Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mardi 29 juin 2010 | Mise en ligne à 20h15 | Commenter Commentaires (6)

    Les bonbons de nos élus (ajout)

    Revenons sur ce beau suçon que les membres du conseil municipal se sont offerts. Jacques Gagné, un résidant de Granby qui financera en partie les futures «allocations de transition» des élus, me signale que les conseillers et le maire bénéficieront déjà d’une prime de départ lorsqu’ils prendront leur retraite ou lorsqu’ils seront battus lors d’une élection. Il a raison.

    Cette prime de départ, que toutes les villes de 20 000 habitants et plus doivent verser pour respecter la Loi sur le traitement des élus municipaux, est l’équivalent de deux semaines de salaire par année de service, jusqu’à concurrence d’un an de paie. Voilà qui est fort généreux.

    M. Gagné a raison de dénoncer cette distribution d’argent à tout vent. Oui, les élus travaillent fort. Mais de là à leur donner des privilèges financiers que Monsieur et Madame Tout le monde ne toucheront jamais de leur existence, on exagère.

    L’actualité est drôlement faite parfois. Ainsi, mon collègue Jean Dumont du Courrier m’apprend que les membres du conseil municipal de St-Hyacinthe se penchent aussi sur les émoluments. Mais à l’opposé de leurs collègues granbyens, ils ne toucheront pas «d’allocations de transition».

    En fait, ils ont décidé de l’éliminer. Depuis 2007, de telles «allocations» étaient en effet versées aux élus qui ne revenaient pas à la table. Mais l’automne dernier, la Ville a dû débourser des milliers de dollars parce que la plupart des conseillers ont tiré leur révérence. Les citoyens n’ont pas apprécié. D’où la volonté des nouveaux — et plus connectés avec la réalité — membres du conseil de reprendre le chemin du gros bon sens.


    • Incroyable!

    • TOU(TE)S NOS ÉLU(E)S, SANS EXCEPTION, ont obtenu leur poste au conseil de ville dans le cadre d’une ÉLECTION à laquelle ils (elles) se sont présenté(e)s, pour laquelle ils (elles) ont mené campagne et ce, sur une base VOLONTAIRE de leur part.

      Ils (elles) la voulaient, la job. Et pas à peu près! Ils (elles) ont tout fait pour nous convaincre que leurs adversaires étaient nul(le)s et qu’eux (elles) seul(e)s sauraient défendre nos intérêts!

      Que d’altruisme! Que de conscience sociale! Que de dévouement pour la population réuni dans un même groupe! C’est à tirer les larmes!

      Si les conditions salariales rattachées à la fonction ne leur convenaient pas, ils (elles) n’avaient qu’à rester à la maison. Personne n’est allé les chercher de force!

      Quand il est question de leurs conditions salariales, nos élu(e)s se comparent aux élu(e)s “d’autres villes de même taille”…

      Question: dans ces “autres villes de même taille”, quelle est la moyenne des salaires des payeurs de taxes?

      Dans ces “autres villes de même taille”, combien compte-t-on de services gouvernementaux ?(à Granby, on le sait, les bureaux gouvernementaux provinciaux et fédéraux s’en vont tour à tour…) Comment se porte l’emploi “dans ces autres villes de même taille”?

      Granby est de moins en moins une ville où on vit et où on travaille. Granby est de plus en plus une ville où on évolue dans le silence… Une ville âgée… De plus en plus une ville où on dort et où on magasine…Encore faudrait-il qu’on nous laisse un peu d’argent dans les poches à cet effet…

    • Il n’y a qu’une solution simple et efficace pour mettre fin à ce gaspillage de nos taxes. Aux prochaines élections, votons contre tous les conseillers en place et contre Richard Goulet (s’il a le toupet de se représenter à la mairie!). Votons plutôt pour des conseillers et des conseillères qui s’engagent à abolir ces allocations de départ à a recevoir des salaires plus raisonnables. Si vous rencontrez un des aspirants conseiller en campagne, exigez de lui ou d’elle un engagement à cet effet. Ce n’est que de cette façon que nous aurons un conseil plus connecté à la réalité. Si les nouveaux conseillers reflètent la volonté de la population, il y a fort à parier qu’ils ne continueront pas à endetter la ville de façon irresponsable et à faire des dépenses de programmes au delà des moyens financiers des citoyens de Granby.

    • à patcourtemanche

      Oui, c’est bien beau, mais en attendant, les élu(e)s en place ont tout leur temps pour continuer de dépenser allègrement comme ils le font actuellement. C’est ça le problème!!!!!

    • En proposant une augmentation importante de la rémunération, le président du comité sur la rémunération, affirme qu’il veut susciter plus de candidatures, alors que le Conseil applique le règlement à partir de la prochaine élection et on y croira. Autrement, seuls les membres actuels risquent d’en profiter. De toute façon, il n’y a pas beaucoup d’emploi à Granby qui rapporte autant que celui du maire. Alors qui veut-on recruter ? Des opportunistes uniquement attirés par l’argent ?
      Des augmentations de 25 % d’un seul coup, même pour corriger une situation inéquitable, ça ne se voit jamais sauf lorsque les décideurs sont juge et partie. Pour être un peu crédible, le Conseil aurait pu former un comité indépendant pour lui faire des recommandations comme il l’a fait dans le cas de la piste cyclable.
      L’allocation de transition est totalement injustifiée car lors de son départ, le maire retournera à sa retraite et les autres membres du Conseil à leur emploi qu’ils n’ont jamais quitté. Alors de quelle transition parle-t-on ?
      En bref, le Conseil profite de la situation pour avantager ses membres. Au moins qu’on cesse de la faire en prétextant le bien public. C’est choquant.

    • Pour plusieurs citoyens, cette explosion du salaire des conseillers municipaux est un affront. Tout ça se produit en pleine période de récession – quand Monsieur et Madame Tout-le-monde sont obligés de se serrer la ceinture – et juste après une série de hausses à la fois des évaluations municipales et les « investissements par emprunt » provenant de l’administration Goulet.

      Est-ce qu’il y a de l’hypocrisie à l’hôtel de ville? Personne n’a tordu les bras de nos élu(e)s pour les forcer de poser leur candidature au service de notre municipalité. Ce qu’il y a de plus triste dans cette histoire, c’est que seulement sept mois après les élections municipales un comité de conseillers a voté une hausse considérable de leur propre rémunération!

      Si je proclame à ma patronne, sept mois après mon embauche, qu’un comité de mes pairs m’a voté une augmentation effective sur-le-champ de 24% avec une généreuse prime de « transition » – peu importe la raison pour mon départ – que pensez-vous qu’elle va me répondre?

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