Le Grand Parleur

Mercredi 17 décembre 2014 | Mise en ligne à 11h02 | Commenter Aucun commentaire

Coiteux et le Père Noël

Une autre perle aujourd’hui dans nos pages signée Serge Paquette.

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Pardonnez-moi de le répéter, mais La Voix de l’Est mise sur un des meilleurs caricaturiste au pays.

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Jeudi 11 décembre 2014 | Mise en ligne à 14h19 | Commenter Commentaires (10)

Crétins et vue de l’esprit

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Le ministre Affaires municipales Pierre Moreau incarne un nouveau type de politicien: baveux oui, mais équipé d’un franc-parler. Il appelle un chat, un chat. Rarement un ministre québécois nous a-t-il habitué à dire les choses aussi clairement. Aussi, quand il pourfend les municipalités qui haussent les comptes de taxes foncières de leurs contribuables, il a raison. Mais est-il bien placé pour leur faire la leçon?

Les Villes de Laval et de Longueuil viennent d’annoncer des hausses de taxes foncières de 3,2 % et de 3,9 %. Les deux administrations disent n’avoir pas le choix pour faire face aux compressions de Québec les privant de revenus qu’elles attendaient, conséquence du nouveau Pacte fiscal paraphé cet automne avec les municipalités. En signant l’entente, le monde municipal acceptait que 300 millions de dollars de transferts étatiques lui étant destinés disparaîtraient. M. Moreau y voit un engagement des municipalités à faire leur part pour redresser les finances publiques du Québec… sans fouiller dans les poches de leurs citoyens.

Pour marquer son dégoût des hausses de taxes décrétées à Laval et Longueuil, M. Moreau pointe les surplus de ces deux grandes villes: 117 millions de dollars pour Laval, 17,5 millions de dollars pour Longueuil. Une situation «scandaleuse», soutient-il. La solution des municipalités n’est pas d’augmenter la charge fiscale des citoyens, insiste-t-il, mais de puiser dans leur surplus. À défaut de le faire, le ministre menace de retenir des transferts aux récalcitrantes.

La «relation» qu’entretient Québec avec ses municipalités est très particulière. Elle n’a rien d’égalitaire. La sortie de M. Moreau et le dernier pacte fiscal le démontrent bien; comment une partie peut-elle accepter que sa «partenaire» renie ses engagements fiscaux sur le remboursement de la taxe de vente et en plus élimine 300 millions de dollars de ses transferts? La réalité, bien que triste pour le monde municipal, est toute simple à comprendre: Québec dicte, les municipalités suivent. Tant que leur seule source de revenus va se limiter aux impôts fonciers, elles seront à la merci du créateur. Rien ne présage des jours meilleurs pour elles, le gouvernement n’ayant aucun intérêt à changer la donne. Tous les prétextes continueront d’être bons pour leur refuser un accès fiscal plus large.

Ce qui est remarquable dans l’attitude du ministre Moreau, c’est son parti pris pour les «payeurs de taxes». Laissez-les en paix, urge-t-il à l’intention des municipalités. Enfin une voix forte se fait entendre. Un beau vœu. Peut-être devrait-il formuler le même à l’endroit de son propre gouvernement…

On ne reviendra pas ici sur les engagements électoraux brisés des libéraux — trop long à énumérer. Ils ont fait leur choix: la lutte au déficit passe avant tout. Mais M. Moreau ne peut à la fois blâmer les décisions d’administrations municipales qui affectent le portefeuille de leurs commettants et continuer de servir dans un gouvernement qui fait la même chose. Il faut assumer ses gestes et ses décisions. Les citoyens ne sont pas des crétins, comme il le dit si bien.

Le mérite de M. Moreau est de mettre sur la table des données précises sur les finances des municipalités. C’est aux citoyens et aux médias de s’en inspirer et de poser des questions aux élus municipaux. Et à ceux-ci d’y répondre. Ils ont toute la légitimité de gouverner. Ça vient également avec le devoir de s’expliquer.

Si le franc-parler du ministre l’honore, son côté intimidateur gâche l’ensemble de l’œuvre. Menacer les municipalités de couper encore plus leurs vivres n’est pas digne d’une personne avec autant de responsabilités. On le paie pour qu’il trouve des solutions par pour être le goon de la cour d’école.

Ça semble être une tactique bien libérale que de lancer des ultimatums pour forcer un changement de cap. Le ministre de l’Éducation Yves Bolduc y a eu recours à quelques reprises avec des commissions scolaires. Ça n’a provoqué aucune entente, seulement des querelles.

Et ce n’est pas une vue de l’esprit, comme dirait le premier ministre Couillard.

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Mardi 9 décembre 2014 | Mise en ligne à 15h48 | Commenter Commentaires (3)

VTT et municipalité

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Les municipalités s’engagent de plus en plus dans la lutte aux changements climatiques. Elles travaillent à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de leurs véhicules de service. Parfois, malheureusement, la main gauche ignore ce que la main droite fait…

Le conseil municipal de la Ville de Cowansville a fait un geste concret pour l’environnement récemment en approuvant l’achat d’une automobile qui roule au gaz propane. En plus d’émettre moins de CO2, le gaz propane coûte l’équivalent de 60 ¢ le litre lorsque comparé à l’essence ordinaire. Un coup double, pourrait-on dire.

La semaine dernière, toutefois, les conseillers ont accepté de suspendre temporairement une partie de leur réglementation pour permettre au Club de 3 et 4 roues de l’Estrie d’assurer la sécurité lors de Plaisirs d’hiver, la fête hivernale célébrée chaque année en février au Centre de la nature du lac Davignon. C’est un événement familial, qui propose plusieurs activités sportives dans un environnement 100 % naturel.

Centre de la nature, jeunes familles, activités sportives et VTT. Le paradoxe est énorme.

Les VTT, selon Environnement Canada, émettent toutes sortes de polluants: du monoxyde de carbone (CO), de l’ammoniac (NH3), des oxydes d’azote (NOX), des matières particulaires, du dioxyde de soufre (SO2), des composés organiques volatiles (COV) et des hydrocarbures (HC). Un beau cocktail!

Et ils ne riment certainement pas avec économie: malgré la petitesse de leurs moteurs, ils consomment entre 10 et 14 litres aux 100 kilomètres.

Ce n’est pas la première fois qu’un conseil municipal a recours à des VTT pour «assurer la sécurité» lors d’un événement. Les conseils de Cowansville et de Granby l’ont fait récemment pour les défilés du Père Noël. Les véhicules longeaient les trottoirs pour inciter les spectateurs à garder leur distance afin de ne pas obstruer le passage des chars allégoriques. Aux tuyaux d’échappement des tracteurs qui les tiraient, on ajoutaient ceux des VTT… Une belle combinaison de CO2 en offrande à la foule!

On n’ai rien contre les amateurs de VTT. Ni contre le Club de 3 et 4 roues de l’Estrie. Aussi, les félicitons-nous pour leur bénévolat. Mais leurs véhicules puent, sont bruyants, polluent! Leur place n’est certainement pas en pleine ville ou au coeur d’activités sportives.

Est-ce vraiment le seul moyen «d’assurer la sécurité» sur un site? Sûrement ces villes peuvent-elles faire mieux.

Tiens, pourquoi ne pas emprunter des voiturettes électriques aux nombreux clubs de golf du coin?

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