Le Grand Parleur

Archive, mars 2009

Lundi 23 mars 2009 | Mise en ligne à 18h04 | Commenter Commentaires (6)

Pas facile d’être boss

Non, il n’est pas facile d’être boss. Ce l’est encore moins quand l’économie va mal. Lors de telles périodes, de difficiles décisions attendent les patrons.

Il appert, dans ce cas-ci, qu’André sera licencié. Compte tenu du contexte, ils n’ont tout simplement pas les moyens de le garder…

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Sur ce, bonne semaine!

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Mercredi 18 mars 2009 | Mise en ligne à 17h25 | Commenter Commentaires (14)

Guillaume rêve en couleurs

Rencontré Guillaume ce matin chez mon garagiste (problème de batterie). Les cheveux noirs un peu en bataille, vêtu d’un jeans noir et d’un parka également noir, le jeune de 16 ans était en stage exploratoire de trois jours. Il veut devenir mécanicien.

Allumé le petit gars. Il apporte les outils à mon mécanicien avant même que celui-ci se retourne pour aller les chercher lui-même. Pendant que le patron de la place travaille sous le capot de mon automobile, Guillaume se tient occupé. Il passe le balai, range des outils et des pièces qui traînent, accueille les clients d’un beau «bonjour», ouvre les portes de garage pour faire entrer d’autres automobiles. Il jette de temps à autre des coups d’œil intéressés au moteur de ma bagnole.

En juin 2010, Guillaume graduera de son école secondaire. Il ne partira pas avec un diplôme en tant que tel, mais plutôt avec ce que le milieu de l’éducation appelle une «formation à un métier semi-spécialisé». Ça s’apparente à un secondaire 2, peut-être 3, de niveau général. Qu’à cela ne tienne, il mise sur son grand intérêt pour la mécanique pour percer le marché du travail.

Son plan de match est déjà tout dessiné: il sera embauché dans un garage en tant qu’aide-mécanicien. Sur place, les mécaniciens lui apprendront les rudiments du métier. Les patrons investiront dans sa formation. Bref il apprendra sur le tas, comme on dit.

Guillaume a un autre rêve, celui d’emménager avec sa copine. Il prévoit le faire à ses 18 ans. «On a hâte», me dit-il le sourire espiègle.

C’est de cette façon que Guillaume entrevoit son avenir.

Soyons franc: l’avenir de Guillaume m’inquiète.

Il entrera dans le monde des adultes alors que nous sortirons d’une récession — et là on parle du meilleur des scénarios possibles. On doute que les garages soient en mode recrutement à ce moment. Surtout pour des travailleurs non spécialisés. Habituellement, on fait signe à ceux qui justement ont une spécialisation. Ensuite, on embauche la main-d’œuvre de soutien, la première à partir lorsque l’économie hoquette.

Disons, pour les fins de cette réflexion, que Guillaume réussisse à dénicher un emploi d’aide-mécanicien. Quelles tâches lui attribuera-t-on? Lui confiera-t-on la pose des pneus? Les changements d’huile? Le passage du balai? Toutes ces réponses?

Ce n’est pas l’apprentissage envisagé par notre jeune ami. Le jour où il sera promu mécanicien pourrait être très loin. Son rêve pourrait aussi ne jamais se réaliser.

J’ai demandé à Guillaume pourquoi il ne s’inscrirait pas à un cours à l’éducation aux adultes en mécanique automobile. Comme ça, à peine une année plus tard, il pourrait se présenter devant des employeurs en exhibant un diplôme attestant de ses connaissances.

Sa grimace m’a tout expliqué. L’école, très peu pour lui.

Ça me désole de la dire, mais nous avons trop de Guillaume au Québec.

Comment en sommes-nous arrivés là? À qui la faute? À Guillaume lui-même? Ça me semble trop facile. Et si le blâme devait plutôt être partagé entre ses parents, l’école, la commission scolaire, les employeurs, la société. Et bien sûr Guillaume!

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Lundi 16 mars 2009 | Mise en ligne à 11h28 | Commenter Commentaires (21)

Comment réussir avec de tels imbéciles?

Autre lundi un peu négatif, chers amis.

En reconduisant ma fille à sa classe de pré-maternelle ce matin, j’ai vu une automobile dont le moteur tournait au ralenti en face d’un logis. Il n’y avait personne derrière le volant. Lorsque que je suis remonté dans mon véhicule environ 7 minutes plus tard, toujours personne dans l’automobile. Personne non plus dans le siège du conducteur, ni sur la banquette arrière. Les vitres n’étaient pas givrées. À ce moment, le soleil était radieux, le thermomètre de mon tableau de bord indiquait 0 Celsius!

Le démarreur à distance est sûrement une grande invention pour le peuple nordique que nous sommes. Le problème est que plusieurs personnes ne semblent pas avoir les capacités intellectuelles pour savoir quand s’en servir. Ils les utilisent en sortant de la salle de cinéma, alors qu’ils sont à la caisse à l’épicerie, sur le point de quitter le bureau, rarement en se demandant si c’est nécessaire. C’est devenu un réflexe pour eux. Le problème est que souvent ils ne se rendent pas directement à leur automobile. Ils s’arrêtent pour piquer une jasette avec une connaissance, répondent au téléphone, vérifient une dernière fois leur courriel, etc. Pendant ce temps, ils oublient que leur moteur tourne inutilement. Ça dure 5, 10, 15 minutes. Tout ça est insensé.

Peut-être devrait-on installer une sorte de puce sur les démarreurs à distance pour éviter qu’ils ne soient utilisés alors que la température ne l’exige pas.

Remarquez, plusieurs de ces inconscients n’hésitent pas à démarrer leur véhicule lorsque le mercure dans le thermomètre dépasse les 20 Celsius, histoire de laisser le temps au système de climatisation de les accueillir dans le confort. Ils se foutent que leur moteur, en tournant au ralenti, ne brûlent pas bien l’essence, augmentant ainsi les émissions de dioxyde de carbone libérées dans l’atmosphère, une des plus importantes causes du phénomène du réchauffement climatique.

Souvent, la recherche du bien-être individuel nuit au bien-être collectif. Ce n’est pourtant pas difficile à comprendre.

Vu d’autres imbéciles durant le week-end pour qui l’environnement est le dernier de leur souci. Comment se fait-il qu’autant de gens jettent leurs mégots de cigarettes par le fenêtre de leur automobile? N’ont-ils pas de cendrier? Et là on ne parle pas de ces abrutis qui vident leur cendrier sur l’asphalte… Oui, oui, il en existe encore pour poser de tels gestes.

Éduquer les gens au civisme et aux conséquences de leurs actions est probablement un plus grand défi que toutes les luttes environnementales mises ensemble.

On n’est pas sortis du bois!

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