Le Grand Parleur

Archive du 14 février 2011

Lundi 14 février 2011 | Mise en ligne à 11h59 | Commenter Commentaires (12)

Grondé, le blogueur revient avec des questions

Les avocats de Gesca m’ont tapé sur les doigts mercredi dernier. Ils trouvaient que mon blogue sur la Banque Nationale était trop, comment dire, dur. Je blâmais l’institution financière d’avoir, selon moi, utilisé les créanciers non garantis des Élevages B & F Boulay pour obtenir une garantie de prêts du gouvernement fédéral pour minimiser ses pertes dans la faillite du producteur de porcs de St-Césaire, une faillite de 16,1 millions de dollars.

Évidemment, les gens de la Banque Nationale n’ont pas apprécié non plus mon commentaire. Et ils ont exigé que nous retirions le blogue de la toile. Ce que j’ai fait à regret après avoir plaidé mon point de vue en vain.

Le sujet n’en est pas moins pertinent. D’ailleurs, TVA l’a repris (ici).

Abordons donc la chose différemment. Avec des questions cette fois:

1. Pourquoi la Banque Nationale a-t-elle laissé les Élevages B & F Boulay s’endetter de la sorte auprès de créanciers non garantis (6,6 millions de dollars)?

2. Pourquoi n’a-t-elle pas exercé une plus grande vigilance dans les affaires courantes de l’entreprise?

3. Pourquoi n’a-t-elle pas assuré un suivi plus rigoureux du plan de relance de l’entreprise?

Quelques observations également:

1. La Banque Nationale a rappelé ses prêts de 7,5 millions de dollars lorsque B & F Boulay n’a pas versé le 30 novembre la deuxième tranche de 350 000 $ pour le remboursement de ses créanciers non garantis. N’est-il pas étrange que ce soit la BNC et non un des nombreux créanciers non garantis de l’entreprise qui s’est adressée à la Cour supérieure suite à ce bris de paiement? Ce sont les créanciers qui ont été privés de ce montant, pas la banque.

2. Les états financiers des Élevages B & F Boulay n’ont pas été vérifiés. Le syndic au dossier, qui obtiendra quelques dizaines de milliers de dollars de cette affaire, affirme que ce n’est pas de son mandat de produire des états financiers vérifiés. Les créanciers non garantis aimeraient que les chiffres fassent l’objet d’une vérification officielle puisqu’ils émettent des doutes sur les données financières obtenues jusqu’ici.

3. Dernier point concernant cette affaire. Lors de l’assemblée des créanciers, ceux-ci devaient élire cinq personnes pour agir comme vérificateurs dans ce dossier de faillite. Mais le syndic les a informés qu’il ne servait à rien de procéder au vote puisque la Banque Nationale et la Coopérative agricole de St-Damase, un créancier garanti qui perd 4 millions de dollars, avaient déjà choisi les vérificateurs.

Bref, la seule garantie qu’on les créanciers non garantis est qu’ils ne décident de rien.

Lire les commentaires (12)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    août 2011
    L Ma Me J V S D
    « juil   sept »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité