Le Grand Parleur

Archive, janvier 2008

Jeudi 31 janvier 2008 | Mise en ligne à 15h26 | Commenter Commentaires (3)

Élections USA 101

Comprenez-vous quelque chose au système électoral menant à la désignation des candidats démocrate et républicain aux États-Unis? Avouez que la plus vieille démocratie au monde est d’une déconcertante complexité. Et on ne peut compter sur les grands médias pour nous aider à comprendre.

Pour vous aider à y voir plus clair dans ce méandre de procédures (primaires, grands électeurs, etc.), je vous suggère le reportage de ma collègue Cynthia St-Hilaire sur le sujet (à lire ici). Un excellent papier qui vulgarise bien le mode électoral chez nos voisins au sud. À sa lecture, j’ai compris bien des choses.

Ça m’amène à formuler une (autre) critique sur notre belle profession. Les journalistes prennent souvent pour acquis que les gens comprennent les sujets qu’ils abordent. Ce n’est pas le cas. Un bon reportage est celui qui contient des informations nouvelles, mais également des informations déjà connues. Ça s’appelle une mise en contexte. Bref donner une base aux lecteurs.

Un professeur à l’université nous disait souvent que la redondance était importante en journalisme. C’est vrai pour tous les reportages. Même les reportages spécialisés (science, droit, mécanique) doivent se construire avec des informations de base.

En passant, qui voyez-vous s’affronter en vue de prendre possession de la Maison-Blanche?

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Mercredi 30 janvier 2008 | Mise en ligne à 12h39 | Commenter Commentaires (4)

Visa les jeunes, oublia les vieux

Voici un sujet délicat. Délicat parce qu’il concerne les personnes âgées. Mais surtout délicat parce qu’il concerne leur capacité de conduire une automobile en toute sécurité. Le débat est inévitable suite aux statistiques rendues publiques cette semaine par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

On y apprend que le nombre d’accidents impliquant des conducteurs de 75 ans et plus est en forte hausse depuis 2001 (lire le reportage de La Presse ici). Les conducteurs impliqués souffrent parfois de démence, de désordres psychotiques et sont sous l’influence de médicaments. Et cette tendance ira en s’accentuant compte tenu du vieillissement de la population.

La SAAQ tente d’identifier les conducteurs âgées à risques. Pour ce faire, elle oblige tous les détenteurs d’un permis de conduire de 75 ans à se soumettre un examen médical. Un deuxième examen est exigé à 80 ans. Ensuite, les examens sont obligatoires aux deux ans. S’ils échouent un examen, la SAAQ leur retire leur permis. En 2006, selon les données de la SAAQ, 72 553 contrôles médicaux ont été réalisés à cette fin. Leur analyse a mené au retrait de 834 permis de conduire.

Toutefois, le système comporte une carence de taille: les examens médicaux des personnes âgées sont effectués par leur médecin de famille. La décision de recommander le retrait du permis de conduire est difficile. Difficile en raison des forts liens unissant le médecin et ses patients. Difficile parce que les patients supplient leur médecin de faire en sorte qu’ils conservent leur permis. Difficile en raison des pressions exercées sur les médecins par les familles des personnes âgées. Les frères, sœurs et les enfants ne sont pas du tout intéressés à jouer au taxi au service — on n’abordera pas l’inquiétant problème des membres de la famille qui feignent ignorer l’incapacité de leur père ou mère à conduire une automobile.

Pour toutes ces raisons, peut-être serait-il opportun que la SAAQ mandate elle-même des médecins pour effectuer ces examens médicaux.

Lorsque vient le temps d’imposer des conditions aux jeunes qui détiennent un permis de conduire, la vaste majorité des gens approuvent (ou applaudissent). Il serait temps que l’on regarde à l’autre bout de la route et qu’on s’interroge sur les risques que représentent les conducteurs âgés.

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Lundi 28 janvier 2008 | Mise en ligne à 17h51 | Commenter Commentaires (6)

La calcul de Lacroix

Douze ans moins un jour. C’est la sentence imposée il y a quelques minutes à Vincent Lacroix. Pour ceux qui pensent que le rufian aura le temps de réfléchir à ses gestes, détrompez-vous. Il va passer son temps à nier sa responsabilité dans cette fraude sans précédent.

Puis, notre système étant ainsi fait, il va obtenir une libération conditionnelle d’ici quatre ans pour bonne conduite. C’est sûrement le calcul qu’il faisait alors que le juge terminait le prononcé de sa sentence.

L’amende de 255 000 $ imposée à Lacroix aura peut-être tiré des sourires de sarcasme chez plusieurs d’entre vous. Si la poursuite a bien fait son travail, le véreux n’a plus aucune liquidité ou objet de valeur en sa possession. De ce qu’on connaît, bien entendu.

Vous êtes sûrement comme moi. Vous vous dites que le bonhomme n’a rien d’un imbécile et qu’il s’est collé un tas d’argent quelque part. Il n’a quand même pas tout dépensé dans des bars d’effeuilleuses!

Doit-on lancer une enquête publique sur cette affaire? Quelle en serait l’utilité? On connaît les sources du problème: le manque d’outils de l’Autorité des marchés financiers (AMF), chargée de surveiller les acteurs de l’industrie des valeurs mobilières, l’incapacité de l’industrie à assurer l’intégrité de ses artisans, et des investisseurs naïfs qui confient leurs économies à des courtiers qui n’ont rien, comment dire, d’exemplaires.

L’argent attirant la racaille, d’autres Lacroix sévissent.

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