Les membres du Parti libéral du Québec ont un gros problème de priorités. Pendant qu’on réclame aux quatre coins du Québec une commission d’enquête sur les liens entre l’industrie de la construction et le monde de la mafia, le parti au pouvoir préfère débattre des salaires des députés — il faut les hausser, vous aurez compris!
Voilà un sujet surprenant compte tenu du fait que la présidente du Conseil du Trésor, Michèle Courchesne, annonçait cette semaine des compressions de plus de 5 milliards de dollars dans le budget du gouvernement à partir de 2013. Il faut (ça c’est vous et moi) se serrer la ceinture pour revenir au déficit zéro.
Mais revenons au problème de priorités. Un des militants du PLQ, Martin Drapeau, a tenté aujourd’hui d’amener sa formation politique à au moins discuter de la pertinence d’une commission d’enquête. Peine perdue. Pas un seul des 500 autres délégués au congrès du parti à Lévis n’a accepté de seconder sa proposition. Il est évident que la proposition était battue d’avance. Mais de refuser ne serait-ce que d’en discuter «pour crever l’abcès», comme le disait M. Drapeau, clairement on manque de courage au PLQ (le reportage ici). Et pour le sens critique des militants libéraux, on doit oublier ça aussi.
Pendant ce temps, les militants de l’ADQ, réunis en congrès à Granby, discutaient de sujets très d’actualité ces derniers mois: commission d’enquête sur l’industrie de la construction, financement des partis politiques et des changements à apporter à notre système électorale pour améliorer notre belle démocratie.
Le parti fondé par Mario Dumont et Jean Allaire il y a 15 ans à beau être dans les abysses des sondages, on ne peut nier que ses militants parlent la plupart du temps des vraies affaires.
Un autre débat prometteur ce week-end dans le clan adéquiste est celui sur l’indemnité de départ des députés. L’ADQ souhaiterait réduire les montant versés aux élus qui démissionnent de leur fonction avant la fin de leur mandat. On en a eu quelques-uns ces dernières années. Chaque fois, les ex-députés ont encaissé sans y voir de problème d’éthique.
«On veut envoyer un signal aux députés et leur dire qu’il y a un prix à payer s’ils coupent leur mandat», a expliqué le chef du deuxième parti d’opposition Gérard Deltell à ma collègue Nancy Beaulieu hier.










jeanfrancoiscouture
14 novembre 2010
08h19
«On veut envoyer un signal aux députés et leur dire qu’il y a un prix à payer s’ils coupent leur mandat»
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Et s’ils reviennent à l’Assemblée nationale quelques mois après avoir démissionné et encaissé la prime, (et travaillé ailleurs tout le temps durant cette période) est-ce qu’ils doivent rembourser? Et s’ils re-démissionnent, ont-ils droit à une autre prime? Et sur quelle base de calcul?
Vous avez dit «éthique»? Il y a des fois ou simplement le gros bon sens devrait largement suffire. Mais ça….!
mononke
14 novembre 2010
11h04
l’ ADQ parlais de changer de nom pour ”A Droite Québec” (ADQ) !…
Deltell a décidé que changer de nom pour changer de nom …la la la …
louis-mraie45
14 novembre 2010
12h11
Comment ne pas croire que l’ensemble des militants libéraux ne subissent pas la loi de l’Omerta avec ce qu’on vient d’observer suite à la motion d’un membre qui n’a même pas reçu un seul appui? Charest a de qui tenir j’imagine! Comme ça il protège ses ptits amis et on ose penser que nous, les citoyens ben ordinaires on est dupe de la chose! On ne peut quand même pas tous être bouchés et cons à la fois quand même!
teddybear
14 novembre 2010
15h41
Ils me font bien rire les députés, la job paye pas, a ce qu’ils disent, ils se plaignent de faire beaucoup d’heures, mais pourtant ils se représente constamment, sans que personne ne les force. Charest, Marois, Francois Gendron,etc… ca fais depuis les années 70 qu’ils se représentent a chaque élection, doivent bien en retirer des avantages quelconque autre que le salaire. Compte tenu des résultats, 200 et quelques milliard de dettes, des infrastructures désuètes, un système scolaire inefficace, la Caisse de dépot et placement qui perd 40 milliards, un système de santé tout croche, dans mon livre a moé , la classe politique au Québec est minable, rien de moins.
zig-moskito
14 novembre 2010
18h20
Il me semble assez évident que le gouvernement est frileux
à s’imposer des règles morales strictes, à apporter les changements
nécessaires aux règles de financement et d’organisation,
et ce en vue de mieux gouverner. Les partis de l’opposition
ont des propositions valables à faire valoir, mais à quoi
servent-ils devant un gouvernement têtu et sourd ?
bleupoissonbleu
15 novembre 2010
15h24
Monsieur Laliberté, vous dites: Pendant qu’on réclame aux quatre coins du Québec une commission d’enquête sur les liens entre l’industrie de la construction et le monde de la mafia…bla bla bla bon sens est ce que le vocabulaire des quebecois est lmité à “COMMISSION D’ENQUETES” par-ci et COMMISSIONS D’ENQUETES par là. Franchement il faut se faire une idée si vous voulez que nos dirigeants se concentrent sur la santé, l’éducation, le reseau routier et tous les dossiers qui nous rendraient la vie un peu plus facile. Il y a un gros manque d’argent dans les coffres de notre belle province mais POURQUOI? Quant à parler de commissions d’enquêtes…devrait-on en avoir une pour découvrir tous les québecois qui travaillent au noir et leur faire payer leur part d’impot en renflouer les caisses le notre belle province.
louwi
15 novembre 2010
16h12
Tout ceci me porte à la réflexion suivante: un élu est-il motivé à servir le peuple ou à se servir à même les impots payés par ce même peuple?