Le Grand Parleur

Archive, octobre 2010

Dimanche 31 octobre 2010 | Mise en ligne à 19h46 | Commenter Commentaires (3)

Le recyclage des magazines féminins

Image 1

Trouvaille fort intéressante de la journaliste Catherine Paiement-Paradis. À gauche, le magazine français marie-claire de février 2003 et à droite le magazine québécois Clin d’oeil de juillet 2007.

On dit souvent que les magazines féminins recyclent fréquemment leurs sujets de reportages et leurs angles (surtout les trucs de cul). Il appert qu’ils ne se gênent pas non plus pour recycler les photos de l’un des magazines concurrents.

Le tout sur P45.

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Mercredi 27 octobre 2010 | Mise en ligne à 13h17 | Commenter Commentaires (11)

Garderies: mauvaise philosophie d’affaires

Syndiquer les travailleuses des services de garde en milieu familial est une mauvaise idée. Non seulement les coûts pour financer tout le réseau des garderies à 7 $ exploseront, mais rien n’indique que les services offerts aux parents s’amélioreront. C’est pourtant là-dessus qu’on devrait investir des efforts.

Le vrai problème des garderies en milieu familial subventionnées par l’État québécois se trouve d’ailleurs là, dans la qualité du service à la clientèle. La philosophie d’affaires n’est pas assez orientée pour répondre aux besoins des parents-clients. On cherche plutôt à répondre aux besoins des propriétaires de ces garderies.

Remarquez la sémantique utilisée par les représentants syndicaux dans toute cette campagne de syndicalisation. Ils parlent sans arrêt de «responsables de services de garde en milieu familial». On imagine que c’est pour mieux faire passer dans l’opinion publique l’équité (salariale et en terme de conditions de travail) que ces travailleuses devraient bénéficier avec leurs collègues qui oeuvrent dans des centres de la petite enfance, les CPE.

Les dirigeants syndicaux devraient en fait parler de propriétaires de garderies. Ça collerait plus à la réalité. Ces femmes opèrent en effet dans leur maison de petite entreprise. Le gouvernement leur verse 19 $ par enfant par jour. Les parents 7 $. Autrement dit, l’État achète des places dans une entreprise privée.

Et ce statut d’entrepreneures ou de travailleuses autonomes leur confère des avantages fiscaux: déduction de leurs revenus d’une partie de leur loyer ou hypothèque, de leur frais d’électricité, de leur téléphone, de leur service internet, de leurs assurances, etc. Ce n’est pas négligeable.

Un des arguments les plus entendus en faveur de leur syndicalisation a trait aux vacances. Elles ne s’en font pas payer. Une situation injuste, plaide-t-on du côté des syndicats. Mais combien de travailleuses autonomes ou de propriétaires de PME se font payer des vacances? Ils se les offrent à même leurs revenus ou profits. Ainsi va la logique d’être en affaires!

Au fil des ans, Québec a multiplié les places à 7 $. Et puisqu’il est compliqué, long et très coûteux de construire des CPE, on a ouvert la vanne pour créer ces places dans des garderies en milieu familial. Des centaines de garderies en ont depuis profité.

C’était les conditions qui existaient lorsque ces femmes ont choisi d’ouvrir une garderie. Si elles veulent les mêmes conditions que leurs consoeurs dans les CPE, elles devraient aller y travailler. Ce sont deux mondes différents.

Les parents dont les enfants fréquentent des garderies subventionnées en milieu familial font les frais de cette lutte syndicale. En fermant leurs garderies à tour de rôle cette semaine pour faire pression sur le gouvernement, les propriétaires de ces garderies ne prouvent qu’une chose: elles ne travaillent pas pour leurs clients en leur compliquant ainsi la vie. Aucune vraie entreprise n’agirait de la sorte à l’endroit de sa clientèle. Ça défi toute logique d’entrepreneuriat!

Cette attitude vis-à-vis leurs clients découle d’une perversion du système causé par le fait que les CPE et les garderies en milieu familial subventionnées contrôlent les places subventionnées. Le prix de 7 $ est tellement alléchant pour les parents que la demande pour ces places dépassent largement l’offre. Une situation où le client n’en sort jamais gagnant.

Les «responsables de services de garde en milieu familial» se trouvent en position de force. Dans un tel contexte, pourquoi améliorer le service quand les clients cognent sans cesse à la porte pour inscrire leurs enfants?

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Mardi 26 octobre 2010 | Mise en ligne à 12h35 | Commenter Commentaires (10)

Les fractions et le Réseau Liberté-Québec

Ce reportage de la Presse Canadienne a retenu mon attention le week-end dernier. Il porte sur ce mouvement citoyen de réflexion pour ramener le gouvernement québécois sur le droit chemin.

Pour faire court, les partisans du Réseau Liberté-Québec suggèrent de réduire la taille de l’État en sabrant notamment dans les programmes sociaux et en tassant du coup les groupes de gauche qui contrôlent la machine.

Deux déclarations du cofondateur du mouvement, Éric Duhaime, méritent d’être soulignées (les caractères en gras sont de moi).

1. «Prenez par exemple les garderies à 7 $. C’est le système le plus généreux en Amérique du Nord alors que nous sommes le 57e État sur 50 en termes de richesse. Nous sommes obligés de recevoir 8,5 milliards $ de péréquation du reste du Canada parce qu’on est trop pauvres. Il y a quelque chose qui ne marche pas», pense M. Duhaime.

2. «Il faut élire un gouvernement qui va mettre la hache, estime M. Duhaime. Il va falloir que tout le monde mette la main à la pâte, il n’y a pas un petit groupe d’intérêt qui va être épargné, il va falloir que tous passent à la caisse

Deux remarques.

1. Un de mes anciens collègues portait de temps à autre un tee-shirt où on pouvait lire «Four out of three people have problems with fractions». Manifestement, ça inclus M. Duhaime pour qui les subtilités des fractions demeurent un mystère.

2. Quand on passe à la caisse, ça veut dire encaisser pour ses bons coups. Il est clair que M. Duhaime ne comprend pas du tout le sens de cette expression. Un élève de Jean Perron?

Vivement un porte-parole qui manie le français avec plus de rigueur et qui utilise des analogies claires.

Bonne réflexion!

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