Suite à mon blogue d’hier Hydro-Québec a torpillé AAER (publié également dans notre édition papier d’aujourd’hui), voici la réaction de la direction de la société d’État:
RÉPLIQUE D’HYDRO-QUÉBEC
Hydro-Québec juge important de corriger certaines informations contenues à la chronique intitulée Hydro-Québec a torpillé AAER, parue le 29 juillet dans le quotidien La Voix de l’Est.
En premier lieu, le Plan stratégique 2009-2013 d’Hydro-Québec prévoit le développement d’énergies renouvelables, notamment par l’intégration de près de 4 000 MW d’énergie éolienne à son réseau à l’horizon 2015. Par ailleurs, Hydro-Québec Distribution souligne que les dispositions de l’appel d’offres pour l’achat de 2 000 MW d’énergie éolienne imposent comme condition essentielle l’atteinte d’un contenu québécois minimal de 60 pour cent. Il est donc erroné d’affirmer que « tous les projets retenus proposaient des turbines […] avec 0 % de contenu québécois ».
Hydro-Québec Distribution rappelle que l’attribution de ses contrats d’approvisionnement en électricité (y compris les contrats pour des achats d’énergie éolienne) est faite selon un processus rigoureux, transparent et public. Ce processus a été approuvé par la Régie de l’énergie, qui en surveille l’application et qui, à la fin du processus, approuve les contrats après s’être assurée du respect absolu du processus. Toutes les démarches, depuis la publication de l’appel d’offres jusqu’à l’approbation des contrats par la Régie, sont publiques. Il est donc inexact d’affirmer que le tout a manqué de transparence.
Enfin, Hydro-Québec rappelle qu’elle soutient le développement de la filière éolienne par ses achats auprès de producteurs privés conformément aux décrets émis par le gouvernement. De par le succès des appels d’offres, le Québec peut se vanter d’être un leader au Canada dans le domaine de l’énergie éolienne puisque la majorité de l’industrie de fabrication d’éoliennes est basée dans la province, notamment à Matane et en Gaspésie.
Marc-Brian Chamberland
Chef, Affaires publiques et médias
Hydro-Québec
Beau pitch de relations publiques!
Nous avons demandé de voir l’analyse des six projets auxquels AAER était associée. Hydro-Québec a refusé prétextant des secrets industriels. En journalisme, on ne peut se contenter d’une telle réponse et affirmer que tout s’est fait dans les règles de l’art. Ça prend des preuves. Si les documents existent, le public est en droit d’y avoir accès. C’est ça la transparence.
Quant à l’affirmation que «le Québec peut se vanter d’être un leader au Canada dans le domaine de l’énergie éolienne puisque la majorité de l’industrie de fabrication d’éoliennes est basée dans la province, notamment à Matane et en Gaspésie», HQ devrait se garder une petite gêne.
Construire des pales, des composantes en fibre de verre et des tours en acier, c’est bien, mais ce n’est pas le coeur de cette industrie au potentiel sans fin. Plusieurs pays dans le monde sont capables de le faire. Pour se démarquer et espérer faire sa place, comme dans n’importe quelle industrie, l’important est de développer une expertise de pointe dans les secteurs de la haute technologie et de la recherche. Construire des turbines, comme AAER le faisait, tombe en plein dans le mile.
Dommage que le Québec va se satisfaire de si peu. On se croirait dans les années 50!
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