Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Vendredi 25 février 2011 | Mise en ligne à 13h02 | Commenter Commentaires (22)

    Syndicalisme et courage politique

    Manif

    Les syndicats et autres groupes de pression exercent-ils une trop grande influence sur la conduite des affaires de l’État québécois? Oui, selon François Legault. Et ça doit cesser, insiste le fondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec. Voilà pourquoi il convie les Québécois à une grande réflexion «non-partisane» sur les moyens à prendre pour «redresser le Québec».

    J’avoue bien aimer François Legault. On a là un homme intègre, sincère et manifestement préoccupé par l’avenir du Québec. En plus, il connaît les rouages de la machine gouvernementale. Il a notamment été ministre de la Santé et de l’Éducation lors du dernier règne péquiste (1994-2003). On en déduit qu’il a une bonne idée de tous les trucs qui clochent dans l’appareil et surtout comment les réparer.

    En entrevue cette semaine à La Voix de l’Est, M. Legault a parlé à quelques reprises de ses expériences vécues alors qu’il occupait une fonction de ministre. On retient surtout celle-ci, en 2003, alors que le gouvernement de Bernard Landry était sur ses derniers miles, comme on dit, et que M. Legault était titulaire de la santé. Les associations de médecins venaient de manifester à deux reprises dans le stade olympique pour réclamer de meilleures conditions de travail, se rappelle-t-il.

    «Les gens autour de moi au Parti québécois me disait ‘’François, es-tu fou? On s’en va en élection. Règle ça n’importe comment, mais règle ça. On ne peut pas avoir des médecins avec des pancartes pendant une campagne électorale’’.

    Cet exemple illustre ce qui manque à nos dirigeants politiques, estime M. Legault: le courage de prendre des décisions impopulaires. Il pense pouvoir leur en insuffler en convainquant les citoyens d’appuyer des mesures et des projets pour relancer le Québec, dit-il en reprenant son nouveau slogan.

    «Il faut qu’un gouvernement ait un mandat pour que tout de suite élu il puisse faire des changements majeurs. Et à la limite se dire: ‘’je me fous de me faire réélire dans quatre ans’’. Et pour donner à un parti le courage de faire ça, il faut d’abord avoir l’appui de la population. Actuellement, c’est difficile parce que la population est cynique. Donc, on se retrouve dans une situation où les électeurs n’écoutent même plus les politiciens. On vit dans une dynamique où plus rien ne bouge au Québec et on n’a pas d’espoir que ça bouge dans les prochaines années.»

    Mais à bien y penser, peut-on vraiment blâmer les syndicats et les groupes de pression d’en demander toujours plus? Le vrai problème n’est-il pas ailleurs? Ne serait-ce pas plutôt le manque de leadership et de courage de nos élus depuis nombre de décennies qui explique que «ça ne fonctionne plus au Québec», au dire de la coalition de M. Legault?

    On pourrait faire un lien avec les accommodements raisonnables. Qu’un groupe X ou Y formule une demande, c’est bien leur affaire. On ne peut en effet les critiquer de demander quelque chose. On peut toutefois blâmer la ou les responsables d’acquiescer à ces demandes.

    Quand on est au volant, pour reprendre une image chère au premier ministre Jean Charest, n’est-on pas contraint de prendre les meilleures décisions, et ce peu importe à qui ça peut déplaire? L’exemple offert par M. Legault concernant des médecins qui manifestent nous prouve que non.

    Du courage oui, mais comment peut-on en greffer ne serait-ce que quelques milligrammes à nos leaders?

    Et si on limitait le prochain gouvernement à un seul mandat, disons, de cinq ans? Je lance l’idée.

    Bonne réflexion!

    photo Frédéric Côté, La Tribune


    • Avec la lutte qui se trame au Wisconsin, où un gouverneur associé au Tea Party et à ses financiers (les frères Koch, de Koch Entreprises) décide de démolir les acquis sociaux des employés de l’État, je préfère voir des dirigeants politiques libres et dévoué au bien commun de tous. Ce n’est pas tant une question de courage politique.

    • Et obéir aux diktats des constructeurs de routes, de CHUM, d’infrastructures publiques, aux diktats des Chambres de Commerce, des collecteurs de fonds et autres profiteurs dans l’ombre, c’est faire preuve de courage politique pour le bien commun ?

    • Il y a un monde de différence entre le Wisconsin et ici. Au États-Unis, les syndicats n’ont même pas proche du dixième de l’influence qu’ils ont ici. Les syndicats publics en particulier sont en mesure de prendre la population en otage régulièrement.

      Il y a certaines choses qu’on pourrait faire pour améliorer la situation. Comme remettre le droit d’avoir des scabs pour modérer leur positions.

    • @ncrdrg

      Vous pouvez nommer une convention collective qui n’a pas été signée par les autorités municipales ou gouvernementales depuis que les syndicats existent ?

      Vous pouvez nommer les décrets imposés par le gouvernement ?

      Vous pouvez nommer les décrets imposés aux autorités par les syndicats ?

      Vous disiez ?

    • Les gens autour de moi au Parti québécois me disait !
      Qu’a fait M.Legault a ce moment la, il était élu et en charge du problème?
      Il avait le pouvoir de déplaire et de ne pas être réélu.Qu’a t’il fait?
      Attendez que je me rapelle!

    • Vous voyez M. Lalilberté à la lecture des commentaires on ne touche pas aux syndicats. Le ciel est à gauche, l’enfer à drette!

    • Lucien Bouchard premier ministre n’allait pas pisser sans demander la permission à Larose.

      Est-ce que Legault a Lisée dans sa gang? Si oui, ça levera pas son affaire.

      Quant au Bloc, il n’est pas influencé par les syndicats, c’est carrément une extension de la CSN. Mais bon, il ne gère rien et ne décide rien.

    • Si on suit le moindrement l actualité on voit bien que les groupes de pression controlent les gouvernements de tous les paliers et que les namis bien nantis ont des garanties…C est un phénomene identique avec les syndicats qui eux appelent cela des acquis.

      Comment peut on en tant qu individu ou en tant que peuple vouloir progresser sans se remettre en question un jour ou l autre ? Quand on aura le courage d affronter les vrais problemes et payer le vrai prix pour obtenir des résultats peut-etre allons nous avancer.

    • Dans les années 70, les syndicats étaient utiles et profitables.
      En 2011, ils sont nuisibles, coûteux et inutiles. Ils constituent un boulet
      qui empêche le gouvernement, les entreprises de performer.

      Gilles Proulx, depuis des années dit qu’il faut réformer le code du travail afin remettre le syndicat à leur place. En effect, ils abusent et veulent “mener” les entreprises et les gouvernements. Ils veulent l’argent (cotisations) mais ne veulent pas avoir les risques des dirigeants d’entreprise. Faut abolir les syndicats, le sénat et le PLQ rapidement.

    • Les syndicats sont essentiel au Québec car les exploiteurs patronales sont trop nombreux à vouloir profiter des gagnes petits, tous les travailleurs devraient être syndiqué et avoir des conditions de travail supérieur, je suis de la fonction publique provinciale et laisser moi vous dire que je suis très bien au travail et ce confort je le doit à qui? pas au gouvernement mais bien aux luttes syndicales que mes consoeurs et confrères ont mener pour nous dans le passer alors nous fesons de même pour l’avenir et sachez que les gouvernement en on de l’argent pour nous payer gracement et j’en suis fier. Je regarde les procureurs qui n’ont même pas eu 2% par année d’augmentation je trouve ça bas en tab… nous nous avons eu 2%, 2%, 2.5%, 2,5%, 3% + un bonus sur revenus de 8% et un maigre 2.5% pour la cinquième année, nous voulions plus mais notre syndiquat nous a fait voter pour alors nous sommes pris avec ça jusqu’en 2015.

      dommage

    • Bien que le peuple québécois en soit encore à des siècles de le comprendre, les syndicats sont une engeance pour notre société. Ce ne sont que des petites mafias dont le seul but est de parasiter les vraies business et ainsi mieux saigner les travailleurs qui ainsi gonflent leurs coffres, leur abandonnent leur pouvoir et leur courage, et peuvent alors se satisfaire de boire leur petite bière, bien avachis devant leur télé, confiants qu’un chialeur professionnel arrachera à leur patron bien plus que ce qu’il devrait payer pour un boulot si mal fait et un employé si peu intéressé. Les syndicats ont fait des lavettes des travailleurs québécois. Il est plutôt réconfortant de savoir que certains politiciens commencent à le réaliser.

    • minnesota

      26 février 2011
      09h11
      Les gens autour de moi au Parti québécois me disait !
      Qu’a fait M.Legault a ce moment la, il était élu et en charge du problème?
      Il avait le pouvoir de déplaire et de ne pas être réélu.Qu’a t’il fait?
      Attendez que je me rapelle!

      Legault était juste un ministre et dans notre système politique, le ministre, y’en a juste un , et c’est le Premier, si le 1er ministre dit non, les ministres disent non aussi, si le 1er ministre dit a son ministre, saute, le ministre demande a quelle hauteur Monsieur le 1er ministre ?

      Le seul Premier ministre qui a oser affronter les syndicats, ca été René Lévesque, vous avez la sécurité d’emploi ? m’en va vous coupez 20% de vos salaires pour trois mois parce que vos concitoyens doivent affronter la Crise eux autres, ils perdent leur job eux autres, en 2011 Charest leur donne des augmentations alors que partout on gèle leur salaires, y’ont pas de couilles les chefs, c’est pas Marois qui va nous sortir du marasme économique, ca prend un homme ou une femme qui va nous regardez droit dans les yeux et nous dire voici les problèmes et voila ce qu’il faut faire pour les réglés, ce que Marois fait pas ni Legault. Va falloir crever l’abcès un moment donné.

    • Legault j’y crois pas!

    • @minnesota
      «Qu’a fait M.Legault a ce moment la, il était élu et en charge du problème?» nous demandez-vous?
      Je vous réponds: Il s’est soumis à la ligne de parti.
      Et c’est justement un parti qui ne sera pas à la recherche du pouvoir à tout prix qu’il tente de nous vendre… et de créer?
      Je doute qu’il réussisse car, dès que le dit parti se concrétisera (si ça arrive) et qu’il aura des chances d’accéder au pouvoir, les manoeuvres partisanes et électoralistes prendront le pas sur la soi-disant défense des intérêts des québecois.
      Qu’il s’en tienne à une coalition avec l’appui de personnes influentes et crédibles, ça incitera peut-être nos gouvernants à oser davantage. Je rêve…!

      Quant au syndicalisme, ce FUT une excellente chose. Maintenant que 75% des causes pour lesquelles il combattait autrefois (sécurité, protection, salaire minimum décent, etc) sont incluses dans le code du travail, son importance s’est considérablement amoindrie.
      Ses actions actuelles ont donc pris une nouvelle tangente et ont pour objectif d’augmenter les salaires et autres avantages de leurs membres même s’ils sont déjà mieux nantis que la moyenne (surtout dans le public et les grandes entreprises), de maintenir à leurs postes des travailleurs qui ont posé des gestes pour lesquels ils mériteraint l’expulsion.
      Leurs visées et leurs méthodes ont maintenant plus de similitudes avec le syndicat du crime (à commencer par se remplir les poches) qu’avec un vrai syndicat de travailleurs.
      Leur action collective étant devenue quasi-nulle, on devrait parler d’incorporés, au lieu de syndiqués. Et cette action ne vise qu’à se donner une certaine image; image qu’ils détruisent allégrement par leurs demandes et leurs grèves abusives. Souvent contraires à l’intérêt général et au bon sens. Solidarité, mon oeil!

      Exemple local:
      les cols bleus de Sherbrooke qui ont déjà des salaires et conditions presque deux fois plus intéressantes que leurs semblables dans le privé et ce avec une formation équivalente (5è sec.) en redemandent encore côté salaires et congés. Au diable la population qui devra les payer.
      Preuve qu’ils sont bien traités: personne ne quitte cet emploi, sauf s’il détient un diplôme de technicien ou universitaire lui permettant d’accéder au travail qu’il a choisi à l’origine.

      signé: Désabusé

    • Teddybear

      Je vous remercie pour votre rectification, mais je crois que les ministres peuvent si ils ont du ”guts” dire au premier moron que ça n’as pas d’allure son affaire.
      Quand René a décider que le ”beau risque ” était une voie a explorer, combien de ministres a ce moment la ont démisssionnés!
      Attendez que je me rapelle!

    • M.Laliberté, je suis en accord complet avec ce que vous dites:Leadership et courage sont les qualités essentielles de réussite et cela dans un mandat de 5 ans!!

    • L’attaque de Monsieur Legault sur le PQ me semble facile. D’ailleurs il est clair qu’il ne vise que cet électorat.
      Le gouvernement péquiste de 1994 à 2003 a pris pas mal plus de décisions courageuses que les libéraux depuis 2003. Sinon comment aurait-t-il atteint l’équilibre budgétaire? Surement pas en prenant des décisions comme les libéraux font, par exemple en promettant des baisses d’impôt pour se faire élire alors qu’on ne pouvait pas se le permettre ou encore en rendant Montréal ingérable avec les défusions municipales.
      Sérieusement si on a un manque de courage et de vision au Québec, c’est bien chez les libéraux qu’il faut regarder. Et arrêter l’illusion que les péquistes étaient si terrible que ça.
      Les péquiste ont au moins démontré une fois qu’il pouvait redresser les finances publiques. Les libéraux ont montré de leur côté qu’ils n’arrivaient pas à les garder à l’équilibre.

    • L’opinion publique est le contre-pas des politiciens et des syndicalistes.
      Il faut savoir composer.

    • @noirod… BRAVO cher monsieur de votre commentaire…. dans ce merveilleux monde qu’est le Quebec le bon peuple a la nette conviction que la perception d’impots recueillis dans nos poches trouees vont directement payer l’ensemble des services sociaux qui nous sont si cher… a entendre la gau-gauche depuis pres de 40 ans c’est le genre de societe que nous voulons …nous bons quebecois n’oublions jamais qu’ici … il y a 4 paliers de gouvernements…..tout ce beau monde vie de nos poches trouees ..et ils sont tres gourmands et ils en veullent toujours plus…. pauvre peuple…………… je me souviens …… de quoi de rien………..

    • A qui profite le syndicalisme. Certainement pas a l’employeur direz vous,combien d’entreprises doivent abandonner leur projets d’expansion dans La Belle Province
      a cause justement des demandes excessives d’un syndicat. La meme chose pourrait
      influencer negativement les employes de L’Etat si ce n’etait justement que ce sont les contribuables qui font les frais de toutes demandes excessives de ses travailleurs et
      ce au depend de la population.

      Menoum ,nous dit et je cite :

      “Dans les années 70, les syndicats étaient utiles et profitables.
      En 2011, ils sont nuisibles, coûteux et inutiles. Ils constituent un boulet
      qui empêche le gouvernement, les entreprises de performer”
      Je suis d’accord avec cette declaration , et celle de ncrdrg :
      “Les syndicats publics en particulier sont en mesure de prendre la population en otage régulièrement.”
      Attendez! Je viens de me rappeler aussi que…comme le dis Teddybear :
      “Le seul Premier ministre qui a oser affronter les syndicats, ca été René Lévesque, vous avez la sécurité d’emploi ? m’en va vous coupez 20% de vos salaires pour trois mois parce que vos concitoyens doivent affronter la Crise eux autres, ils perdent leur job eux autres”

      Apres on viendra nous dire que les syndicats nou profitent a tous? No way!
      Merci a Menoum, Ncrdrg ,et Teddybear . Vous trois avez bien compris la situation actuelle a l’instar de M.François Legault, vous et moi savons tous tres bien que cette situation ne peut plus durer.

    • Le courage, ce n’est pas seulement l’apanage des chefs. Il doit être à la fois celui du peuple, des gens , des citoyens en général.

      Vous connaissez comme moi le ” pas dans ma cour ” ? Ben , c’est ça.

      Tout le monde est pour la vertu ” sur papier ” mais quand le redressement passe dans notre cour ….. la montée aux barricades, c’est pas long.

      La question à trois morceaux de robot : le Québec est-il assez mature et responsable pour entreprendre une réforme de la pensée, de la façon de faire, pour changer des habitudes acquises, pour ” retoucher ” des conventions collectives, sacrifier une partie de son petit bonheur et confort personnels pour le BIEN COMMUN ?

      Vous connaissez autant que moi la réponse.

      Les politiciens au Québec ne sont pas différents de ceux qu’ils représentent.

      Bonne soirée.

    • @lionking…vous n’avez jamais dit si vrai…rien d’autre a dire …merci

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