Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mercredi 15 octobre 2008 | Mise en ligne à 13h03 | Commenter Commentaires (12)

    Les hyènes libérales sont libérées

    C’était écrit dans le ciel: Stéphane Dion n’avait aucune chance d’être élu premier ministre. Le chef libéral était le seul à y croire. Et, malgré la déconfiture d’hier soir, il y croit probablement encore. Il est le seul.

    Ceci étant, allons à contre-courant de tout ce qui s’est dit et écrit depuis hier soir: M. Dion a mené une bonne campagne. On osera même prétendre que sa performance a permis à sa formation de sauver les meubles. La perte d’une vingtaine de circonscriptions aurait pu se transformer en 30 et même 40 sièges n’eut été de M. Dion.

    Oui, il a très bien fait. Regardez la colonne des suffrages exprimés pour le Parti libéral au Québec. Aussi honnis soient-ils ici, les libéraux ont obtenu 23,7  % des votes, une hausse de 2,9 %, comparés à l’élection de janvier 2006 (859 634 votes contre 766 228). Toutefois, notre système électoral uninominal à un tour les pénalise — on ne versera pas de larme ceci dit, parce que les libéraux ont profité des travers de ce système plus souvent qu’à leur tour— puisque ça ne s’est traduit que par 14 sièges.

    Les libéraux devraient remercier M. Dion. Mais c’est bien mal les connaître. Ils ont le pardon extrêmement difficile. Surtout pour un chef qui perd une élection. Plusieurs se transforment alors en hyènes. Michael Igniateff est sorti de sa tanière depuis quelques jours. Pariez que Bob Rae et Gerald Kennedy, d’autres mâles alpha et anciens rivaux de M. Dion lors de la course à la chefferie, surgiront bientôt.

    Petit mot sur M. Igniateff. L’avez-vous entendu la semaine dernière affirmant que la taxe sur le carbone que M. Dion souhaitait imposer aux pollueurs pourrait être réduite? À quelques jours du scrutin, comment ne pas y voir un croc-en-jambe à son chef qui marquait des points dans l’électorat? Avec des tels alliés…

    Que va faire M. Dion? On peut penser que d’influents libéraux tenteront de le convaincre de partir. Peut-être sont-ils déjà à l’œuvre. La pression sera forte. Mais le chef est têtu. Personne ne serait surpris qu’il s’accroche à son poste. Seul un vote de confiance peut le forcer à démissionner. Et encore là, le résultat doit être désastreux.

    M. Dion pourrait donc demeurer chef jusqu’en mai, date où un congrès est prévu. Un vote de confiance également.

    Espérons que le brillant homme qu’est M. Dion s’évitera une telle humiliation. Il mérite mieux.


    • Il Fraudais justement que Mr Harper profite du fait que les libéraux sont au plancher pour leur faire voter les projets de loi difficile. Avortement , Mariage Gay et Retrait du registre des armes a feu. Jamais les libéraux n’oseront aller en élection avec un clown tel que Dion.
      Harper a l’avantage une coalition avec un seul parti est maintenant possible alors qu’avant il devait y en avoir deux.

    • Je ne vois pas comment on peut féliciter Dion d’avoir sauver les meubles alors qu’il est celui qui a mis le feu à la maison. Oui, s’il avait été moins bon au boyau d’arrosage, il aurait aussi pu faire perdre quarante comtés plutôt que vingt au parti libéral. Mais s’il avait réellement été bon, il aurait pu faire gagner quelques sièges à son parti. Le dire paraît tellement invraisemblable qu’on peut oublier ses qualités de pompier incendiaire.

      Évidemment, il y aura toujours de gens pour le croire intelligent de dire une chose un jour et une autre le lendemain, et de recommencer ce manège sur un autre sujet le jour d’après. Si c’est une habileté nécessairement occasionnellement chez l’homme politique, il n’est pas souhaitable de l’afficher avec l’aisance d’un Dion…

      Enfin, quand on parade son diplôme et son poste d’enseignant, on oublie qu’un diplôme n’assure pas une compétence réelle ni qu’un enseignant est nécessairement brillant… Il faudrait n’être jamais allé au collège ou à l’université pour afficher une telle naïveté.

      Tournons la page et laissons des gens compétents enterrer l’incompétent.

      — Georges Allaire, Québec

    • Le problème de Dion c’est qu’il a hérité de Jean Chrétien et Paul Martin. Les deux premiers ministres les plus corrompus de l’histoire. L’autre était Éliotte Trudeau. Le parti Libéral fédéral et provincial a beaucoup a prouver pour mériter la confiance des citoyens. Dion est moins pire qu’eux; mais au Québec, la devise est JE ME SOUVIENS. Alors, les libéraux sont cuit pour 2 générations.

    • J’ignore qui a conseillé monsieur Dion ou s’il prend conseil, mais voici:

      1- Monsieur Dion avait une occasion en or pour prendre le blâme pour le scandale des commandites au nom du parti libéral du Canada. Et ainsi, demander pardon aux Québécois pour cette faute commise contre la démocratie canadienne et aux dépens des Québécois. Pour en finir avec cette honte jamais lavée, qui réjouit les conservateurs, ces derniers qui n’ont pas levé ni la voix ni le petit doigt entre 1995 et 2005.

      2- Un occasion en or également pour réaffirmer que le parti libéral était sorti grandi de cette épreuve qui l’a vu sévèrement sanctionné par tous les canadiens. Et que les valeurs du parti libéral n’en étaient ressorti que plus clairement….. les énumérer, si, comme je pense, elles existent.

      3- Monsieur Dion a présenté un gain environnemental comme un coût économique. “Taxer”, comme mot clef, sonne très mal dans la bouche d’un parti qui n’est pas de gauche, que je sache. Taxer associé à carbone, envoie un message toxique. Le résultat était prévisible.

      4- Monsieur Dion aurait enfin pu consulter davantage avant de nommer son programme environnemental: “le tournant vert”. Ce sont deux mots qui n’ont aucune pertinence dans la course, spécialement avec l’image du parti libéral du Canada. la couleur rouge, celle de l’action, versus le vert, la couleur du repos.

      Tournant évoque: tourner, tourne, pitourne, donc l’hésitation et le changement.
      vert évoque: parti vert, la couleur complémentaire du rouge, la couleur qui éteint le rouge.

      tournant vert évoque: tourne en vert …… tourne envers….. tourne à l’envers.

      S’il fallait mettre les quatre points en ordre d’importance tactique dans la course libérale, le point 4, le nom du slogan de campagne, est probablement la faute première, la chose qui fatigue l’oreille. Je peux pas comprendre comment les nombreux stratèges du parti libéral du canada se sont tus.

      Nous l’ignorons, mais monsieur Dion sait qui l’a encouragé avec ce slogan et qui a omis de lui dire que cela n’avait aucune allure. Avant d’envoyer un chef de parti au bagne, un post mortem pointu s’impose pour savoir qui dirige mal ou qui sabote bien.

    • Je pense qu’on a été injuste envers lui, très injuste et on continue à l’être.

      Je ne suis pas libéral mais je déteste l’acharnement que les québécois mettent à écraser les autres tel la médisance envers monsieur Dion. C’est vraiment “cheap” une attitude comme ça.

    • Stéphane Dion est un homme politique de grande valeur. Mais telle n’est pas la question. La quetion est plutôt: M. Dion est-il un leader d’envergure? En prenant acte des résutats de l’élection, le constat ne peut être que négatf. Telle est la dure réalité politique.

    • Je concède que Mr Dion est un grand homme, mais c’est qu’il n’est pas à sa place comme chef, oh non pas du tout. Tu l’as ou tu l’as pas.

    • Les libéraux nous ont appris avec le temps, qu’ils travaillent pour leurs poches et leurs “amis”. Charest et ses amis doivent prendre la porte. L’avenir du Québec en dépend. Faut faire fuir les parasites et mettre des gens intègres et honnêtes et compétents. Alors, dehors les politiciens véreux et les syndicaleux.

    • Non personne ne le voyait premier ministre. Mais Harper se voyait majoritaire , et ça n’est pas arrivé grâce à la performance de M. Dion . Oui il a perdu des sièges mais en comparaison avec ce que les sondages prévoyaient en début de campagne , le parti Libéral s’en réchappe . Il serait dommage de sacrifier l’individu pour les erreurs passées qui suivent ce parti. Bien sûr , il y aura toujours des hyènes pour dire qu’ils auraient faits bien mieux mais les charognards sont ainsi faits , ils ne survivent qu’en fontion de ce que les autres sont capables de conquérir et chasser à leur place…

    • Les Québécois ont compris qu’il valait mieux envoyer dans l’opposition un chef digne de ce nom à Ottawa pour les représenter (Duceppe) à défaut de participer au pouvoir dans un gouvernement conservateur qui n’a pas du tout les mêmes valeurs que les Québécois …

      Quant à Dion il était évident qu’il ne passerait pas au Québec. Les délégués libéraux ont choisi un chef semblable à Trudeau et Chrétien qui était capable de remettre les nationalistes à leur place…ce que Dion avait d’ailleurs fait à quelques reprises quand il était ministre des affaires intergouvernementales … Il aurait dû tenir compte que la devise du Québec c’est ‘Je me souviens’ avant même de se présenter à la chefferie.

      Dion a aussi perdu en partie à cause du manque de clarté de son plan vert, … lui qui avait la clarté à coeur chez les nationalistes …Quelle ironie !

      On peut blâmer Harper d’avoir déclenché des élections (pour rien) mais on peut aussi blâmer les libéraux d’avoir choisi un chef qui n’en était pas un vrai…

      Si les délégués libéraux peuvent seulement réaliser qu’il ne suffit plus d’un chef qui dénigre les Québécois pour gagner au Canada anglais … ils feraient un bon pas en avant … Ca prend quand même un chef avec au moins un peu de leadership …

      Ca va être drôle de voir les clans Rae & Ignatief monter aux barricades ….finalement, à bien y penser, Harper en est sorti renforcé et il pourra s’asseoir confortablement dans sa chaise de PM pendant que les libéraux vont se déchirer …

    • @ lebel,

      je suis d’accord avec votre affirmation elle est juste. Sincèrement je crois que le Québec rejette M. Dion nonpas à cause d’un manque d’intelleigence ou d’un manque de leadership mais parce que M. Dion est fondamentalement un intellectuel et ça c’est quelque chose que les québécois n’ont jamais digéré ni, ne digèreront jamais.

      Il n’y a qu’à observer qui, des nos contemporains ont la ‘cote d’amour’ des québécois, on y voit le maire de Québec M. Labaume avec son bagou, on y voit le beauceron Bernier, qui, malgré son incompétence, sa réputation de guidounne masculine, son absence totale d’éducation et d’instruction réussit tout de même à se faire élire, la Verner, malgré incommensurable idiotie dont elle fait preuve sans arrêt continue à être choisie par les québécois. On doit se rendre à l’évidence le Québec aime ce type de personne.

      Il y a quelques exception, bien entendu mais remarqué QUI a une cote d’amour au Québec et vous constaterez que JAMAIS il ne s’agit d’une personne dite ‘intellectuelle’ ou ‘instruite’ (en tous cas si elle l’est il ne faut pas que ça paraisse trop) ni non plus de quelqu’un ayant un semblant d’éducation et SURTOUT pas quelqu’un dont on pourrait dire ‘tiens donc il a une certaine classe celui-là! (ou celle-là)… Observez.

    • @ lebel
      @ gofrankiego

      Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vos propos. Les Québécois ont eu plusieurs Premier Ministres (au Québec) tels que les Lesage, Johnson (père et fils), Parizeau, Bouchard, Landry etc … avec une certaine classe et de l’éducation … C’est entendu qu’on peut trouver dans la députation et à toutes les époques des ‘pas de classe’ comme Bernier ….

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