Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Lundi 28 juin 2010 | Mise en ligne à 15h13 | Commenter Commentaires (7)

    Les bonbons de nos élus

    La rémunération des élus est toujours un sujet délicat. Ce l’est davantage lorsqu’ils obtiennent des hausses de salaire. Et l’exposant de la grogne populaire se trouve multiplié lorsque ces hausses sont dans les deux chiffres. Ajoutons à ça le fait que nos élus sont juges et partie — ils s’octroient eux-mêmes des hausses — et inévitablement ça suscite maintes jérémiades à l’extérieur des murs de l’hôtel de ville.

    Les membres du conseil municipal de Granby verront leurs émoluments augmenter de 23 % d’ici le 10 juillet dans le cas des conseillers et de 24 % pour le maire. Le salaire des premiers sera majoré à 19 930,29 $ tandis que celui du maire se situera à 76 196,69 $.

    On pourrait débattre longuement des salaires versés à nos élus municipaux. Les paie-t-on assez? Ou trop? Vaste débat. On sait cependant que leurs responsabilités sont nombreuses, les sujets à traiter complexes et les problèmes à régler s’accumulent. Tout ça exige donc qu’ils y consacrent du temps et de l’énergie. Va donc pour une rémunération reflétant la besogne à abattre.

    Là où ça passe moins bien, ce sont les autres avantages financiers dont bénéficient les élus municipaux. Ils touchent en effet des allocations de dépenses qui représentent 50 % de leur salaire de base. Ces allocations servent à payer leurs dépenses inhérentes à leurs fonctions (leurs vêtements, leur documentation, etc.). Notons que ça n’inclus pas les frais de représentation au nom de la Ville, les repas et les billets pour prendre part à différents événements ou activités, par exemple. Si ces dépenses ont été approuvées par le conseil, ils obtiennent un remboursement.

    Il est important de préciser la chose. Parce que l’allocation de dépenses des élus est en fait un salaire déguisé. Pour les conseillers, ça s’élèvera chaque année à 9965,14 $ et pour le maire à 14 759 $. Leur rémunération passera donc respectivement à 29 895,43 $ et à 90 955,69 $. Ça commence à faire de beaux bidous, ne trouvez-vous pas? Pour les conseillers surtout, eux qui ont un autre emploi.

    Outre des élus au provincial et au fédéral, de grosses gommes de compagnies ou de ministères, qui d’autres bénéficient d’une telle allocation de dépenses? Personne. On peut donc qualifier ça de belle friandise!

    Cette hausse salariale obtenue, on aurait pensé que nos élus auraient été satisfaits de leurs émoluments. Il appert que non. Ils ont également pensé à leur sécurité financière suite à leur retraite politique. S’ils quittent la vie politique ou se font battre lors d’une élection, ils recevront une prime de départ — nos élus appellent ça une prime de transition — de deux mois de salaire par année de service, et ce jusqu’à concurrence de huit mois de salaire.

    Voilà un autre beau bonbon payé par les contribuables. Excluons encore les politiciens de Québec et d’Ottawa et leur personnel politique, les patrons et les hauts fonctionnaires, connaissez-vous une seule personne qui en obtient autant en quittant ses fonctions ou en se faisant mettre à la porte de son emploi?

    Il est déjà assez frustrant pour les citoyens de voir leurs élus hausser leur salaire sans que ceux-ci n’imaginent des moyens détournés pour gonfler encore plus leur chèque de paie.


    • Ça me fait bien rire les politiciens qui se plaignent de leurs salaires… qui soi-disant “empêchent” les gens qualifiés de faire de la politique. C’est certain qu’ils ne mentionnent jamais leurs “avantages sociaux”.

      Prenons seulement comme exemple deux politicien(ne)s de carrière: Jean Charest et Pauline Marois. Ces deux personnes n’ont fait rien d’autre que de la politique, toute leur vie durant.

      Charest: propriétaire d’un domaine le long d’un lac exclusif des Cantons-de-l’Est.

      Marois: propriétaire du château de l’île Bizard.

      La politique, c’est payant en ta…

    • Donner un bonbon à un enfant qui l’a mérité, c’est l’encourager. Quand il n’a rien fait, c’est le gâter. Les électeurs devraient décider, cas par cas, du salaire des élus.

    • D’accord pour une augmentation de salaire, mais totallement en désaccord avec la prime de séparation
      les élus savaient dès le départ les avantages avant de se faire élire ,s’ils ne sont pas satisfait
      il y a possibilité de laisser leur place à d’autres et croyez moi ce ne sera pas les candidats qui manqueront crois qu’en pense un certain conseiller de la ville

    • Regardons les faits: 1) L’administration Duchesneau et les conseils subséquents ont éliminé la dette de la Ville de Granby et maintenu une saine gestion des finances de notre ville.

      2) Arrive Richard Goulet et son conseil municipal complaisant et les taxes municipales augmentent de plusieurs millions de dollars suite au nouveau rôle d’évaluation. Goulet et son conseil refusent de mitiger l’augmentation par une réduction du taux de taxation toujours à $0.80 du $100 d’évaluation;

      3) Incapables de gérer la ville avec cette gigantesque manne supplémentaire, Goulet et ses conseillers muets endettent en plus les citoyens de près de $70,000,000. pour une série de projets dont le mérite est plus que discutable;

      4) Voici maintenant qu’ils s’autorisent une augmentation de salaire de près de 25% et un parachute doré lors de leurs départ de ces fonctions alors que les conseils précédents le faisaient pour des émoluments plus modestes. À mon avis, non seulement ces politiciens ne devraient pas recevoir d’augmentation de salaire et de retraite, ils devraient être congédiés pour un grossier manque de jugement et pour avoir dilapidés les fonds publics dans des projets dont le mérite est plus que discutable!

      Les premiers coupables de cette situation sont les citoyens de Granby qui ont votés ce que je considère être des incapables dotés de très peu d’imagination et de perspective dans le domaine de la gestion municipale. Ces voteurs ont donné carte blanche à cette bande d’incompétents pour endetter la ville de Granby pour des décennies.

      La seule façon de mettre de l’ordre dans les affaires de notre ville est de voter en bloc contre ce conseil dans tous les districts de la ville et contre tout candidat à la mairie qui ose proposer un programme de continuité. Parce que quand on s’en va vers un mur, il faut faire demi-tour et non foncer par en avant.

    • LES PAROLES de nos élus – pendant les campagnes électorales de 2009:

      Pascal Bonin : (son site web)

      Ma mission première est de vous écouter, de vous comprendre, de tenir compte de votre opinion et que celle-ci soit entendue au conseil de ville de Granby.

      Mon but est de vous représenter dans le meilleur de vos intérêts dans NOTRE quartier car j’y suis moi-même résident. Je me ferai un devoir de vous écouter, de prendre en considération vos commentaires et de vous tenir informer de tous les projets qui toucheront notre quartier. Voter pour Pascal Bonin c’est s’assurer un représentant efficace, capable de s’impliquer à 100% dans son milieu avec et pour les gens du quartier.

      Eliette Jenneau: (son blog)

      C’est donc avec plaisir et enthousiasme que je me présente à l’élection municipale de Granby 2009 au poste de conseillère municipale du district #2.

      Sollicitée par des citoyens de Granby, j’accepte à nouveau de m’impliquer au service des gens de mon district.

      Accessible et dynamique, c’est avec conviction et détermination que je travaillerai à l’élaboration des dossiers concernant les affaires municipales. Je serai vigilante en regard de l’équilibre budgétaire de la ville en poursuivant son développement et en respectant la capacité de payer des citoyens.

      Yves Pronovost: 22-09-09 LVDE

      Trouvera-t-il le temps d’insérer ce nouveau rôle à son agenda déjà bien garni? «Il n’y a que les gens qui ne font rien qui se plaignent de n’avoir le temps de rien faire, réplique-t-il. Je gagne bien ma vie, je suis un privilégié, je n’y vais pas pour l’argent. Pour moi, c’est un idéal de faire partie du conseil municipal.»

      Denis Choinière: 24-09-09 LVDE

      Le conseiller municipal Denis Choinière veut rester avec le conseil municipal de Granby. La tâche lui prend plus de temps que ce qu’il envisageait, mais les résultats obtenus l’encouragent à persévérer.

      Pierre Breton: 21-08-09 LVDE

      J’ai toujours la passion et je crois sincèrement que je peux contribuer à l’avancement de la ville. Le responsable du comité des finances de la ville a également assuré qu’il veillerait à une gestion rigoureuse des finances publiques. Je préconise le maintien d’un taux de taxation le plus bas possible.

      Richard Goulet: (á la retraite avant ses mandats à la mairie) 03-10-09 LVDE

      Aux citoyens qui lui reprochent d’avoir trop dépensé, Richard Goulet les met au défi de citer un seul investissement superflu. Le maire de Granby est confiant que l’avenir donnera raison à son conseil pour ses choix politiques. Qu’est-ce qu’on a fait de pas correct? Où devrais-je mettre moins d’argent?

    • Heureux de vôtre retour M. Laliberté

      Avec une attitude aussi désinvolte le conseil de ville de granby contribue au désintéressement
      et au manque d’intérèt de la population envers la chose politique .
      Qui veut être associer a tant de mépris? Par sont manque de respect face à ses citoyens qui même dans leurs rêves les plus fous ne pourront jamais obtenir autant de faste traitement dans le cadre de leur emploi personnel.

      En terminant, je voudrais attirer votre attention sur le fait que dans votre commentaire vous faite état d’une prime de transition , pour être plus précis nos élus possède et bénéficit déja
      d’une allocation de départ et qui y additionneras une deuxième appeler( de transition ).

      Bonsoir,

      Vous avez raison: les élus de Granby bénéficient de deux primes. J’en fait état dans mon deuxième blogue sur le sujet.

      Merci pour vos commentaires.

      Bonne soirée!

      Grand parleur

    • Cette augmentation, particulièrement la prime de départ, est inacceptable. L’argument voulant qu’elle soit nécessaire pour recruter de bons candidats est farfelu.
      C’est d’ailleurs un argument emprunté aux directions de grandes entreprises qui justifient leurs salaires scandaleux de cette manière. Un argument qui ne tient pas la route.
      Au contraire, avec des telles mesures, nous risquons de nous retrouver avec des candidats qui sont plus intéressés par leur chèque de paye que par la politique.
      On lit cette semaine l’histoire d’un candidat à la mairie de Delta qui s’était présenté seulement par appât du gain.
      http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201006/30/01-4294355-deduire-ses-depenses-electorales-de-son-salaire.php

      Maxime Berthelot-Richer Sherbrooke

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