de la reine au Canada, tenaient à ce qu’on les appelle Madame LE gouverneur général.

    Pourquoi toutes ces femmes éliminent-elles systématiquement le e de leur profession ou fonction?

    Une explication quelqu’un?


    • Pourquoi elles désignent leurs fonctions au masculin ?

      C’est justement parce ces mots ont été crées au masculin.

      La féminisation des mots désignants des fonctions ou professions est un dada québécois découlant d’un féminisme primaire.

      Cette pratique fait rigoler partout ailleurs dans la francophonie.

    • Parce que ça n’est toujours pas accepté par l’Académie française ? Théoriquement du moins, la féminisation de plusieurs titres reste une faute… C’est un dilemme particulièrement déchirant pour ceux qui travaillent les mots… et je ne suis pas étonnée que ces personnalités choisissent pour elles la graphie la plus politiquement correcte… Signé : une réviseure linguistique (même si mon correcteur me met une faute).

    • Architecte, archéologue, pédiatre, psychologue, etc….bref plein de titres n’ont qu’un genre pour désigner les 2 sexes…
      Alors, un e à la fin d’un mot n’implique pas que l’on ne comprend pas… et lorsque l’on a besoin d’un spécialiste dans un domaine quelconque, doit-on pousser le sexisme au point de prioriser un sexe plutôt que l’autre?
      Et on devrait féliciter ces femmes de ne pas être féministe à outrance…

    • Et pourquoi est-ce que graphiste est féminin? Ça devrait être graphist?
      Comptable? Comptab?
      Secrétaire? Secrétair?
      Est-ce qu’une femme médecin c’est une médecine?

      Il n’existe pas nécessairement des mots pour féminiser absolument tout. Il n’existe pas de mot masculin pour absolument tout. Une chaise restera une chaise.

      Heureusement, il existe un mot pour décrire ce genre de question : la masturbation intellectuelle!

    • “Courtière immobilière”, outre le fait que ce n’est pas encore entré dans l’usage, ne sonne pas très bien. Ça viendra éventuellement, mais pour l’instant ce titre en particulier n’est pas encore de mise.
      Pour ce qui est de “auteur/auteure et réalisateur/réalisatrice”, je dirais que ce ne sont pas les femmes elles-mêmes qui décident du titre qui leur est attribué dans le générique ou autres publications. En entrevue, j’ose espérer que Sophie Lorain se présenterait comme la “réalisatrice”.
      Enfin, pour “Madame LE gouverneur général” : la fonction elle-même rime avec “tradition, conservateurisme”, donc ce n’est pas surprenant qu’il y ait peu d’évolution dans ce domaine.

      Et je serais porté à croire qu’en réalité, la grande majorité des femmes signent au féminin. On voit toujours enseignante, traductrice, policière, agente, etc. Les exemples que vous citez ne sont que des exceptions, qui s’expliquent davantage par divers concours de circonstances que par une réticence des femmes à s’affirmer.

    • Ne devrait-on pas, par souci d’égalité, éliminer la dinstinction de genre dans les titres? Pourquoi afficher le sexe de la personne qui occupe la fonction? Un(e) avocat(e) est-il/elle moins compétent(e) qu’un(e) avocat(e)… ou est-ce le contraire? Je ne suis pas certain(e) que ceux, et surtout celles, qui millitent pour la distinction des genres dans les titres et fonctions servent bien leur cause.

    • Mon impression

      courtier immobilier = courtière immobilière… ça fait dur.
      auteur , auteure… devrait être la norme
      professeur = professeure
      superviseur = superviseure
      réalisateur = réalisatrice ou même réalisateure pourquoi pas?

      Depuis quelques décennies, on écrit sur la porte ou dans les annonces de recrutement “Poste de direction” au lieu de directeur.

    • parce que les métiers ne se sont pas tous adaptés au fait qu’il y a de plus en plus de femmes qui font bien un métier non-traditionnel,,,une femme- pompier sonne mieux qu’une pompiere,,il y a beaucoup de métier qui n,ont pas encore la forme féminisée,,il va falloir refaire le dictionnaire ,avec la réforme des mots francais, cela ne devrait pas etre trop difficile,,,m ais, j’ai bien confiance a l’académie,,,merci,,

    • Imaginons la scène en cour

      Faites entrer la témoine …..

      Non mais dans quel monde de fous on vit pour s’indigner de telles niaiseries

    • Il y a des sage femmes , a quand le sage homme

    • Bonjour,

      Je suis une femme et j’ai toujours utilisé le terme masculin dans mes titres d’emploi, dont celui de “agent”. Incapable d’utiliser “agente”, en globablement, je n’aime pas utiliser le terme féminin (auteur(e), écrivain(e), courtier(ère), agent(e), etc. Je ne crois pas qu’on est besoin de tout féminiser. Ça ne se fait pas dans les pays de l’Europe francophone.

      Ce qui m’horribile le plus: les gens qui parle d’UNE mannequin!!! Quelle est l’idée d’utiliser un pronom indéfini féminin devant un nom masculin??

    • Comment se fait-il qu’on soit capable de dire d’un gros bonhomme de 6′7” et 260 livres que c’est «UNE vedette», «UNE prima-donna» , «UNE crapule», «UNE tête d’affiche» et qu’on ne puisse dire que madame unetelle est «UN» excellent arbitre?
      Ou encore «UN» être d’exception?

      Ne serait-ce pas ici que l’on confond la personne et la fonction? Le genre et le sexe?

    • Je ne sais pas trop mais je trouve pas vraiment le nouveau titre de leur profession mieux qu’avant…

      Oui des courtiers qui se rassemblent dans une agence et qui sont franchisés avec Remax, par exemple. Et c’est la même chose pour les courtiers hypothécaires.

      Le courtage est bel et bien un intermédiaire. Mais un agent n’est pas un représentant de quelqu’un d’autre ?

      Pour la féminisation ? Elles se disaient pas plus agente avant…

      Peu importe c’est une VENDEUSE À COMMISSIONS…

    • Oui la Loi fait une bien plus grande erreur de français dans le but d’être, en principe, plus clair pour les consommateurs.

      http://oaciq.com/fr/articles/projet-loi-n%C2%B0-73-et-courtage-hypothecaire-autorise-en-vertu-loi-distribution-produits-et-se

      Au surplus, cela vient en contradiction avec l’appellation dans le domaine des valeurs mobilières et celui des assurances.

      Un agent c’est un représentant. Et la même chose pour une agence. Alors qu’un courtier c’est un intermédiaire entre deux parties. C’est pas la fin du monde…

    • Le terme correct devrait être courtier en immobilier comme on dit courtier en douanes ou courtier en valeurs mobilières. à ce moment, on pourrait dire courtière en immobilier. Tant que le “en” ne sera pas là, impossible de dire courtière immobilière puisque “immobilier” n’est pas un ici un adjectif mais bien un raccourci accepté pour bien immobilier.

    • Tourtière immobilière… Bon ça sonne bien en deuxième lieu dans ma tête…

      Je suis un homme et je suis graphiste et cela ne me gêne guère. L’idée de séparer en genre est encore une fois la division entre le sexe masculin et féminin.

      Tant que “la job est bien faite” le genre du titre est d’une importance vide de sens.

      :)

    • @lecteur_curieux

      Le courtier immobilier n’est pas un vendeur à commission.

      C’est un professionnel qui reçoit une rémunération pour des services professionnels garantis de qualité par un organisme professionnel, des assurances-responsabilité et un organisme visant la protection des consommateurs. À à un pourcentage X d’une transaction, parfois pour un montant forfaitaire.

      C’est TRÈS LOIN de vendeurs à commission.

    • @lturpin

      C’est exactement un vendeur à commissions votre description. Bon ma remarque était un peu méprisante. Excusez-moi ! Et je reçois des sollictations de courtiers alors je sais ce qu’ils sont…

      Cependant, il faut savoir ce que bien des vendeurs non assumés veulent pas comprendre qu’être vendeur n’est pas nécessairement un défaut.

      Un vendeur peut três bien être un professionnel et un conseiller en même temps. Sa profession ou sa carrière demeure dans la vente !!!

      Dans les affaires, les vendeurs ayant une belle carrière ne se gênent pas pour garder ce titre. Ou si vous préférez de représentant. Ici ? C’est plus un intermédaire mais comme vous l’avez dit à pourcentage d’une transaction ( C’est cela UNE COMMISSION) et sa carrière est DANS LA VENTE…

      Les représentants financiers sont pareils… Ils ne veulent pas assumer être des vendeurs et faire carrière dans la vente… Et croient qu’en incitant sur l’appellation de conseillers ou de professionnels ils vont attirer plus les gens ? Les NAÏFS, oui…

      Un planificateur financier aussi ayant un permi de représentant en épargne collective ou en valeurs mobilières, fait carrière dans la vente. Ceux qui disent le contraire se mentent ou bien mentent au public !!!

    • @lturpin

      Pour le courtier en valeurs mobilières, révisez vos notions, de nos jours le terme précis ne désigne plus un particulier mais l’entreprise comme RBC Dominion Valeurs Mobilières, BMO Nesbitt Burns, etc.

      Avant, c’est vrai, on appelait les individus des courtiers et la firme une maison de courtage. Plus maintenant, dans le vocabulaire officiel. En pratique, par contre, certains n’ont pas encore changé. Et les anciens courtiers ? Ils sont désignés comme des REPRÉSENTANTS de courtiers.

      -Représentant de courtier ( courtier en placement ), pour les représentants en valeurs mobilières, anciennement nommés courtiers en valeurs mobilières.

      -Représentant de courtier (Épargne collective), pour les vendeurs de fonds communs.

      Tous les deux des vendeurs à commissions que cela les insulte ou pas. Et c’est pareil pour les agents d’immeubles maintenant appelés selon la loi des courtiers immobiliers. Et la même chose pour les agents d’assurance qui ont obtenu un titre plus doux de conseiller en sécurité financière. Ou représentant en assurance de personnes.

      C’est une carrière dans la vente ! Tu fais carrière dans la vente ? Tu es un vendeur ! Bien oui, cela peut demander une plus grande expertise que de la vente directe ou de la vente en magasin du type chez Yellow. Cela reste de la vente ! Allez suivre des cours de marketing et vous allez savoir mieux ce qu’est que la vente !

    • On dirait parfois qu’il faut en instruire quelques-uns sur leur propre profession… Allez lire le site de l’Agence immobilière suivante :

      http://www.olivex.ca/carrieres/index_f.php#15

      Et retenez les bons extraits :

      ” une carrière de courtier immobilier implique que vous êtes un contractuel indépendant, qui travaille à commission, ”

      ”Si un poste dans la vente n’est pas dans vos cordes… ”

      Un poste dans la vente et d’une personne qui travaille à commission. Ce n’est pas ce qu’on appelle un vendeur à commission ?

      Et cela en prend dans une société. Il y a rien de mal à cela. C’est quand on veut que tous le soient ou aient ce type de mentalité que les problèmes commencent. Ensuite, on peut être très pro avec ou sans commission dans une carrière dans la vente.

    • La féminisation qui a cours ici au Québec ne fait pas le poids face au chauvinisme franco-français.

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