Le Grand Parleur

Le Grand Parleur - Auteur
  • Michel Laliberté

    Gamin, Michel Laliberté rêvait de devenir journaliste sportif. C'était avant le scandale Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988.
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    Mercredi 28 novembre 2007 | Mise en ligne à 11h59 | Commenter Commentaires (15)

    Sacrifier des ressources humaines

    Un diplôme obtenu à l’étranger a-t-il la même valeur qu’une formation donnée dans nos maisons d’enseignement? On se pose la question depuis nombre d’années au Québec. Malgré ça, on cherche encore des réponses.

    Aucun sujet touchant l’immigration n’est simple. C’est d’autant plus vrai pour la reconnaissance des diplômes étrangers. C’est un sujet délicat. Et complexe. Délicat parce qu’il concerne des gens, complexe parce qu’il concerne des associations de professionnels. Et pas parmi les plus empressées à faire de la place à des professionnels arrivant de l’étranger: le Collège des médecins et l’Ordre des ingénieurs.

    Pourquoi une médecin formée dans une université libanaise ne peut-elle pratiquer dans les hôpitaux québécois? Pourquoi un ingénieur diplômé d’une école de génie en Turquie ne peut-il concevoir des ponts au Québec?

    Cette situation à ceci de paradoxal que nous sommes en grave pénurie de travailleurs spécialisés. Combien de nos nouveaux compatriotes, 500, 2000, 7000, 15 000, occupent un emploi en-dessous de leurs qualifications? Difficile à dire. On entend parler de cas ici et là — du physicien russe qui bosse comme concierge, de la pharmacienne malienne qui est commis dans un grand magasin. Quel gaspillage de talents, quelle perte pour la société québécoise.

    Le gouvernement québécois tente de corriger la situation. L’État est toutefois gêné dans ses actions par certains ordres professionnels. On comprend que leur rôle est de protéger le public, mais on a parfois l’impression que des ordres souffrent d’une sorte de snobisme à l’égard des diplômes étrangers. Agissent-ils toujours dans l’intérêt de la population ou dans le leur?

    Les formations professionnelles sont différentes d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre. C’est bien vrai. Nos nouveaux compatriotes ne s’opposent pas à suivre une formation complémentaire pour concilier leurs pratiques aux nôtres. On ne peut cependant leur demander de retourner sur les bancs d’école pour réapprendre ce qu’ils savent déjà. C’est une demande exagérée. Déjà qu’ils arrivent chez-nous peu fortunés et souvent avec une famille à supporter.

    En leur exigeant d’importants sacrifices, les ordres professionnels ne réussissent qu’à sacrifier de riches ressources humaines.


    • Il s’agit tout simplement d’informer les nouveaux diplômés des exigences de la province et de se renseigner sur le contenu des études universitaires des autres pays et de délivrer des diplômes équivalents à tous ceux dont le curriculum de cours correspond en grande partie au nôtre quitte à exercer quelques stages pratiques plutôt que de recommencer à suivre une série de cours.

    • Il me semble que si ces diplômés d’autres pays passent avec mention un examen de compétence et qu’ils fassent quelques stages supervisés par un pair et que le résultat de ces stages démontrent leurs compétences, ils devraient, à la suite de ça, pouvoir pratiquer leurs professions sous supervision pour un temps prédéterminé.

      À mon opinion, les ordres professionnels devraient revérifier périodiquement la compétence de leurs adhérents d’où qu’ils proviennent parce qu’il y a un certain nombre de professionnels qui manquent de compétences et de professionnalisme et qui nuisent à la réputation de leurs pairs.

    • Vous dites: “Combien de nos nouveaux compatriotes, 500, 2000, 7000, 15 000, occupent un emploi en-dessous de leurs qualifications?”

      Il serait également intéressant de savoir combien de natifs occupent un emploi en-dessous de leurs qualifications? Il serait aussi intéressant de savoir combien de toutes origines occupent un emploi en ayant les qualifications mais en n’ayant pas les compétences.

    • Justement oui.s’ils passent un examen de competence en tout points semblables aux autres professionnels du Quebec, il n’aurrait aucune raisons pour laquelle ile ne seraient pas admis de pratiquer leur metier.Je presume meme qu’a bien des egards ,la qualite de leur enseignement est egale sinon superieure a la notre , sinon bien sur devrait suivre des etudes complementaires .Je trouve abberant que l’on se se permettre de nous priver de leur services , tout en les deprivant de leur seul moyen de survie.
      Merci

    • Regardons simplement le langage des immigrants qui lisent et parlent français, nous constatons une nette supériorité sur nous québecois de souche.
      J’ai eu un médecin chinois qui me disait des trucs alimentaires et naturels avant de prescrire des médicaments.
      C’était très positif.
      Les regroupements professionels québecois refusent ces spécialistes immigrants qui pourraient trop augmenter leur nombre et par le fait même baisser leurs conditions et leur salaire.
      Tout simplement faire passer des examens aux immigrants et si c’est positif, les laisser travailler POINT.

    • Je crois que tres souvent c’est du au fait qu’on se considere comme une societe avancee et moderne, donc nos travailleurs doivent etre plus competents que leur homologues formes dans d’autres pays.

      C’est bien sur faux et demontre notre ignorance des autres cultures, et nos prejuges face a ces memes cultures.

      Certains ordres professionels croient tout savoir et ainsi se prive de beaucoup de connaissances dont on pourrais beneficier grandement, b1fjdj67 et son medecin chinois en est un tres bon exemple.

    • Il n’y a rien à espérer du Québec…J’ai deux diplôme en informatique (l’un en informatique de gestion et l’autre en réseautique) obtenus au Québec. J’envois des CV depuis un an et je ne reçois aucune réponse. Sauf une fois ou la responsable du recrutement d’une compagnie était une non Québécois de souche. Ici au Québec on filtre les CV sur la base du nom et prénom du candidat…Si tu n’es pas un Tremblay ou un Simard ton CV va directement dans la poubelle…
      J’ai commis une grave erreur d’avoir immigrer au Québec. Au lieu du paradis verdoyant j’ai trouvé des marécages infects…

    • Je ne crois pas forcément que la réponse soit aussi délimitée en noir ou blanc qu’on aimerait le penser. Personnellement, je suis d’accord avec la nécessité d’évaluer ceux ayant reçu leur éducation à l’extérieur en dedans de certaines limites. (Dans ce commentaire, je parle surtout des immigrants étudiant ici en vue d’y rester).

      Certains endroits se concentrent surtout sur la théorie, d’autres sur les travaux pratiques. Ici au Québec, nous ne sommes pas plus ou moins parfaits qu’un autre. Cependant, lorsque je vais consulter un médecin, il m’est important de savoir que ce dernier exhibe les compétences dont nous nous attendions lorsqu’un diplôme est remis.

      Du revers de la médaille, je ne crois pas que c’est une assez bonne raison pour répéter en entier l’enseignement reçu à l’étranger. Sagesse s’impose ici pour l’évaluation du dossier et de proposer un plan de cours qui fera le pont entre les connaissances acquises et ceux qui sont incomplètes ou manquantes. Les ordres professionnels ne sont pas libres de blâme non plus, mais quand va-t-on arrêter de simplement se plaindre pour plutôt de confronter nos ennuis d’un pas actif ?

      En gros, je ne crois pas qu’il est juste de répéter une formation simplement parce que l’individu en cause l’a reçu ailleurs et différemment de comment il nous est présenté ici. Par contre, il est important de s’assurer de la compétence et la qualité du personnel si ce n’est que de suivre quelques cours supplémentaires ici et là.

      Une intégration à notre réseau éducatif, malgré ses maintes nuisances, permet à l’immigrant de s’incorporer dans notre société. Je crois qu’il leur est bénéfique de s’insérer parmi nos établissements scolaires, car en même temps il ou elle peut témoigner des valeurs et idées véhiculées chez nous, endroit où ils désirent pratiquer.

      Je trouverais dommage si seul intérêt de venir exercer ses fonctions au Québec était l’argent. Comme il est pas mal souvent ailleurs: nous ne sommes pas au jardin d’Eden. Il est donc important d’accueillir davantage des gens qui ont un réel intérêt d’être ici car nous en finirons, sinon, une province débordant de gens qui ne souhaitent même pas y être. Pour un Québec qui veut témoigner d’amélioration, n’est-il pas plus pertinent de stimuler l’intégration pour accueillir des gens qui sont non seulement intéressés d’être ici, mais qui éprouvent un sincère désir de comprendre et intégrer la culture et les valeurs dont nous crions si haut et fort pour avoir ?

      SVP pardonnez la longueur de ce commentaire :)

    • PS. J’aimerais ajouter que moi-même je ne suis pas à l’abri de la problématique proposée. Si je désire pratiquer ailleurs qu’au Québec je devrais suivre des formations supplémentaires. Toutefois, je mets la priorité sur apprendre et comprendre la culture et comment ça se passe ailleurs, à la place d’arriver et chigner que ce n’est pas comme j’ai appris au Québec. Je suis d’opinion que c’est à l’immigrant (qui s’installe n’importe où) de s’intégrer plus qu’il l’est au reste du monde d’y tordre un bras pour lui convaincre de rester.

    • La raison d’immigrer c’est pour gagner L’ARGENT par le travail ; comme le reste de la population québécoise de souche française…Les gens n’immigrent pas au Québec pour votre culture ou vos valeurs…Vous vous considérez à tort comme étant une race supérieure et un modèle pour les autres peuples…Québécois vaniteux.
      Mais, l’erreur incombe à de celui qu’est venu chez vous et de son propre gré… Pour conclure, voici une belle citation d’un homme sage.
      «Immigrant. Individu mal informé qui pense qu’un pays est meilleur qu’un autre. » Ambrose Bierce, Extrait de Le dictionnaire du Diable

    • Ni culture, ni allure, ni principes, ni valeurs, une société libertine et imbue d’elle-même alors qu’elle n’a rien à offrir si ce n’est que des sacres, un français du Moyen-Äge, des familles décousues, des travailleurs qui s’enlisent dans l’assurance-chômage et le bien-être social aux dépens d’honnêtes gens qui sacrifient leur vie pour le bien-être de leurs familles. unies.

    • Je ne crois pas que le Québec à affaire à être vaniteux, il a autant de défauts (et de qualités: eh oui, elles existent) qu’ailleurs. Ce n’est pas le sentiment que je tentais de véhiculer. Je ne peux être en accord avec quelques-unes des défauts que vous y trouvez, mais à chacun ses goûts, je comprends.

      Je n’insinuais pas que le système est parfait — loin de là. Je me demande quand même: pourquoi le Québec pour faire de l’argent ? Certainement pas parce que ~6 millions parlent un français du Moyen-Âge ! J’aime croire qu’il y a aussi des bonnes affaires qui se passent en dedans de ce 1 667 441 km².

      Justement, je crois également que ces honnêtes gens devraient pouvoir mieux vivre ces situations. Il ne faut juste pas demeurer inerte (je ne dis pas que vous l’êtes). Si vous n’êtes pas satisfaits, faites ce que vous pouvez à ce sujet. Il y aura ainsi pas mal plus de chances d’y voir une amélioration. Nous ne sommes pas tous une bande d’abrutis…Si ça ne vous chicotte pas à ce point ou que ça ne vaut pas la peine, pourquoi alors se plaindre ?

    • Il a peut etre des gens et des entreprises ici comme ailleurs , qui ne sont pas a la hauteurs des attentes des immigres . Ca c’est sur,mais tout de meme il en a plein qui trouvent ici au Quebec ce qu’ils recherchent ,et ils reusissent tres bien dans leur travail,dans leur carriere. D’autres par contre ne se plaisent pas au Quebec. Non ce n’est pas le paradis , il faut travailler tres fort si on veux reussir dans la vie,et pas seulement ici. Si des gens ne sont pas preparer a ce defi , je les plains. Par contre les gens qui viennent ici qui ont une profession,que ce soit medecin,avocat , ingenieur ou autre , meritent toute l’aide des deux niveaux du Gouvernement (Federal-Provincial) afin de pouvoir pratiquer ce metier.
      Il devrait avoir un moyen d’evaluer la qualite et la competence de leur travail , et si satisfaisant ce ne serais que juste de les admettre comme professionels ici meme au Quebec.

    • J’inviterais Bobinette a visiter toutes les pays de son choix afin de me dire si les gens sont mieux ou pire qu’ici…et si ce n’est que des injures qu’elle veux proferer a l’endroit de telle ou telle societe ou communaute ,elle devrait se tourner la langue sept fois avant de trop parler. A la longue on s’apercoit tres vite qu’elle est tres derangee…Merci

    • Je voulais dire “derangeante”

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