Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Jeudi 28 mai 2009 | Mise en ligne à 9h50 | Commenter Commentaires (15)

    Mordecai Richler, ce grand Québécois

    Un projet de film sur Barney’s Version, une oeuvre du défunt auteur montréalais Mordecai Richler, est en gestation. Que voilà une belle nouvelle. Si on l’a détesté pour ses écrits pourfendant — injustement et exagérément, il faut le dire — le nationaliste québécois, on doit admettre que le polémiste est l’un de nos plus grands écrivains.

    Barney’s version est un roman étonnant, une magnifique oeuvre d’humour, de sarcasme, de descriptions et d’analyses fascinantes de la nature humaine, de poésie. Un des meilleurs que j’ai lu. J’ai tellement aimé le style, le ton satirique de l’auteur surtout, que j’ai suivi coup sur coup sa lecture avec trois autres écrits romanesques de Richler: Joshua Then and Now, St Urbain’s Horseman et Solomon Gursky Was Here. Il me reste The Apprenticeship of Duddy Kravitz. Bientôt, me suis-je promis.

    Un auteur à découvrir absolument (très bon reportage de Radio-Canada sur ce personnage). Même pour les nationalistes.


    • je me souviend de lui grace aux ”bleus poudres”!

      que du plaisir à voir raymond beaudoin l’harceler….les clips de michèle richard était imbatable par contre!

    • J’espere que les nationalistes seront reconnaitre Richler, oui il est anglophone mais il decrit Montreal a sa facon et il est un bon auteur, Leonard Cohen est anglophone mais il demeure un Quebecois, etre Quebecois ne ce definie pas seulement avec la langue que l’on utilise, en premier lieu c’est la place ou l’on est venue au monde.
      En deplaise a Falardeau

    • Richler n’avait pas la langue dans sa poche et disait et écrivait ce qu’il pensait sans se soucier de la rectitude politique. Au Québec, on a un sérieux problème avec ce genre d’attitude sans compromis et on préfère un discours porté sur la langue de bois. À trop se regarder le nombril et à se complaire dans une rhétorique monolithique, on oublie à quoi l’on ressemble vraiment. Richler était parfois le miroir ou l’on déteste se regarder car le reflet de nous mêmes nous agressait, nous blessait.

    • Franchement, je ne vois pas comment il a pu déplaire seulement aux nationalistes, quand il a décrit les femmes “canadiennes-françaises” comme des vaches reproductrices, ou encore sa façon bien à lui de représenter le commerçant francophone comme le “shylock”.

    • Bonjour oktobre7,

      Vous avez bien raison; Richler était champion pour se mettre bien de monde à dos. Les Canadiens Français n’ont pas été les seuls passés dans le tordeur de l’écrivain. Il s’est amplement moqué des Juifs et des WASP dans ses écrits.

      C’est cette franchise de dire ce qu’il pensait sans se soucier des réactions de ses «victimes» qui en ont fait un personnage aussi intriguant et divertissant.

      Grand parleur

    • Je ne veux pas vexer personne mais… Richler est connu dans le monde comme “Montréalais”. Tout comme Leonard Cohen.

      Il y a des artistes internationaux qui sont Newyorkais d’abord (Wharol) comme d’autres sont Montréalais.

      -

      Tout comme vous, Michel Laliberté, j’ai récemment découvert la littérature de Richler. Quel personnage! Quand je pense que j’ai failli passer à côté de son oeuvre!

      Ben oui, oktobre7, à une certaine époque les femmes canadiennes-françaises ont servi de reproductrices de la race. C’est la triste réalité de nos aïeules. Richler l’iconoclaste, s’est permis de le dire.

    • Richler as été le pendant anglophone de Michel Tremblay. C’est un auteur Québécois et avant tout Montréalais.

      Je suis membre de l’exécutif du parti Québécois de mon compté et je dis haut et fort que Mordecai Richler est un des pilier de la littérature Québécoise. Dire le contraire est se voilé la face.

      Mais de là à dire que je partage ces positions extrémistes est une autre chose… Autant je respecte l’écrivain de talent qu’il est autant j’ai détesté le polémiste.

      Mais je ne croie pas que seul les Québécois francophone ont une dent contre lui. Les Juifs et l’ancienne élite anglophone aussi…

    • @bulb
      Richler s’est effectivement mis pas mal de monde à dos, incluant sa propre communauté. Le problème, sa notoriété aidant, c’est que sa vision débile de la société québécoise faisait la une des grands quotidiens WASP nord-américains.
      Richler est montréalais. Il a décrit sa réalité de Montréal. Si vous connaissez une autre ville au Qc dont un boulevard sépare deux solitudes j’aimerais qu’on me la nomme.

    • écrire que Richler est Québécois est aussi stupide que de dire que les pionniers Français d’Algérie était Algériens.Richler est un pure,fier et respecté Canadien comme les autres étaient des purs ,fiers et respectés Français.
      La méchanceté Québécoise vis à vis de tt ce qui n’est pas ‘ns autres’ est odieuse.L’expulsion des Anglophones par les Québécois est aussi minable que l’expulsion des Francophones d’Alger , deTunis, de Casablanca, par les Arabophones …

    • @octobre7

      Richler n’a pas décrit les femmes “canadiennes-françaises” comme des vaches reproductrices. Il a écrit que les curés du temps traitaient les femmes comme des vaches reproductrices en leurs ordonnant un enfant par année, nuance importante….

    • De plus, si je ne m’abuse, il a mis le lac Memphremagog sur la carte. Si bien que certaines vedettes comme Donald Sutherland et Sylvester Stallone ont fréquenté les restos du coin…

    • @4tiloup….vous faites bien de rétablir les faits i.e…”les CURÉS du temps traitaient les femmes comme des vaches reproductrices….”

      on a longtemps attibué à Mordecai Richler les “qualificatif de vaches reproductrices” pour désigner les femmes de cette période peu glorieuse…

      Mordecai a été mis au rencart par les “nationalistes” québécois qui ont
      interprété à l’envers ses déclarations. Je pense que Mordecai peut être classé parmi les pamphlétaires comme Arthur Buies et sa LANTERNE…(journal)

    • Bravo pour ce commentaire. Mordecai Richler, romancier, essayiste et pamphlétaire redoutable, est probablement l’écrivain québécois le plus lu sur la planète . Je me souviens l’avoir croisé à quelques occasions à North Hatley chez “Jacqueline ainsi qu’à Knowlton. Je ne me souviens pas en 21 ans l’avoir vu au programme collégial à Granby mais il figure en bonne place sur les rayons de la bibliothèque (6 titres) et pour le film “L’ Apprentissage de Duddy Kravitz” de Ted Kotcheff avec Richard Dreyfuss et Micheline Lanctôt, il est disponible dans notre collection de DVD.

    • Alors dépêchez-vous de lire Duddy Kravitz, qui est un vrai tourbillon. Le jour où j’ai lu Paul-Loup Sullitzer je n’ai pu m’empêcher de croire qu’il avait calqué Duddy Kravitz. D’ailleurs ce roman a été aussi porté à l’écran avec Richard Dreyfuss dans le rôle titre.

      Et Richler était Québécois. Il était même Montréalais avant tout. Il en avait surtout contre l’intégrisme de certains partisans nationalistes plus extrémistes qui, ironiquement, renient l’histoire du métissage culturel au Québec en laissant entendre que la culture Québécoise n’est et n’a toujours été que francophone. Donc vous n’êtes pas Québécois autrement.

      Comme si les Anglos et les indiens sont apparus en 1950…

    • @gagnon1
      «L’expulsion des Anglophones par les Québécois»
      Arrêtez vous allez me faire pleurer.

      Les anglophones ce sont expulsés eux-mêmes.

      Ils font tellement tellement pitié ces pauvres chéris. Je suis grandement inquiète de ce qui va leur arriver. Je n’aurais surtout pas voulu leur faire de mal.
      Pôvres pôvres eux.

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