Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Jeudi 29 juillet 2010 | Mise en ligne à 18h01 | Commenter Commentaires (6)

    Réaction d’Hydro-Québec

    Suite à mon blogue d’hier Hydro-Québec a torpillé AAER (publié également dans notre édition papier d’aujourd’hui), voici la réaction de la direction de la société d’État:

    RÉPLIQUE D’HYDRO-QUÉBEC

    Hydro-Québec juge important de corriger certaines informations contenues à la chronique intitulée Hydro-Québec a torpillé AAER, parue le 29 juillet dans le quotidien La Voix de l’Est.

    En premier lieu, le Plan stratégique 2009-2013 d’Hydro-Québec prévoit le développement d’énergies renouvelables, notamment par l’intégration de près de 4 000 MW d’énergie éolienne à son réseau à l’horizon 2015. Par ailleurs, Hydro-Québec Distribution souligne que les dispositions de l’appel d’offres pour l’achat de 2 000 MW d’énergie éolienne imposent comme condition essentielle l’atteinte d’un contenu québécois minimal de 60 pour cent. Il est donc erroné d’affirmer que « tous les projets retenus proposaient des turbines […] avec 0 % de contenu québécois ».

    Hydro-Québec Distribution rappelle que l’attribution de ses contrats d’approvisionnement en électricité (y compris les contrats pour des achats d’énergie éolienne) est faite selon un processus rigoureux, transparent et public. Ce processus a été approuvé par la Régie de l’énergie, qui en surveille l’application et qui, à la fin du processus, approuve les contrats après s’être assurée du respect absolu du processus. Toutes les démarches, depuis la publication de l’appel d’offres jusqu’à l’approbation des contrats par la Régie, sont publiques. Il est donc inexact d’affirmer que le tout a manqué de transparence.

    Enfin, Hydro-Québec rappelle qu’elle soutient le développement de la filière éolienne par ses achats auprès de producteurs privés conformément aux décrets émis par le gouvernement. De par le succès des appels d’offres, le Québec peut se vanter d’être un leader au Canada dans le domaine de l’énergie éolienne puisque la majorité de l’industrie de fabrication d’éoliennes est basée dans la province, notamment à Matane et en Gaspésie.

    Marc-Brian Chamberland
    Chef, Affaires publiques et médias
    Hydro-Québec

    Beau pitch de relations publiques!

    Nous avons demandé de voir l’analyse des six projets auxquels AAER était associée. Hydro-Québec a refusé prétextant des secrets industriels. En journalisme, on ne peut se contenter d’une telle réponse et affirmer que tout s’est fait dans les règles de l’art. Ça prend des preuves. Si les documents existent, le public est en droit d’y avoir accès. C’est ça la transparence.

    Quant à l’affirmation que «le Québec peut se vanter d’être un leader au Canada dans le domaine de l’énergie éolienne puisque la majorité de l’industrie de fabrication d’éoliennes est basée dans la province, notamment à Matane et en Gaspésie», HQ devrait se garder une petite gêne.

    Construire des pales, des composantes en fibre de verre et des tours en acier, c’est bien, mais ce n’est pas le coeur de cette industrie au potentiel sans fin. Plusieurs pays dans le monde sont capables de le faire. Pour se démarquer et espérer faire sa place, comme dans n’importe quelle industrie, l’important est de développer une expertise de pointe dans les secteurs de la haute technologie et de la recherche. Construire des turbines, comme AAER le faisait, tombe en plein dans le mile.

    Dommage que le Québec va se satisfaire de si peu. On se croirait dans les années 50!

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    • Pathétique! Il y a un beau coté aux relations publiques. Nous en avons même deux firmes ici qui font un excellent boulot! Cependant quand Hydro-québec lache son chiuhaha pour qu’il se mette à japper contre quelqu’un de plus grand et plus intègre et qui ne fait pas son affaire ca ne fait simplement pas sérieux! Le Chiuhaha a peu être fait son travail pour plaire a son maitre et mériter son petit os mais la réplique du Grand Parleur était de mise! Bravo pour les pendules à l’heure!

      …et mieux vaut tard que jamais, bon retour Grand Parleur!!!

    • Vous êtes-vous demandé à qui appartient HQ? Vous parlez de HQ mais pas de son principal et seul actionnaire, le Gouvernement du Québec qui se trouve à être, actuellement, le parti Libéral du Québec. Allo?

    • Les normes d’Hydro-Québec:
      1º Mentir effrontément
      2º Se dire transparent en cachant l’essentiel de l’information
      3º Outrepasser les lois (environnement, droit de propriété, etc) même quand il n’y a AUCUNE
      URGENCE qui l’y oblige
      4º Maintenir une administration lourde (voyez SES organigrammes!!) (1), inutile et
      incompétente, trop souvent

      Bref, il est l’image parfaite de son actionnaire, le gouvernement du Québec.
      ———————–
      1) On doit dire “SES” organigrammes, tels que énergie, distribution, international, etc., car je n’ai pu en trouver un principal qui représenterait l’ensemble tant la lourdeur administrative de cette entreprise est phénoménale. Ou bien veut-on la cacher?

      P.S.: Quand j’ai entendu son p.-d.-g., M.Vandal, nous dire que les méthodes utilisées par les travailleurs de la construction sur les chantiers de La Romaine étaient tout à fait correctes, ce fut une preuve de plus que mon opinion négative sur l’administration d’H-Q était fondée.

    • @bobof,
      Je ne sais pas si c’est ça que vous cherchez:

      http://www.hydroquebec.com/publications/fr/organigramme/haute_direction.pdf

      D’autre part, de mémoire, HQ n’a pas eu le choix de scinder l’entreprise en plusieurs divisions afin de pouvoir exporter de l’électricité aux É-U, dans les années 90. Mais encore-là, c’était probablement une décision de son principal actionnaire qui était, je pense, le PQ à ce moment-là. Et la lourdeur administrative de HQ est comme l’appareil gouvernemental. Mais peut-être n’ont-ils pas le choix afin de gérer plus de 20000 employés. Disons que la question se pose. Et pour mentir, je crois que le gouvernement le fait assez bien, tout comme bien de grandes entreprises. Regardez par exemple, avec le pétrole du golfe Saint-Laurent…

    • Vous devriez peut-être savoir que AAER n’était pas un turbunier en tant que tel mais un dépositaire exclusif pour l’amérique du nord d’un turbinier Allemand!!!
      En faite, il s’agissait d’un rôle d’assemblage selon les spécifications du turbinier allemand. Tout ce bla bla sur le torpillage d’Hydro envers AAER n’est que du sensationnaliste décevant et très peu documenté en matière de création d’emplois vraiment spécialisés! Un des actionnaires d’AAER était en faite un simple technicien forestier; pas de grosse ingénierie là-dedans tant que ça!
      Je trouve ridicule que quand il s’agit d’éolien, Hydro devient la tête de turque de beaucoup de journalistes alors qu’il n’en est rien de d’autres domaines industriels en passant de l’automobile à la fabrication de super ordinateurs pour ce qiui est de la haute technologie!! Comptons plutôt sur nos expertises en matière de transport électrique entre autres pour cesser de se servir d’Hydro-Québec comme modèle raté de développement éolien. Notre belle société québécoise a-t-elle les moyens d’investir assez pour concurrencer un marché déjà passablement occupé? Nous sommes un ville de 8 millions d’habitants qui ne peut contenir les ressources novatrices de villes concurrentes en terme de main d’oeuvre hautement spécialisée. Ceci dit, il ne faudrait pas croire que nous ne sommes pas capable d’innovation, mais plutôt que de jouer les colonisés offencés, pourquoi ne pas profiter de ces investissements étrangers pour faire allumer la flame de la fièrté d’avoir en main une société d’état qui saura bien rendre service à l’économie et à la richesse collective du Québec?

      Bonjour,

      AAER a passablement modifié ses turbines. L’entreprise avait le droit de faire sa proche recherche et développement pour améliorer le produit. Aussi, elle a signé des ententes de partenariats avec des PME québécoises pour l’aider à fabriquer ses turbines. J’ai en tête cette entreprise de Thetford Mines, Castech, qui a fabriqué les moyeux des turbines d’AAER. L’entreprise avait aussi des projets qui auraient permis de créer une PME à Sainte-Anne-des-Monts en Gaspésie pour y fabriquer des composantes électroniques de turbines. Et Chandler aussi était dans le portrait du développement projeté par AAER. On envisageait y construire des pales mais aussi des composantes de l’engrenage des turbines.

      Tous ces projets auraient pu se traduire par la création de bons emplois et jeter les bases d’une industrie solidement implantée au Québec.

      Est-ce assez documenté pour vous?

      Quand vous parlez d’investissements étrangers, à quoi faites-vous allusion?

      Grand parleur

    • on a même des lois pour protéger notre industrie mais il faut peut-être institutionnaliser une loi sur les enveloppes de main a main!!!…sic…

      http://www.manufacturingnews.com/news/newss/manufacturingstrategy730.html

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