Le Grand Parleur

Archive du 11 juillet 2008

Vendredi 11 juillet 2008 | Mise en ligne à 12h55 | Commenter Commentaires (4)

Les politiciens qu’on mérite?

L’univers politique en Israël est fascinant. Pour deux raisons. La première: son système électoral. Il mène à tout coup à un gouvernement de coalition. Cela implique des compromis, des promesses et ça mène parfois à des bas coups et des trahisons. La deuxième: les fréquents problèmes de leurs leaders politiques avec les autorités policières.

Quand on y regarde de plus près, on réalise que les quatre derniers premiers ministres israéliens ont été soupçonnés dans des affaires de malversation. Ça ne fait pas une grosse moyenne au bâton, comme on dit!

Des enquêteurs viennent à nouveau de «rencontrer» l’actuel premier ministre Ehud Olmert. Ils cherchaient à obtenir des explications sur des remboursements obtenus pour des voyages alors qu’il était ministre dans un précédant gouvernement (lire reportage ici).

Avant M. Olmert, ses trois prédécesseurs, Ariel Sharon, Ehud Barak et Benjamin Netanyahou, ont dû répondre aux questions de la police. Dans le cas de M. Netanyahou, les limiers cherchaient à savoir s’il avait gardé des cadeaux reçus lors de son terme et utilisé de l’argent des contribuables pour rénover sa maison (infos ici). Pour M. Barak, les enquêtes ont porté sur des contributions politiques illicites (infos ici). Quant à M. Sharon, les policiers voulaient de l’information concernant des contributions politiques reçues ainsi que des éclaircissements sur ses relations avec un homme d’affaires (infos ici). Les trois s’en sont sortis sans aucune accusation.

De deux choses l’une: ou bien les services israéliens de police aiment lancer des enquêtes sur leurs leaders politiques ou bien certains politiques ont l’éthique pas mal élastique (excusez ce petit rime simplet)!

Remarquez, on n’a pas à pavoiser au Canada. L’ombre de l’affaire Cadman plane encore sur notre premier ministre en poste, Stephen Harper. Ses deux prédécesseurs, Paul Martin et Jean Chrétien, ont préféré regarder ailleurs alors que des amis du Parti libéral se servaient plusieurs fois à la table du programme des commandites. Et puis il y a Brian Mulroney: Airbus, Schreiber.

Bon, on est mieux de s’arrêter ici. On pourrait probablement remonter jusqu’à la démission de John A MacDonald en 1872 suite à une affaire de pots-de-vin concernant la construction du chemin de fer dans l’Ouest. On va vous épargner ça!
Voyez? Quand on se compare, on ne console pas toujours!

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