Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mardi 21 décembre 2010 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (9)

    Un peu de respect, M. le maire!

    Photo Richard Goulet

    On souhaite un bon temps des Fêtes à Richard Goulet. On espère que le maire de Granby en profitera pour se reposer, retrouver sa bonne humeur et surtout ses esprits. Cela fait, on lui suggère ensuite d’écrire une petite lettre d’excuses à Denny O’Breham.

    On pardonne habituellement les écarts de langage du bouillant politicien en mettant ça sur le compte de sa passion et de son caractère (parfois trop) combatif. Mais hier soir, le maire Goulet a dépassé les bornes de la civilité en manquant de respect envers le citoyen O’Breham à quelques reprises, le traitant à mots à peine couverts d’imbécile (voir le reportage). Ça manquait carrément de classe.

    Aucun élu ne possède ce droit de ridiculiser un de ses commettants. En public comme ailleurs. Le maire, en tant que premier représentant de l’ensemble des citoyens, doit faire preuve de retenue, de politesse et de respect dans toutes ses déclarations et surtout dans tous ses échanges avec ses concitoyens.

    Il est vrai que discuter avec M. O’Breham n’est pas l’activité la plus agréable. S’il pose des questions incisives sur les finances de la Ville et sur sa dette en plus de remettre constamment en question les projets de dépenses et d’investissements du conseil, son ton est parfois cassant. Nous le connaissons bien en raison d’échange de courriels où il n’est pas très tendre à l’endroit de mes collègues et moi. Cela dit, il a droit à ses opinions. Ce que nous respectons.

    Que le maire désapprouve les questions, les propos et les écrits de M. O’Breham (il tient un blogue), qu’il voit en lui un emmerdeur, qu’il peste chaque fois qu’il le voit dans la salle du conseil ne change rien au respect qu’il doit démontrer à son égard en tous temps.

    Lors des assemblées publiques du conseil, l’attitude du maire et des autres élus doit être empreinte de politesse. Une attitude d’ouverture doit émaner du conseil pour inciter M. Tremblay de la rue Court et Mme Bouchard de la rue Cabana à aller au micro pour poser des questions ou livrer ses commentaires sans crainte d’être rabroué ou insulté par des élus.

    La démocratie, ce n’est pas seulement le droit de parole, c’est également le droit d’exprimer sa dissidence sans courir le risque d’être la cible d’attaques personnelles.

    D’ailleurs, où étaient les autres membres du conseil lundi? Comment se fait-il qu’aucun des dix conseillers n’ait rappelé le maire à l’ordre suite à ses propos méprisants? On s’attend à plus de nos élus. À commencer par s’assurer que tous les citoyens soient traités avec tout le respect auquel ils ont droit. Les conseillers ont tous lamentablement échoué à cette tâche élémentaire.

    Message à M. Goulet: il est possible de passer ses messages sans tomber dans la méchanceté. Vous vous demandiez si M. O’Breham était capable de comprendre vos explications sur les finances de la Ville. Nous nous demandons si vous comprendrez un jour que parfois votre attitude nuit à l’image de la Ville ainsi qu’à votre fonction.

    photo Stéphane Champagne


    • Je tiens à faire une mise au point sur mon intervention d’hier soir au conseil municipale. Lorsque j’ai pris la parole, pour dire à M. le maire que ceux qui non pas la même opinion que lui n’étaient pas des imbéciles ou des incompétents et que le fait d’exprimer ses opinions dans le respect étaient le fondement même de la démocratie, je pense que c’est ce qui s’appelle ramener M. le maire à l’ordre. Je suis intervenu au moments du vote sur l’emprunt du centre Louis-Choinière. Évidemment ceci a eu lieu après plusieurs minutes de l’intervention et des insultes sur les compétences de M. O’Breham pour parler de finances par M .Goulet. Les citoyens de la ville n’ont pas a être des spécialistes de quoi que ce soit pour venir poser des questions au conseil municipale et ils ont tous mon respect quand ils le font! Quand vous dites M. Laliberté qu’aucun des dix conseillers n’aient rappelé le maire à l’ordre suite à ses propos et bien là, je ne peux que vous dire que c’est bien faux. C’est avec respect M. Laliberté que je vous demande de bien vouloir rectifier vos affirmations. Car un conseiller à belle et bien intervenu en faveur du droit de parole et de la liberté d’expression des citoyens de la ville de granby.

      Pascal Bonin
      conseiller du district 7

    • Grand Parleur,

      Je suis d’accord avec vous pour le raz-le-bol de M. Goulet. Il est un élu…

      Par contre,

      Si vous aviez un imbécile heureux qui vous talonne depuis des mois, voir des années pour du tout au rien qui peste sur ses taxes mais ne prend pas le temps de dire combien sa résidence a pris de la valeur et qui marche sur vos talons au risque de vous enfarger en tout temps, au jour ou l’autre, n’auriez vous pas envie de lui donner des baffes ou de l’envoyer paître? Quand vous parler de O’Breham, cette fois, je suis prêt a donner l’absolution a M. Goulet.

      -Je remplace ce soir Paul-Hémiste par le justicier masqué…

    • M Laliberté, on a vraiment pas regardé le même conseil. Car j’ai bien entendu le conseiller Pascal Bonin fustigé le maire pour son manque de respect envers ceux qui ne partagent pas son point de vue. Et il l’a fait de manière polie mais bien sentie, le maire a alors comme à son habitude accroché le conseiller Bonin pour essayer de le faire passer pour un imbécile lui aussi. Où étiez-vous lors de cet acrochage entre Goulet et Bonin? Mettre tous les conseillers dans le même panier c’est injuste et profondément malhonnête.

    • Honte à vous, Richard Goulet!

    • Bravo pour votre commentaire car le Maire Goulet n’a aucun respect pour ceux qui différent de son opinion .Il fait obstacle à la démocratie et ferme la porte à. Tout dialogue .Je vous ferai remarqer qu’à la fin du conseil Pascal Bonin a osé ramener le Maire à l’ordre et il a été le seul à le faire.

    • La démocratie existe pour que tous les citoyens aient le droit de se faire entendre, y c ompris malheureusement les imbéciles. Quand on est un élu on se doit d’accepter cet état de choses, sinon on démissionne et on traverse de l’autre côté de la table!

    • Pour faire suite à votre article qui aurait pu être titré comme suit, [[ le cadeau de noël de Richard Goulet]] ,on ne peut que constater le dérapage orchestré et planifié d’un élu, maire par surcroît,
      face à un citoyen qui pose probablement trop de questions ou qui émet trop d’opinions, voilà une activité peu pratiqué par nos élus de district(à part quelques’un). Se ranger derrière la vision du maire leur semble beaucoup plus conrfortable.
      Ne pas faire de vagues, c’est réconfortant, on encaise son chèque majoré de 22 % et on salut les grandes réalisations dans un endettement galopante. Bref, ce manque d’élégance et d’intolérance
      ne sont pas les premiers ni les derniers à faire les manchettes. En terminant, jai pu observer une situation beaucoup plus préoccupante que celle de M.O’breham qui ne peut comprendre les chiffres, mais plutôt la compréhension de ceux et celles qui sont appeler à voté sur les grands projets du maire. Encore 3 ans de médiocracie diriger par un politicard.

    • Je ne suis pas un “fan” des méthodes de monsieur le maire que je trouve souvent rude face à des citoyens. Par contre il a maladroitement démontré que M. O’Breham n’est pas toujours maitre de ses opinions et questions. La vrai question est de savoir qui alimente ce citoyen et dans quel but. Je crois que cette histoire serait plus passionnante que ce qui se passe à l’hotel de ville. M le maire soyez plus courtois envers vos citoyens même ceux qui ne sont pas d,accord avec votre façon de faire et la masse sera toujours derrière vous car cette même masse déteste les emmerdeurs de première mais déteste aussi ceux qui ne savent pas gèrer ses même emmerdeurs

    • La situation à l’inverse -

      Un citoyen approche le micro.

      - Monsieur le maire, avant d’être élu à la mairie, qu’est-ce que vous avez fait dans la vie ?

      - J’ai travaillé.

      - Dans quel domaine?

      - La bière, a répondu le maire.

      « Dans le fond, nous ne vous en voulons pas. Ce n’est pas parce que vous ne voulez pas écouter. C’est parce que vous n’en êtes pas capable, » a balancé le citoyen au maire à la fin de l’échange.

      Le citoyen s’est défendu d’être allé trop loin. « Le maire passe son temps à mettre en doute les compétences des contribuables. J’ai voulu savoir quelles sont ses compétences, a-t-il justifie. »

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