Le Grand Parleur

Jeudi 28 mai 2015 | Mise en ligne à 10h56 | Commenter Commentaires (2)

Un aigle à tête blanche à Granby

Image 5

Visiteur peu commun hier matin aperçu sur la piste cyclable La Granbyenne: un pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus pour les amoureux du latin), une espèce désignée vulnérable au Québec en 2003.

C’est Alain Mochon qui a croqué le fabuleux prédateur. Il a pu l’observer plusieurs minutes.

Le biologiste rappelle qu’un corridor forestier comportant de riches milieux naturels, comme celui liant le parc national de la Yamaska et le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin, permet à de telles espèces d’y vivre et de se reproduire.

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Lundi 25 mai 2015 | Mise en ligne à 12h20 | Commenter Commentaires (16)

Affaire Bugingo: acharnement et récupération

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Parfois, les médias en font trop. L’enquête samedi de La Presse sur le travail du journaliste François Bugingo exposait clairement les fabulations de ses reportages. C’est sans appel: M. Bugingo a berné ses lecteurs et ses auditeurs ainsi que les médias qui lui ont fait confiance.

Cela dit, le reportage de La Presse ce matin est de trop; la carrière de journaliste de M. Bugingo est terminée depuis samedi, nul besoin de s’acharner de la sorte. Ce reportage, qui vient en fait justifier pourquoi le quotidien s’est intéressé au travail de M. Bugingo, aurait dû être publié samedi, en même temps que l’enquête.

La collègue Isabelle Hachey a fait un travail remarquable pour démontrer que M. Bugingo a commis l’irréparable en journalisme, c’est-à-dire inventer des faits et en romancer d’autres. On ne voit pas comment il pourra prouver le contraire et rétablir sa crédibilité tellement les vérifications menées par la journaliste sont solidement exposées.

Outre la fabrication de faux reportages, deux choses dérangent dans cette triste affaire. D’abord, la récupération politique qu’en fait le premier ministre Philippe Couillard.

«Je trouve surprenant que, dans un réseau médiatique sérieux, on puisse apparamment — car il faut que ce soit démontré — monter de toutes pièces des reportages et des histoires sur l’actualité internationale», a-t-il affirmé dimanche à Radio-Canada.

Le réseau médiatique concerné est Quebecor, par l’entremise du Journal de Montréal et du réseau TVA, deux médias où collaborait M. Bugingo. Deux médias dont le propriétaire est Pierre-Karl Péladeau, l’adversaire politique de M. Couillard…

Quelle était la pertinence d’interroger M. Couillard à ce sujet? M. Bugingo n’a pas écrit un seul mot sur la politique québécoise et n’en a pas parlé en ondes sur le 98,5 FM, l’autre média où il intervenait régulièrement. Si d’éminents journalistes comme Denis Lessard (La Presse) ou Michel Pepin (Radio-Canada) étaient au centre d’une telle controverse, on pourrait comprendre la pertinence d’interviewer le premier ministre du Québec. On aurait lieu de s’inquiéter de la véracité des reportages provenant de la colline parlementaire. Mais il est question ici d’un journaliste qui donnait strictement dans l’actualité internationale.

En donnant l’occasion à M. Couillard de mettre son grain de sel dans cette affaire, les médias, particulièrement Radio-Canada qui a exploité sa déclaration toute la journée dimanche sur ses ondes et sur son site internet, lui offraient un jab facile contre M. Péladeau.

Deuxièmement, ce scandale démontre que trop peu de médias québécois s’intéressent véritablement à l’actualité internationale. Seules La Presse, Radio-Canada et L’actualité y consacrent des ressources humaines et financières. Certains autres essaient de combler ce vide en recourant à des pigistes. L’effort est louable, surtout que plusieurs journalistes indépendants font de l’excellent travail. Mais les dangers de publier ou de diffuser des fausses informations sont bien réels.

Il est difficile de vérifier des informations provenant d’ailleurs dans le monde. Les mensonges et fabrications d’informations doivent être considérables, comme on le voit avec M. Bugingo qui a sévi pendant plusieurs années, avant que quelqu’un découvre la supercherie. Pour M. Bugingo, ce fut Mme Hachey, une journaliste réputée qui se spécialise en actualité internationale. Félicitons-la d’avoir investigué. Ça prend du courage pour dénoncer un collègue.

Reste à savoir pourquoi M. Bugingo a agi ainsi. Pourquoi un journaliste de son calibre a cru qu’il pourrait berner les gens de la sorte? Était-il aveuglé par son statu de référence en actualité internationale au point où il a fini par trop en mettre pour épater la galerie? Seul lui peut répondre. Le fera-t-il?

C’est d’une tristesse pour lui et toute la profession.

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Lundi 11 mai 2015 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Commentaires (3)

Corvée réussie sur la Yamaska Nord

photo Bernard Valiquette

photo Bernard Valiquette

Il semble que les campagnes de sensibilisation sur la protection de l’environnement rejoignent de plus en plus de gens. Les citoyens sont nombreux à poser des gestes concrets pour améliorer nos trésors de la nature. Disons que c’est encourageant.

Samedi, quelque 160 personnes ont participé au nettoyage des berges de la rivière Yamaska Nord à Granby. Ils ont ramassé 2230 kilos de déchets de toutes sortes: bouteilles, canettes, verres de café en carton aux couleurs de Tim Horton et McDonald de ce monde, sacs de plastique. On a même retiré des eaux de la rivière des vélos, des pneus et un téléviseur…

Le biologiste Alain Mochon a parcouru les rives du lac Boivin en canot. Sa «cueillette» (canettes, bouteilles, sacs de plastique, soulier à talon haut) a de quoi décourager… Détail important, il a trouvé sur les berges plusieurs vieux bracelets remis aux visiteurs des Voitures anciennes de Granby. Au lieu de recourir à ces bracelets, les responsables des VAG devraient utiliser des étampes. Pas chers et écologiques.

photo Bernard Valiquette

photo Bernard Valiquette

Petit conseil aussi aux organisateurs de cette corvée annuelle: c’est bien d’offrir un petit lunch aux bénévoles; ça serait encore mieux de leur rappeler de déposer leurs assiettes de carton et leur contenants de jus dans des bacs bleus et non dans des poubelles…

C’est pour le moins ironique de passer deux heures à nettoyer les berges d’une rivière pour ensuite jeter des matières recyclables à la poubelle. Il faut être conséquent. Surtout que recycler ne nécessite aucun effort à part celui de réfléchir quelques secondes devant une poubelle.

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