Le Grand Parleur

Archive, juin 2010

Mercredi 30 juin 2010 | Mise en ligne à 11h48 | Commenter Commentaires (17)

L’extrémisme est payant

La nomination de Mgr Marc Ouellet à Rome prouve que dans certains cercles politiques l’extrémisme est payant.
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Une grosse douche froide pour ceux qui croyaient que l’église catholique était capable d’entrer dans l’ère de la modernité. Et dire que les responsabilités de Mgr Ouellet consisteront à présenter au Pape les candidats pour des postes d’évêques…

On n’est pas sorti de l’église!

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Mardi 29 juin 2010 | Mise en ligne à 20h15 | Commenter Commentaires (6)

Les bonbons de nos élus (ajout)

Revenons sur ce beau suçon que les membres du conseil municipal se sont offerts. Jacques Gagné, un résidant de Granby qui financera en partie les futures «allocations de transition» des élus, me signale que les conseillers et le maire bénéficieront déjà d’une prime de départ lorsqu’ils prendront leur retraite ou lorsqu’ils seront battus lors d’une élection. Il a raison.

Cette prime de départ, que toutes les villes de 20 000 habitants et plus doivent verser pour respecter la Loi sur le traitement des élus municipaux, est l’équivalent de deux semaines de salaire par année de service, jusqu’à concurrence d’un an de paie. Voilà qui est fort généreux.

M. Gagné a raison de dénoncer cette distribution d’argent à tout vent. Oui, les élus travaillent fort. Mais de là à leur donner des privilèges financiers que Monsieur et Madame Tout le monde ne toucheront jamais de leur existence, on exagère.

L’actualité est drôlement faite parfois. Ainsi, mon collègue Jean Dumont du Courrier m’apprend que les membres du conseil municipal de St-Hyacinthe se penchent aussi sur les émoluments. Mais à l’opposé de leurs collègues granbyens, ils ne toucheront pas «d’allocations de transition».

En fait, ils ont décidé de l’éliminer. Depuis 2007, de telles «allocations» étaient en effet versées aux élus qui ne revenaient pas à la table. Mais l’automne dernier, la Ville a dû débourser des milliers de dollars parce que la plupart des conseillers ont tiré leur révérence. Les citoyens n’ont pas apprécié. D’où la volonté des nouveaux — et plus connectés avec la réalité — membres du conseil de reprendre le chemin du gros bon sens.

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Lundi 28 juin 2010 | Mise en ligne à 15h13 | Commenter Commentaires (7)

Les bonbons de nos élus

La rémunération des élus est toujours un sujet délicat. Ce l’est davantage lorsqu’ils obtiennent des hausses de salaire. Et l’exposant de la grogne populaire se trouve multiplié lorsque ces hausses sont dans les deux chiffres. Ajoutons à ça le fait que nos élus sont juges et partie — ils s’octroient eux-mêmes des hausses — et inévitablement ça suscite maintes jérémiades à l’extérieur des murs de l’hôtel de ville.

Les membres du conseil municipal de Granby verront leurs émoluments augmenter de 23 % d’ici le 10 juillet dans le cas des conseillers et de 24 % pour le maire. Le salaire des premiers sera majoré à 19 930,29 $ tandis que celui du maire se situera à 76 196,69 $.

On pourrait débattre longuement des salaires versés à nos élus municipaux. Les paie-t-on assez? Ou trop? Vaste débat. On sait cependant que leurs responsabilités sont nombreuses, les sujets à traiter complexes et les problèmes à régler s’accumulent. Tout ça exige donc qu’ils y consacrent du temps et de l’énergie. Va donc pour une rémunération reflétant la besogne à abattre.

Là où ça passe moins bien, ce sont les autres avantages financiers dont bénéficient les élus municipaux. Ils touchent en effet des allocations de dépenses qui représentent 50 % de leur salaire de base. Ces allocations servent à payer leurs dépenses inhérentes à leurs fonctions (leurs vêtements, leur documentation, etc.). Notons que ça n’inclus pas les frais de représentation au nom de la Ville, les repas et les billets pour prendre part à différents événements ou activités, par exemple. Si ces dépenses ont été approuvées par le conseil, ils obtiennent un remboursement.

Il est important de préciser la chose. Parce que l’allocation de dépenses des élus est en fait un salaire déguisé. Pour les conseillers, ça s’élèvera chaque année à 9965,14 $ et pour le maire à 14 759 $. Leur rémunération passera donc respectivement à 29 895,43 $ et à 90 955,69 $. Ça commence à faire de beaux bidous, ne trouvez-vous pas? Pour les conseillers surtout, eux qui ont un autre emploi.

Outre des élus au provincial et au fédéral, de grosses gommes de compagnies ou de ministères, qui d’autres bénéficient d’une telle allocation de dépenses? Personne. On peut donc qualifier ça de belle friandise!

Cette hausse salariale obtenue, on aurait pensé que nos élus auraient été satisfaits de leurs émoluments. Il appert que non. Ils ont également pensé à leur sécurité financière suite à leur retraite politique. S’ils quittent la vie politique ou se font battre lors d’une élection, ils recevront une prime de départ — nos élus appellent ça une prime de transition — de deux mois de salaire par année de service, et ce jusqu’à concurrence de huit mois de salaire.

Voilà un autre beau bonbon payé par les contribuables. Excluons encore les politiciens de Québec et d’Ottawa et leur personnel politique, les patrons et les hauts fonctionnaires, connaissez-vous une seule personne qui en obtient autant en quittant ses fonctions ou en se faisant mettre à la porte de son emploi?

Il est déjà assez frustrant pour les citoyens de voir leurs élus hausser leur salaire sans que ceux-ci n’imaginent des moyens détournés pour gonfler encore plus leur chèque de paie.

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