Le Grand Parleur

Archive, novembre 2008

Vendredi 28 novembre 2008 | Mise en ligne à 22h00 | Commenter Commentaires (18)

L’idéologie malsaine de Stephen Harper

Peut-être Gilles Duceppe avait-il raison. Connaissons-nous vraiment Stephen Harper? Savons-nous ce dont est capable le premier ministre pour arriver à ses fins?

Le pays se dirige en pleine récession — peut-être sommes-nous déjà dedans — et M. Harper trouve le moyen de lancer de vicieuses attaques politiques pour écraser ses adversaires en se cachant derrière un énoncé politique.

Existe-t-il un autre chef de gouvernement dans une démocratie stable qui aurait profité d’une période où des centaines de milliers de Canadiens craignent pour leur avenir et pour celui de leurs proches pour s’attaquer ainsi à ses adversaires? Il y a tant à faire pour rassurer les gens. C’est à se demander si M. Harper est sain d’esprit.

Comment le ministre des Finances, Jim Flaherty, peut-il sérieusement justifier l’abandon du financement des partis politiques par le gouvernement en plaidant la nécessité de se serrer la ceinture? Cette mesure entraînera des économies de 28 millions de dollars. Une bagatelle lorsqu’on sait que le budget fédéral est de 145 milliards.

Si le gouvernement tient tant à économiser des sous mal investis, pourquoi ne pas demander au Parti conservateur de rembourser les quelque 300 millions dépensés cet automne pour organiser d’inutiles élections fédérales?

Il est vrai que les subventions de 1,95 $ versées aux partis politiques pour chaque vote reçu lors du dernier scrutin déplaisent à une partie de la population. L’argent pourrait mieux servir ailleurs, plaident-ils. Mais considérez ceci: les 28 millions de dollars permettent aux partis mal financés de poursuivre leur travail d’opposition au gouvernement. Et ça, ça n’a pas de prix. Surtout quand une idéologie malsaine guide le gouvernement en place.

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Mercredi 26 novembre 2008 | Mise en ligne à 21h35 | Commenter Commentaires (7)

Les progrès de Mme Marois

La plus intéressante portion du débat n’est pas survenue pendant la séance de cacophonie des trois chefs, hier soir, mais une vingtaine de minutes après la fin de ce long et ennuyeux exercice. Elle s’est produite lors du point de presse de Pauline Marois. La chef du Parti québécois a alors fait étalage de ses progrès dans la langue anglaise.

À une question d’une journaliste anglophone — portant bien entendu sur la question nationale —, Mme Marois a d’abord trébuché, mais s’est repris de belle façon.

On peut entendre sa réponse ici (vous devez toutefois aiguiser vos oreilles parce que la voix du traducteur masque celle de Mme Marois). Allez à 4:00 de la séquence.

Voici le verbatim de ce moment (j’ai fait de mon mieux):

Modérateur: Une question en anglais.

Mme Marois: Hi!

Journaliste: Do you think your mention of sovereignty will help or hurt your campaign?

Mme Marois: You know, I am a sovereignist* and it’s important for me to say this. I don’t want that…

Hésitation de Mme Marois.

Mme Marois: Comment dire? Je cherche mes mots.

Mme Marois: En fait, je ne voudrais pas que jamais personne ne puisse me dire que je n’ai pas parlé de la souveraineté dans cette campagne et que je ne crois pas que la souveraineté est toujours possible.

Mme Marois: I think that the sovereignty is possible and that it is important and necessary for the future of Québec and important for me to talk about that during the debate.

Vous conviendrez avec moi qu’on est loin du bafouillage de la chef péquiste lors de son arrivée à la tête des troupes souverainistes l’an dernier.

Voyez, il est possible de corriger ses lacunes. Bravo Mme Marois!

P.S.: À propos de *sovereignist: ne cherchez pas ce mot, il n’existe pas dans la langue anglaise. Les méchantes langues vous diront que c’est dans la logique même des choses… Mais nous n’embarquerons pas dans ça. Pas maintenant.

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Mardi 25 novembre 2008 | Mise en ligne à 12h27 | Commenter Commentaires (7)

Rendre les Québécois heureux

Petit courriel rigolo reçu ce matin. Il illustre à merveille le sentiment de je-m’en-foutisme de la population eu égard la campagne électorale en cours.

Ça va comme suit:

Le ministre du Québec, Jean Charest, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, et la chef du PQ, Pauline Marois, survolent le Québec dans un jet. Dumont se tourne vers Charest et dit en faisant son frais: «Tu sais, je pourrais jeter un billet de 100 $ par la fenêtre et rendre quelqu’un très heureux.»

Charest lui réplique: «Et bien, je pourrais jeter 10 billets de 10 $ par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses.»

Pour ne pas être en reste, Pauline Marois dit: «Je pourrais jeter 100 billets de 1 $ par la fenêtre et faire 100 heureux.»

Le pilote soupire et dit à son co-pilote: «Non mais t’entends cette bande d’arrogants à l’arrière. Ils ne se rendent pas compte que je pourrais les jeter tous les trois* par la fenêtre et rendre des millions de gens heureux.»

* Cette partie a été, disons, légèrement modifiée en éliminant un épithète guère flatteur pour ces personnes. Ça reste quand même une bonne histoire, non?

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