Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mardi 29 juillet 2008 | Mise en ligne à 22h53 | Commenter Commentaires (18)

    Vous rappelez-vous de l’essence à 56 ¢?

    Ah, ma première automobile. Je m’en rappelle comme si c’était hier. C’était en août 1986. Certes elle a nécessité un peu de travail de carrosserie — merci papa! —, mais ma Pontiac Acadian orange avait fière allure.

    Il faut dire que j’avais investi dans une peinture neuve. Enfin, presque si on considère six ou sept canettes de peinture achetées chez Canadian Tire comme étant de la peinture neuve. Peu importe. La belle bande noire peinte au bas des portières donnait de la gueule à ma petite américaine construire en 1980. En prime, elle masquait les traces de rouille. Les couvres-sièges achetés également au «paradis des mécaniciens amateurs du dimanche» avaient eu comme effet d’enjoliver l’intérieur de ma grosse 4 cylindres, 4 vitesses manuelle, avec un seul rétroviseur latéral du côté du conducteur. Rassurez-vous, je n’ai pas mis d’essuie-glaces de couleur pastel — ils n’étaient pas encore sur le marché!

    L’achat de cette petite deux portes (avec hayon arrière, svp!) me permettait d’accéder à L’IN-DÉ-PEN-DAN-CE! Cette liberté a été acquise au montant de 900 $. Une méchante affaire, vous vous dites sûrement!

    Comment oublier toutes ces petites virées sur la rue Racine à Chicoutimi, fenêtres baissées, avec mon système de son Alpine qui crachait des airs de Loverboy par l’entremise de deux grosses boîtes de son installées dans le fond du hayon. Celles dans la cour du cégep pour épater mes camarades de classe. Ou encore ces fois où mon Acadian a servi de moyen de locomotion aux amis pour aller fraterniser avec les jolies Jeannoises à la plage du camping Belley au lac St-Jean. Je souris même en souvenir de ces visites — trop nombreuses quand on est au salaire minimum! — au garage de M. Thibault sur la rue Roussel à Chicoutimi-Nord.

    Autre souvenir inoubliable de cette «époque»: le prix de l’essence. Dur à croire, mais il se détaillait 56 ¢ le litre. 56 ¢! C’est fou, non? Ne vous inquiétez pas, même à ce prix nos amis des grande pétrolières réussissaient à boucler leur fin de mois!

    C’était l’époque où on faisait le plein d’essence libre de tout souci lié au tarissement des ressources énergétiques. Celle où on prenait le temps de discuter avec le monsieur ou la dame de l’autre côté de l’îlot d’essence. Du temps où personne ne se préoccupait des chiffres qui tournaient sur la pompe.

    J’aimais ma petite Acadian, mais au printemps suivant, j’ai craqué pour une Ford Mustang 1980 blanche avec une discrète ligne rouge. Le bolide avait deux portes (avec hayon aussi), un toit ouvrant, des jantes en aluminium, des pneus sports et un beau trou dans le tableau de bord pour accueillir mon Alpine. Le moteur six cylindres de 3,3 litres ne m’a pas effrayé. À cette époque, qui se souciait de la consommation d’essence?

    Vous rappelez-vous de votre première automobile? Et du prix à la pompe d’alors?


    • Je n’ai jamais eu de première automobile… Mais je me souviens du prix de l’essence dans mon enfance d’avant le métrique et le choc pétrolier:

      42 cents LE GALLON.

      Paul Laurendeau

    • en 1972,,,,,,,,,53 cents le gallon,,,,,,,,,,,le gallon,hé oui

    • Je me souviens dans les années 60 de l’essence à 35 cents le gallon. On faisait le plein d’une VW pour 2$ mais on ne gagnait pas 100$ brut par semaine.

    • Oldsmobile Firenza 1987 acheté en 2000….et je faisais le plein pour 30$ donc à environ 0,65$ le litre ….ça fait seulement 8 ans ça !

    • Fier propriétaire d’une Sunbird 86 (moins pour le toit de tapis qui tombait jusque dans le visage des passagers arrière), je me rappelle aussi avec beaucoup de bonheur mes longues ballades vers l’inconnu ou la conquête de la gente féminine. Drôlement plus dur de les impréssionner maintenant, ça prend dorénavant un Honda Civic sur lequelle tu as investis au bas mot 20,000$ pour des néons, des ”mags”, une nouvelle peinture design et un petit sapin vert pour accompagner le tout. Mais qu’importe, la liberté, ça n’a pas de prix et tant qu’un véhicule à 4 roues peut nous la procurer, la voiture demeurera un symbole du transfert des ligues mineures aux ligues majeures. C’est un passage obligé pour tout jeune homme soucieux d’entrer le plus rapidement dans le monde des adultes, pour ensuite constater qu’on était si bien, avec quelques années en moins….

      Et dans mon temps, à environ 70 cents le litre, je pouvais aller à l’école pis revenir sans avoir à gazer deux fois !!!

    • J’ai 35 ans, le plus bas que j’ai payé l’essence dans ma vie de proprietaire de voiture c,est en Alberta en 1993, 39.5 cents… J’ai la photo!!

    • Le gallon ou le litre??? Car dans les années 60, c’était moins de 59 cents le gallon et non le litre.

    • Je crois que le blogueur fait référence à l’année 1996, et non 1986. L’essence était souvent à 49.9 cents le litre en 1997, alors 56 cents en 1986, plutôt improbable.

    • Je trouve ca drole blamer les pétrolières pour les prix de l’essence. Je ne dis pas que ça ne fait pas leur affaire, mais c’est pas comme si c’était leur faute si tout le monde sur la planète veut beaucoup de pétrole.

      Mais bon, c’est sur qu’en consommant sans se soucier de l’efficacité, ca amène éventuellement un retour du balancier. Ca s’appelle l’offre et la demande, tu aurais du écouter tes cours d’économie au lieu de Loverboy. Loverboy!
      Mais bon, cette mentalité attardée est en train de changer, dieu merci. Maintenant, au lieu des bas dans les sandales, pour faire mononcle il suffit de chialer contre les pétrolières.
      Bravo!

    • Quand je suis arrivé à Granby en juillet 1971 j’ai payé mon premier plein à 37,9 sous le gallon impérial! Depuis ça n’a pas arrêté d’augmenter, même si je crois que le prix est encore trop bas vu les immenses boîtes en tôle avec seulement une personne à bord….

    • J’ai eu mon permis en 1960. Ma première voiture était une CONSUL, voiture importée anglaise. L’essence coûtait 38 cents le gallon. Je suis allée en Europe en 1973, j’avais loué une RENAULT 12. J’ai fait 5,000 kilomètres. L’essence coûtait $2.50 le litre. Nous étions quatre filles, alors nous avons divisé le prix entre nous. C’était plus économique en voyageant plusieurs ensemble. L’Euro n’existait pas, alors à chaque frontière il fallait changer notre argent en franc suisse, franc belge, lire italienne…je pense avoir obtenu mon DOCTORAT à ROME, les italiens conduisent très mal et klaxonnent comme des enfants aux feux de circulation.A MILAN ce n’était guère mieux.En Amérique au Québec et aux USA les gens conduisent bien. Au Québec les jeunes se croient à la FORMULE UN. Ce sont eux qui font le plus d’accidents sur les routes, des accidents mortels. Ils se disent TOUS bons chauffeurs…parmi ces bons chauffeurs plusieurs sont morts…
      desorties

    • Lors de la guerre des prix de l’essence, fin des années 90, j’avais un pick-up F150. L’essence était à 39,9 le litre dans l’Est de Montréal. Ça me coûtait 30 $ faire le plein pour aller voir ma blonde à Montréal…

      Aujourd’hui, le même plein me coûterait probablement un chiffre de plus… du genre, 120 $.

    • Moi, je me rappelle de 98.9 cents le gallon de régulier en 1978. La hausse suivante allait lui faire franchir le seuil du dollar et c’est alors que les pétrolières ont converti leur pompes en litres pour afficher 23 cents !

      Aujourd’hui , les consommateurs canadiens se plaignent d’un prix avoisinant 1.40 $. C’est le prix que payaient nos cousins français en 1997. Aujour’hui, c’est 2.23$. Certes, le prix du pétrole a augmenté beaucoup trop vite pour s’y adapter mais au moins, on pense enfin à ne plus le gaspiller. “Faut que ça fasse mal dans le porte-feuille” disent les pros.

      Il y a une bonne nouvelle à toute mauvaise. Dans ce cas-ci, elle s’appelle le développement de nouveaux produits. Les Chevrolet Cruze, Ford Verve, Volkswagen Up s’en viennent. Des automobiles efficaces comme on en retrouve en europe.

    • Au moment du choc pétrolier de 1973, le baril de pétrole était à $3. Les arabes ont dit, on va vous monter ça, mes estis… et ils l’ont fait sauter à $13 le baril. Ce fut la panique.

      Ah, le bon vieux temps…

      Paul Laurendeau

    • Ma première auto: une buick Slylark noire 1980 !!

      Je l’ai achetée en 1987.Le pire citron que j’ai acheté de ma vie! Elle m’a coûté $2500.00 à l’achat (mon premier prêt bancaire) ,je l’ai gardée 2 ans et elle m’a coûté en réparation plus de $2000.00…..

      Avoir su,j’aurais demandé un prêt de $5000.00 pour obtenir une voiture de qualité.Mais j’étais jeune et naif alors je l’ai acheté sur un coup de tête…

      On paye pour apprendre de ses erreurs…. :)

    • Oui je m’en souviens pis on chialait tu que c’était trop cher! Torpinouche que c’était l’bon temps!

    • Je me souviens de l’arnaque des pétrolières lors des deux premiers chocs pétroliers, on détournait du pétrole pour aller le stocker dans d’énorme réservoir, comme ceux de Rotterdam et les brokers(spéculateurs) les vendaient à fort prix. Certes, l’OPEP avait réduit leurs exportations, mais le tout fut accentuer par une petite clique, dans les faits, il n’y jamais eu de pénurie de pétrole dans les années 1970, il était certes plus rare, mais rien de trop grave.

      Et aujourd’hui on a droit à un phénomène semblable, les réserves prouvées d’aujourd’hui sont plus grandes qu’en 1980, on est loin d’épuiser notre pétrole et la demande, elle, monte très tranquillement, par exemple, elle a monté de 1% depuis juillet 2007.

      Monsieur Laurendeau, vous accusez à tort les pays membre de l’OPEP.

    • Le moins cher payé, c’est à Montréal vers 1994 : 39 cents/litre lors d’une «guerre des prix».

      Ça m’avait couté 10 $ faire Montréal-Rimouski avec ma Ford Escort… :)

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