Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mercredi 28 juillet 2010 | Mise en ligne à 16h41 | Commenter Commentaires (6)

    Hydro-Québec a torpillé AAER

    Photo AAER

    Nul n’est prophète en son pays, dit-on. L’adage résume bien la courte et chaotique histoire de AAER énergie éolienne. En trois ans et demi d’existence, le seul manufacturier québécois (et canadien) d’éolienne a fabriqué quatre turbines. Elles produisent toutes de l’électricité aux… États-Unis.

    Quand une entreprise est incapable de faire sa place dans son propre marché, ses chances de succès s’en trouvent passablement réduites. Mais dans le cas d’AAER, son échec a de quoi étonner compte tenu du virage vert entreprise par Hydro-Québec depuis quelques années. Tous les espoirs étaient permis.

    Plusieurs ont vu dans cette ouverture aux sources énergétiques autres que l’hydro-électricité, la principale carte d’affaires d’Hydro-Québec, un signe encourageant aux promoteurs et investisseurs intéressés à produire de l’électricité par d’autres moyens que les traditionnels barrages. Une importante filière éolienne devait émerger au Québec grâce à cette nouvelle philosophie. C’est du moins l’image que HQ voulait projeter. La réalité est tout autre.

    Au printemps 2008, les dirigeants d’AAER étaient fébriles. Ses éoliennes avaient été choisies pour équiper sept parcs éoliens dans le cadre d’un appel d’offres d’Hydro-Québec pour la production de 2000 mégawatts d’électricité provenant de source éolienne. Des contrats de plusieurs dizaines de millions de dollars étaient à portée de main pour la jeune PME.

    En optant pour les turbines du fabricant de Bromont, les promoteurs de ces parcs faisaient le plein de précieux points. La grille d’analyse d’Hydro-Québec utilisée pour choisir les projets gagnants accordait en effet des points aux projets qui comportaient des composantes québécoises: plus de composantes made in Québec se traduisaient par plus de points. Sur ce terrain, aucun autre turbinier au monde ne pouvait rivaliser avec AAER; ses turbines avaient un contenu québécois qui frisait le 80 %.

    Ça n’a pas suffi. Aucun projet auquel AAER était associé n’a été retenu. Fait à la fois curieux et intéressant à noter, tous les projets acceptés proposaient des turbines de sociétés allemandes avec 0 % de contenu québécois.

    Hydro-Québec n’a jamais voulu justifier ses choix. À ce jour, les subtilités de sa grille d’analyse ne sont connues que d’elle. Bonjour la transparence!

    Pour AAER, ce rendez-vous raté a marqué le début de la fin. Comment expliquer à des clients potentiels qu’une multinationale d’État, mandatée par le gouvernement pour favoriser le développement d’entreprises québécoises liées à la filière éolienne, l’a ignorée dans un si gros appel d’offres? Du coup, le financement de ses activités auprès d’institutions financières relevait presque de l’impossible.

    Les 5 millions de dollars prêtés par Investissement Québec en début d’année n’ont rien changé au destin d’AAER; boudée par Hydro-Québec, confinée à vendre ses turbines une par une, il devenait illusoire de croire que l’entreprise pouvait survivre. Comment y arriver quand un géant comme HQ vous torpille?

    Dans le cercle politique, on raconte qu’Hydro-Québec n’a jamais cru et ne croit toujours pas aux éoliennes sur son territoire et encore moins à des PME. Elle a mis, malgré elle, les pieds dans ce champ suite aux pressions du gouvernement de Bernard Landry qui venait de mettre sur pied un programme pour développer cette industrie prometteuse au Québec, surtout en Gaspésie.

    Huit ans après la création de ce programme, quel est son bilan concret? On a deux usines de pales et un gros fabricant de tours. Ça se limite pas mal aux matériaux composites et au métal. Pour la haute technologie, les composantes d’une turbine, par exemple, toutes les activités de recherche et de développement, et bien on doit (encore) se fier à des entreprises étrangères. Bravo!

    photo Janick Marois

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    • c’est tout a fait dans l’ordre des choses. Il ne faut pas développer de technologie au Québec, on se garde les ponts et le béton de mauvaise qualité et on fait venir la technologie d’Allemagne. Chapeau M Charest! c’est comme le moteur-roue et tout ce qui est hi-tech, faut torpiller le plus tot possible pour ne pas avoir de beaux exemples a donner.

    • Par ou commencer dans ce beau show de clown digne du Quebec…. Commencont par la presse locale qui enfin ce réveil et ce rend compte que l on va passer a coté d une industrie qui commence a prendre forme ici en amerique et que le gouvernement a manipuler en parlant de création d emploi en millier ce qui est faux. Falicitation pour votre article M. Laliberté mais pour ce qui est de son impact… dans la section blogue…pour des milliard de dollars d investissement public…

      Donc pour l eollien , la technologue et les pieces viendont d allemagne et ces dernier ont 0 intéret a développer un supply chain local. Car eux sont fier de ce qu il fabrique et leur patriotisme industriel est connue. Lecons que nous devrions appliqué chez nous un moment donné…..C Series Bombardier, Metro de Montreal, etc…

      Donc a part dickie moore qui pourra louer deux trois trailer et nos mafieux des routes locaux qui nous vendrons des voyages de garnottes pour faire une route en 0 3/4 qui coutera 5 fois le prix il y a O retombé technologique ici au Quebec.

      Ensuite le cas de AAER …. disont que faudrait demandé a M. Thierry Vandal ce qu il na pas aimé dans le pitch de vente de M. Gagnon…etais un conflit de personalités, des atomes non crochu avec la direction de AAER, de la jalousie…oui oui ses encore tres present au quebec, ou bien une commande du boss en haut qui lui a dit de pas toucher a ce avec une pole de 100 pieds car on a un sweet deal… en allemagne qui pourrait aider la cause ! qui sait…

      Mais sans vouloir tombé dans le nationalisme a outrance, la tendance qui se déssine au quebec… dans tout les secteurs… Allons ailleur chercher et développer le savoir sauf au quebec commence a m’inquéter…. Par exemple le Canadiens de Montreal qui ont fermer les yeux sur le quebec , les chinois qui fabrique l ensemble du fuselage de la Serie C de Bombardier, certains haut dirigeants americains de grande sociétés parachuté ou recruté pour des postes clé au quebec. etc… Disont que notre affaire sa commence a ressemblé a l Afrique ou les locaux sont jamais assé bon pour la classe dirigeante…

    • moi quand je vois des nouvelles comme ca:
      http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201007/29/01-4302307-parc-eolien-mont-louis-northland-power-a-le-feu-vert.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS3

      et qu’on a laissé mourrir une compagnie quebecoise pour mieux donné des contrat a des compagnie étrangère…ça me répugne.


      Bonjour,

      Le pire est que c’est AAER qui devait fournir les 61 turbines pour ce projet. La compagnie General Electric s’était en effet désistée du contrat à l’automne 2008. Là, l’entreprise américaine revient dans le paysage après le retrait forcé d’AAER parce qu’elle était incapable de trouver du financement pour lancer la production de ces turbines. Ça fait bizarre, vous ne trouvez pas?

      Grand parleur

    • Moi je crois qu’on s’est fait avoir encore une foi…
      1. Hydro Québec lance une appelle d’offre.
      2. L’industrie quebecoise se lance dans l’aventure.
      3. Le gouvernement prête les sommes requise.
      4. Les investisseurs et fournisseurs se sentant sécurisé..

      Voila que!

      Il y a quelque chose qui me dit qu’il y a un lien entre Hydro Québec et Pionner Power Solution.. autre que client-fournisseur..

      Nous Québécois on pers les avances de Québec, les fournisseurs perde leur créance et les investisseur perde leur action…

      .. Ma question est

      8. Hydro quebec ferme la porte.

    • Exact Grand Parleur, justment dans ces temps la j’etais à l’université et je suivais un cours sur les énergies renouvelable et c’est la que j’ai appris que AAER était le seul frabricant en amerique du nord pour faire des turbine 1MW et plus….alors je me suis dis wow belle occasion d,affaire…je suis allé voir la cote en bourse AAE.TO et j’ai vue le coup de marteau que ça a fait quand HQ n’a pas tout de suite accordé le contrat pour les 60 nacelles qqlch comme de 2.50 ou 1.25$ à 30cents ouch!!! Mais le contrat n’étais toujours pas attribué et ça fait 2ans….ça branlait dans le manche…HQ c’est débarrasé de AAER par la bande, il savait qu’il n’allait pas survivre longtemps et qu’après il aurait le champs libre pour donner le contrat a GE…trop facile! Enfin de compte je n’ai jamais acheté de AAER mais M. Gagnon avait un beau pitch de vente.

      HQ, ne nous prennez pas pour des nuls!

      et quelle reaction de politicien….cette lettre de HQ…ahahahah!

    • Pionner power (L’acheteur AAER) A DES CONTRATS POUR 2 ANS AVEC HD!!!
      il doive surement se parler ces deux la!!!

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