Les souverainistes — même les nationalistes plus modérés — le répètent sans cesse: il y a trop d’argent à Ottawa. C’est ce qui expliquerait que le gouvernement central s’amuse à distribuer des billets à tout vent pour séduire les électeurs. Et on n’a rien à cirer dans la capitale nationale qu’il s’agisse de champs de compétence provinciaux.
Pas plus fou que les libéraux et les conservateurs, le Nouveau parti démocratique a compris la stratégie. Après avoir promis d’investir 1 milliard $ pour augmenter le nombre d’étudiants en médecine et en sciences infirmières, voilà que les néo-démocrates veulent créer un programme national de services de garde pour les enfants au coût de 1,4 milliard $. Vous aurez sûrement remarqué que dans les deux cas on nage dans des juridictions provinciales.
On pourrait penser qu’Ottawa en a plein les bras à financer les Forces canadiennes, ses ambassades de par le monde, ses nombreux ministères et tutti quanti. Mais malgré d’importantes baisses d’impôt ces dernières années, il semble qu’il reste beaucoup d’argent dans les coffres fédéraux. Beaucoup trop. La tentation est donc grande d’aller jouer dans les cours des provinces.
Pendant ce temps, les provinces peinent à financer leurs services de santé et d’éducation.
La fédération aurait-t-elle besoin d’un lifting?
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