Il est parfois judicieux de s’opposer à plus gros que soi. La Ville de Cowansville nous en donne un bon exemple. Pendant trois ans, elle s’est battue pour que la commission scolaire Val-des-cerfs ne ferme pas une des écoles de son centre-ville. La Ville a même injecté 140 000 $ de l’argent de ses citoyens pour convaincre l’organisme de surseoir à sa décision de mettre la clé dans l’école Curé-A.-Petit.
La commission scolaire voulait fermer la petite école primaire parce que la clientèle était en baisse. Une situation temporaire, soutenait de son côté la Ville, consciente des répercussions sociales catastrophiques que causerait une telle décision. La ténacité de la Ville dans ce dossier lui a permis de gagner du temps, assez en tout cas pour que de jeunes familles viennent s’installer dans le secteur et qu’un programme de classe alternative voit le jour.
Ma collègue Cynthia résume très bien l’histoire ici.
À retenir cette citation percutante du maire, Arthur Fauteux:
«Je ne suis pas déçu d’avoir insisté à l’époque, lance-t-il. J’étais convaincu que le jour où l’on fermerait l’école, ce serait impossible de la rouvrir.»
Il a bien raison: qui peut nommer une école qu’on a fermé pour ensuite rouvrir?
Peut-être devrait-on confier la gestion des écoles aux municipalités et celle des nids de poule aux commissions scolaires!
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