Le Grand Parleur

Archive du 12 mai 2008

Lundi 12 mai 2008 | Mise en ligne à 12h15 | Commenter Commentaires (3)

Les opportunistes de l’environnement

C’est fou comme la mode est au vert. Tout le monde veut contribuer à redonner du tonus à l’environnement. On ne trouve presque plus un chrétien qui ne recycle pas à la maison. Même les commerces commencent à s’y mettre. Des gens d’affaires allumés tirent par ailleurs profit de cet intérêt croissant en offrant à leur clientèle des produits non nuisibles à l’environnement.

Canadian Tire, Rona, Home Depot (et j’en oublie sûrement) vendent depuis quelques années de gros sacs de papier biodégradables pour y déposer les résidus verts comme des feuilles mortes, des branches cassées et du gazon (très pratiques à ce temps-ci de l’année lorsqu’on nettoie les plates-bandes et le jardin). De vraies merveilles! Malheureusement, plusieurs municipalités — dont Granby et les huit autres membres de la MRC de la Haute-Yamaska — n’ont pas de collectes spéciales pour ces résidus. Résultat: ces sacs biodégradables se compostent dans des sites d’enfouissement, produisant du gaz méthane.

Comprenez mon sentiment de frustration ce matin lorsque j’ai amené quatre de ces sacs au chemin. J’ai dû en compter une vingtaine seulement sur ma rue. L’efforts des mes voisins, les miens, sont à toutes fins pratiques futiles. Le seul gain est que les sacs sont en papier et non en plastique (le plastique, dit-on, prend 1000 ans à se décomposer).

Chaque printemps et automne, ce sont des milliers de sacs de résidus verts qui prennent le chemin du dépotoir. Le proprio d’une compagnie de transport de vidanges me disait récemment que le tonnage de déchets augmentait de 20 à 25 % l’automne. Une seule explication: les résidus verts.

Les municipalités affirment vouloir faire leur part pour protéger et améliorer l’environnement. On voudrait y croire. Sauf que leurs actions sont davantage basées sur la parlotte que sur le concret. Elles demandent maints efforts de leurs citoyens (dont une taxe de collecte sélective d’une centaine de dollars), mais en même temps font rarement preuve d’initiatives.

Le cas des résidus verts est frappant. La solution est pourtant si simple: instaurer deux ou trois collectes spéciales au printemps et à l’automne et produire du compost avec leur contenu. Une solution peu coûteuse. Les municipalités pourraient pousser leur «audace» plus loin en mettant à la disposition de leurs citoyens une plate-forme permanente de compostage. Les gens pourraient aller eux-mêmes porter leurs sacs biodégradables. Ils pourraient même repartir avec des sacs de compost.

Notre MRC dévoilait récemment son nouveau slogan: Prospère de nature. On reconnaît là un beau travail de marketing. Maintenant, au-delà des discours, peut-on être prospère d’actions?

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