Le Grand Parleur

Archive, juillet 2009

Mardi 28 juillet 2009 | Mise en ligne à 17h33 | Commenter Commentaires (7)

Obama est-il né aux États-Unis?

L’été a ceci de pénible dans le merveilleux monde des médias que l’actualité tourne au ralenti. Et parce que ça prend de la nouvelle pour mettre dans les journaux et dans les bulletins de nouvelles, ça explique pourquoi des journalistes s’accrochent à toute histoire, et ce peu importe leur pertinence ou leur vraisemblance.

Aux États-Unis, ils s’en trouvent pour remettre en question la nationalité de Barack Obama. Des républicains, bien entendu!

L’attaquer sur le plancher des idées ne donnant rien, alors on affirme qu’Obama ne peut être président parce que né à l’étranger. Et la paresse des journalistes leur permet de claironner une telle ânerie, sans rien avancer de solide comme preuve.

Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






Lundi 27 juillet 2009 | Mise en ligne à 10h33 | Commenter Commentaires (8)

L’hypocrisie de Via Rail et de ses syndiqués

Le gâchis chez Via Rail nous a donnés les deux déclarations les plus hypocrites de l’année (les caractères en gras sont de moi):

«Ce qui a précipité l’entente, c’est la volonté partagée par la compagnie et le syndicat de remettre le service sur les rails, de mettre un terme à la grève et de trouver une autre façon de régler les différends que de causer des inconvénients à nos clients et aux Canadiens à ce moment si important de l’année.» — Malcolm Andrews, porte-parole de Via Rail

«Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas d’entente possible à court terme. (…) Après avoir évalué la situation en détail, nous avons décidé que la meilleure décision était d’impliquer un arbitre dans le dossier.» — Daniel Shewchuk, président de la Conférence ferroviaire Teamsters Canada

Clairement, on prend les gens, surtout les clients de Via Rail, pour des imbéciles! Pourquoi n’en sont-ils pas arrivés aux mêmes conclusions vendredi, avant que la grève ne soit déclenchée? Rien n’a changé au cours du week-end, si ce n’est que des milliers de voyageurs ont été forcés de trouver une alternative pour se rendre à destination. On peut soupçonner que la direction de Via Rail a cédé à des pressions politiques pour agiter le drapeau blanc. N’oublions pas qu’une élection fédérale automnale pointe.

Pas croyable qu’on laisse, en pleine récession et en pleine période de pointe des vacances, des dinosaures chez Via Rail et au syndicat représentant ses cheminots négocier une convention collective. C’était écrit dans le ciel que cela déboucherait sur un désastre.

Pour se faire pardonner, Via Rail entend offrir des rabais de 60 % sur ses billets d’ici mercredi. Voici une autre déclaration teintée d’hypocrisie:

«Nous sommes vraiment désolés de tous les inconvénients que cela a pu causer à nos clients», a affirmé Claude Arsenault, une autre porte-parole de l’entreprise. «On va faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous racheter.»

Tout ça pue les relations publiques pour faire accepter l’inacceptable!

Je ne sais pas ce qui est pire: les inconvénients causés à des milliers de personnes qui ont fait confiance à Via Rail ou les plates excuses du transporteur ferroviaire à leur endroit?

Comment une entreprise, subventionnée à tour de bras par les contribuables canadiens — dont des milliers n’ont même pas accès à ses services, et ses employés peuvent-ils ainsi traiter leurs clients? Une telle attitude ne fera qu’ajouter aux arguments de ceux qui prônent la privatisation de Via Rail. Peut-être est-ce la seule façon de nettoyer les moeurs qui gangrènent cette société d’État.

Lire les commentaires (8)  |  Commenter cet article






Vendredi 24 juillet 2009 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Commentaires (16)

Le parc de la Yamaska abandonné par la Sépaq

On commence sérieusement à se demander quel est l’avenir du parc national de la Yamaska. Surtout depuis l’annonce mardi que la plage du réservoir Choinière ne sera plus surveillée tous les jours de semaine par des sauveteurs (reportage ici). Un problème de recrutement, nous dit-on.

Les journées sans sauveteurs, les employés à la guérite du parc informent les visiteurs que «la baignade est à vos risques». La belle affaire! On ne peut en effet empêcher les gens de se baigner. Sauf que pour bien des familles, c’est l’équivalent de fermer la plage; peu de gens laisseraient leurs enfants se baigner sans la présence de sauveteurs. Malgré toute la vigilance déployée par les parents, un accident est si vite arrivé. En ce sens, les sauveteurs s’avèrent un filet de sécurité supplémentaire. On n’est jamais trop prudent!

Quand on se pointe au parc pour une seule journée, on a toujours le choix de s’en aller. Mais que fait-on lorsqu’on s’est installé pour quelques jours sur un des 144 sites de camping du parc? On est baisé! Une plage surveillée, n’est-ce pas un service de base lorsqu’on paie entre 22 $ et 35 $ la nuit pour séjourner? Méchante carte de visite!

C’est quand même incroyable qu’un parc de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ne puisse garantir la présence de sauveteurs lors des heures de baignade! On ne parle pas ici d’un camping le long d’une autoroute. On parle d’un parc national — non sans ironie, la publicité pour le parc de la Yamaska mentionne presque toujours la plage comme attrait! Ça frise la publicité trompeuse.

On comprend que les sauveteurs se font rare. Et qu’ils sont fortement sollicités. Surtout dans notre région où l’Amazoo (piscine à vagues du Zoo de Granby) et Ski Bromont (glissades d’eau) en embauchent plusieurs chaque année. Mais telle est la réalité du marché pour cet emploi. Aux gestionnaires de la Sépaq de s’ajuster. En commençant par offrir de meilleurs salaires. Pour l’heure, les 47 sauveteurs à l’emploi de la Sépaq dans sept de ses 22 parcs (Yamaska, Orford, Oka, Tremblant, St-Henri-de-Taillon, Aiguebelle, Frontenac) gagnent 12 $ de l’heure. Clairement, c’est insuffisant.

On s’est souvent bombé le torse à la Sépaq de la hausse de l’achalandage au parc national de la Yamaska. Depuis trois ans, on est plus réticent à aborder le sujet. La réalité est que le parc perd maintenant des visiteurs. Les fermetures fréquentes de la plage en raison de l’éclosion d’algues bleues ont contraint des habitués de l’endroit de trouver un autre oasis.

Les problèmes du parc de la Yamaska ne sont pas qu’estivaux. L’hiver, c’est le ski de fond qui pose problème. En fait, la Sépaq a réglé le problème en 2007: elle a cessé d’entretenir mécaniquement les pistes, transférant l’équipement au parc du mont Orford.

Le nombre de fondeurs au parc de la Yamaska était insuffisant, avait-on alors expliqué. Remarquez bien, la Sépaq s’était fait plutôt discrète côté publicité pour promouvoir le parc de la Yamaska comme destination de ski de fond…

Il est grand temps que la Sépaq donne un coup de barre pour renverser la vapeur au parc national de la Yamaska. Elle pourrait commencer par le doter d’une direction. Le parc national de la Yamaska est administré à partir d’Orford, une situation décriée avec raison par plusieurs intervenants dans la région. Ça en fait presque un parc satellite. Un satellite qui gravite loin des préoccupations de ses dirigeants.

Lire les commentaires (16)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    novembre 2009
    L Ma Me J V S D
    « oct   déc »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives

  • publicité