Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
  • Lire la suite »

    Partage

    Vendredi 24 juillet 2009 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Commentaires (16)

    Le parc de la Yamaska abandonné par la Sépaq

    On commence sérieusement à se demander quel est l’avenir du parc national de la Yamaska. Surtout depuis l’annonce mardi que la plage du réservoir Choinière ne sera plus surveillée tous les jours de semaine par des sauveteurs (reportage ici). Un problème de recrutement, nous dit-on.

    Les journées sans sauveteurs, les employés à la guérite du parc informent les visiteurs que «la baignade est à vos risques». La belle affaire! On ne peut en effet empêcher les gens de se baigner. Sauf que pour bien des familles, c’est l’équivalent de fermer la plage; peu de gens laisseraient leurs enfants se baigner sans la présence de sauveteurs. Malgré toute la vigilance déployée par les parents, un accident est si vite arrivé. En ce sens, les sauveteurs s’avèrent un filet de sécurité supplémentaire. On n’est jamais trop prudent!

    Quand on se pointe au parc pour une seule journée, on a toujours le choix de s’en aller. Mais que fait-on lorsqu’on s’est installé pour quelques jours sur un des 144 sites de camping du parc? On est baisé! Une plage surveillée, n’est-ce pas un service de base lorsqu’on paie entre 22 $ et 35 $ la nuit pour séjourner? Méchante carte de visite!

    C’est quand même incroyable qu’un parc de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ne puisse garantir la présence de sauveteurs lors des heures de baignade! On ne parle pas ici d’un camping le long d’une autoroute. On parle d’un parc national — non sans ironie, la publicité pour le parc de la Yamaska mentionne presque toujours la plage comme attrait! Ça frise la publicité trompeuse.

    On comprend que les sauveteurs se font rare. Et qu’ils sont fortement sollicités. Surtout dans notre région où l’Amazoo (piscine à vagues du Zoo de Granby) et Ski Bromont (glissades d’eau) en embauchent plusieurs chaque année. Mais telle est la réalité du marché pour cet emploi. Aux gestionnaires de la Sépaq de s’ajuster. En commençant par offrir de meilleurs salaires. Pour l’heure, les 47 sauveteurs à l’emploi de la Sépaq dans sept de ses 22 parcs (Yamaska, Orford, Oka, Tremblant, St-Henri-de-Taillon, Aiguebelle, Frontenac) gagnent 12 $ de l’heure. Clairement, c’est insuffisant.

    On s’est souvent bombé le torse à la Sépaq de la hausse de l’achalandage au parc national de la Yamaska. Depuis trois ans, on est plus réticent à aborder le sujet. La réalité est que le parc perd maintenant des visiteurs. Les fermetures fréquentes de la plage en raison de l’éclosion d’algues bleues ont contraint des habitués de l’endroit de trouver un autre oasis.

    Les problèmes du parc de la Yamaska ne sont pas qu’estivaux. L’hiver, c’est le ski de fond qui pose problème. En fait, la Sépaq a réglé le problème en 2007: elle a cessé d’entretenir mécaniquement les pistes, transférant l’équipement au parc du mont Orford.

    Le nombre de fondeurs au parc de la Yamaska était insuffisant, avait-on alors expliqué. Remarquez bien, la Sépaq s’était fait plutôt discrète côté publicité pour promouvoir le parc de la Yamaska comme destination de ski de fond…

    Il est grand temps que la Sépaq donne un coup de barre pour renverser la vapeur au parc national de la Yamaska. Elle pourrait commencer par le doter d’une direction. Le parc national de la Yamaska est administré à partir d’Orford, une situation décriée avec raison par plusieurs intervenants dans la région. Ça en fait presque un parc satellite. Un satellite qui gravite loin des préoccupations de ses dirigeants.


    • Pourquoi ne pas vendre l’espace à des résidents du secteur désireux de le faire fonctionner?

    • @roberttobengo
      Pouquoi vendre,n’est-ce pas un espace public.Que les citoyens du secteur s’en empare c’est tout.Vous savez bien que lorsque ce gouvernement met quelque chose en vente(le bien public)il le fait a des riches promoteurs capitalistes qui ne pensent qu’a leurs profits personnel(ppp).Vive le socialisme.Pouquoi pas une coopérative de plein air,pour une vrai gestion participative de notre territoire.

    • Pourquoi ne pas baisser leur salaire pour le travail que les gens responsable de l’administration de la SEPAQ ne font vraisemblablement pas .. Ont ils eut des Bonus cette année ? … J’ai peur de la réponse

    • En effet la SEPAQ n’a qu’a payer les sauveteurs aussi bien qu’ils paient leurs employé(es) réguliers.J’ai travaillé pendant un été aux Parc des Chutes Montmorency . $8.50 de l’heure. Pendant que les boss et les employés réguliers se pognaient le bas du corps au gros salaire moi j’étais dans le jus avec ma gang de jeunes pour faire marcher leur patente…Fonctionnaires du pleine air….

    • Que je sache la pénurie de sauveteurs est assez répandue au Québec… le problème est réel….
      d’autant plus si le parc est assez loin des villes et que les sauveteurs doivent avoir une auto…
      si on ajoutent les algues bleues… alors ??? très problématique…

      est-ce que la MRC pourrait le reprendre en mains (ou des municipalités) ? y aurait-il un intérêt de ce côté ?

    • Encore le principe de chialer sur les services offerts en prétextant que payer 25$ la nuit c’est bien suffisant pour tout couvrir ! Réveillez-vous, les prix dans les parcs nationaux sont plus que raisonnables pour ce que l’on reçoit. Quant à l’idée d’engager des sauveteurs à un salaire plus élevé, parfait mais les coûts vont augmenter, pour tout le monde.

    • J’ai toujours pensé et je le crois encore que les installations du parc Yamaska tel la gestion de la plage, des stationnements, de la restauration et le camping (été) ainsi que les autres activités (hiver) serviraient mieux la population, si privatisé. Les touristes visitant notre région, même en provenance de Montréal apprécient ce parc, mais il faut leur donner les services pour les inciter à revenir, sinon l’intérêt pour celui-ci diminuera.

    • La SEPAQ est une société d’état et établit à chaque année ses états financiers.

      @ ectic

      Les salaires et avantages sociaux sont passés de 48 à 51 millions entre 2005 et 2008, ce qui équivaut à une augmentation de la masse salariale de 6.2% en trois ans, ce qui semble être tout a fait raisonnable. La société semble gerée adéquatement a ce niveau.

      @ gillesmenard et roberttobengo

      Rien n’empeche la société civile de faire pression sur la SEPAQ.

      Je suis d’avis qu’il serait probablement idéal que la gestion des actifs de cette société d’état soient fait le plus localement possible en formant des unités administratives qui sont plus indépendantes de la SEPAQ en ce qui a attrait à leur gestion. Il s’agit ici tout simplement d’une reforme de la structure interne de l’entreprise.

      Par contre, il faut s’assurer de l’imputabilité des gestionnaires locaux pour les mauvais coups (renvoi) comme pour les bons (primes). Il y a juste au Québec ou on rechigne à payer adéquatement les bons gestionnaires dans le domaine public. La vente des actifs au privé me semble douteuse a moins qu’on veuille plus de parc Safari ou Amazoo…

    • Un autre exemple d’une saine gestion par des fonctionnaires provinciaux. Beaucoup de bla bla quand ça nous avantage et la tombe le reste du temps.

    • Merci “mister-tee”. Vos pendules donnent l’heure juste en tous points.

    • Qu’on fasse du parc de la Yamaska un vrai parc national, c’est-à-dire géré par le gouvernement du CANADA, et tous les problèmes seront réglés.

    • @ jolico, «Vos pendules donnent l’heure juste en tous points».

      Faudrait voir si c’est pour le même nombre d’employés !

      Un lien de la source ?

    • @marc_g

      Permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous! La SEPAQ n’a rien à envier à Parc Canada. Je pars pour Forillon à la fin août et Parc Canada ne prend plus de réservation pour les terrains de camping à cette période de l’année. Ils sont accordés sur le principe du premier arrivé, premier servi. Bel exemple d’un processus broche à foin! Il y en a sûrement d’autres.

    • Pourquoi tant de loisirs dans un parc? Quelle est la véritable vocation des espaces protégés?

    • Permettez-nous de rétablir les faits puisque nous avons à cœur la sécurité des gens qui visitent les parcs nationaux du Québec.

      Suite à des démissions sans préavis, il est vrai que la plage du réservoir Choinière était sans surveillance mardi le 21 juillet ainsi que mercredi le 22 juillet.

      Par contre, nous avons rapidement placé des annonces dans les journaux locaux suite aux démissions, et nous avons pu embaucher un nouveau sauveteur dès le 23 juillet.

      La plage du réservoir Choinière est donc surveillée 7 jours sur 7, entre 10 h et 18 h, et ce, jusqu’au 7 septembre 2009.

      Sophie Fournier
      Chef de produits – Parcs Québec

    • Bonjour Mme Fournier,

      Bonne nouvelle. Ça ne change toutefois pas le fait que la Sépaq a des problèmes de recrutement de sauveteurs. Ne devriez-vous pas en embaucher quelques-uns de plus pour éviter que de telles situations ne surviennent à nouveau?

      Et que dit la direction de la Sépaq du fait que le parc de la Yamaska est administré par les dirigeants d’un parc concurrent? Ne devrait-il pas pouvoir voler de ses propres ailes et ainsi mieux répondre à ses propres besoins?

      Merci de votre intervention.

      Grand parleur

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    janvier 2010
    L Ma Me J V S D
    « déc   fév »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives

  • publicité