Le Grand Parleur

Lundi 6 juillet 2015 | Mise en ligne à 16h04 | Commenter Aucun commentaire

Un paradis appelé Yellowstone

Rentre d’un super voyage de 10 jours avec ma petite famille au parc national de Yellowstone au Wyoming. Un rêve de jeunesse d’explorer ce paradis sur Terre. Et tellement heureux d’avoir pu le faire avec les miens.

Voici quelques-unes des centaines de photos prises. On s’ennuie déjà de l’endroit, même si on n’a pas aperçu Yogi!

Le bison, l'animal emblème du parc. Chassé presqu'à l'extinction aux 18e et 19e siècles, on en retrouve aujourd'hui plus de 3000 à Yellowstone

Le bison, l'animal emblème du parc. Chassé presqu'à l'extinction aux 18e et 19e siècles, on en retrouve aujourd'hui plus de 3000 à Yellowstone

Lamar Valley demeure le meilleur endroit où voir des bisons

Lamar Valley demeure le meilleur endroit où voir des bisons

Plusieurs troupeaux de ces magnifiques mammifères s'y trouvent

Plusieurs troupeaux de ces magnifiques mammifères s'y trouvent

Les wapitis broutent sans se soucier des bipèdes qui les admirent

Les wapitis broutent sans se soucier des bipèdes qui les admirent

Au loin, des antilopes d'Amérique (pronghorn antelope), des animaux qui captivent les enfants

Au loin, des antilopes d'Amérique (pronghorn antelope), des animaux qui captivent les enfants

Le célèbre Old Faithful, l'un des plus gros geyser au monde

Le célèbre Old Faithful, l'un des plus gros geyser au monde

Un autre fascinant geyser

Un autre fascinant geyser

Gravi le mont Washburn (3116 m) et ses 708 mètres de dénivellation et aperçu des chèvres de montagne

Gravi le mont Washburn (3116 m) et ses 708 mètres de dénivellation et aperçu des chèvres de montagne

Yellowstone compte aussi un Grand Canyon

Yellowstone compte aussi un Grand Canyon

Une piscine thermale chauffée par les feux du centre de la Terre

Une piscine thermale chauffée par les feux du centre de la Terre

Les sources d'eau chaude (comme celle en bas de la photo) rendent la baignade possible dans la frigorifiante Boiling River

Les sources d'eau chaude (comme celle en bas de la photo) rendent la baignade possible dans la frigorifiante Boiling River

Un paradis terrestre

Un paradis terrestre

Terminé l'excursion à Grand Teton National Park, juste au sud de Yellowstone. Eh oui, le nom du parc fait référence à ce que vous pensez. L'histoire veut que des trappeurs canadiens-français, dans un moment, disons, de rêverie, aient vu certaines formes dans cette chaine de montagne. Enfin, c'est ce qu'on raconte!

Terminé l'excursion à Grand Teton National Park, juste au sud de Yellowstone. Eh oui, le nom du parc fait référence à ce que vous pensez. L'histoire veut que des trappeurs canadiens-français, dans un moment, disons, de rêverie, aient vu certaines formes dans cette chaine de montagne. Enfin, c'est ce qu'on raconte!

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Lundi 15 juin 2015 | Mise en ligne à 15h56 | Commenter Commentaires (3)

Déry et le Boys Club

photo La Presse

photo La Presse

Si on s’interroge encore sur la volonté réelle des partis politiques de tout mettre en oeuvre pour que des femmes soient élues sous leur bannière, le Parti conservateur du Canada vient de dissiper tout doute en envoyant sa «candidate-vedette» Pascale Dery dans la circonscription de Drummond. Ses chances de l’emporter sont improbables, au mieux ténues.

Ce parachutage est tellement gros — l’ancienne journaliste de TVA habite au coeur de l’île de Montréal, dans l’ultra-cossue Ville de Mont-Royal — qu’il deviendra assurément un enjeu électoral dans cette petite communauté semi-rurale du coeur du Québec. Comment Mme Déry pourra-t-elle se libérer de son image de citadine de la grande ville et clamer pouvoir défendre à Ottawa les intérêts des gens du coin? Que connaît-elle de cette région? De ses habitants? De sa culture? De son économie? Rien. Et emménager dans un petit pied-à-terre à Drummondville n’y changera rien.

Drôle de décision pour le PCC d’expédier une candidate intéressante si loin de chez elle (112 kilomètres sépare son domicile de la circonscription où elle tentera de se faire élire le 19 octobre). Certes, Mme Déry a perdu la course à l’investiture du PCC dans la circonscription qu’elle habite (Mont-Royal). Mais n’y avait-il pas une circonscription libre ailleurs dans l’île de Montréal, sur les rives Nord ou Sud? Aux dernières nouvelles, les conservateurs n’en détenaient aucune dans la grande région de Montréal. N’aurait-ce été une belle occasion pour eux de tenter une percée dans ces secteurs avec Mme Déry, une jeune et intelligente professionnelle? Disons que ça changerait des candidatures d’hommes qui ont comme fait d’armes leur membership dans des chambres de commerce…

La montagne à gravir pour Mme Déry est énorme: en 2011, le candidat conservateur Normand Bernier a récolté 15,9 % des voix, selon les résultats d’Élections Canada. Il a terminé derrière l’éventuel gagnant, le néo-démocrate François Choquette (51,6 %), et le député sortant, le bloquiste Roger Pomerleau (22 %).

Mme Déry joue gros. Elle a accepté de quitter un travail stimulant et payant pour défendre ses idées devant le peuple. Elle aurait été en droit de s’attendre à plus de considération et d’aide de sa famille politique.

Le PCC aurait-il agi de la sorte avec une «vedette» masculine? On en doute.

Les partis politiques demeurent des Boys Club!

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Jeudi 11 juin 2015 | Mise en ligne à 14h37 | Commenter Un commentaire

Calcul désespéré

photo Janick Marois archives La Voix de l'Est

photo Janick Marois archives La Voix de l'Est

Parfois, les gestes désespérés sont les seuls possibles. Il arrive même qu’ils fonctionnent, qu’ils permettent de renverser la vapeur, de reprendre l’initiative. C’est probablement l’analyse qu’a fait Gilles Duceppe en revenant mercredi à la tête du Bloc québécois. Un calcul désespéré, mais porteur d’espoir pour la formation souverainiste.

Pas facile de tirer un trait sur une vie publique qui s’est étirée sur 21 ans. M. Duceppe a beau avoir assuré plusieurs fois, depuis sa défaite électorale de mai 2011, que c’était finie pour lui la politique, on réalise qu’il n’était pas passé à autre chose. Ça lui manquait. Il rêvait de replonger. D’autant plus que l’électorat québécois ne l’a pas vraiment poussé vers la sortie, il y a quatre ans, ni aucun autre bloquiste d’ailleurs. Les électeurs québécois leur ont plutôt préféré le charismatique Jack Layton, oubliant du coup de faire leurs devoirs et de s’intéresser à la qualité de ses candidats. Ils ne s’attendaient à un tel balayage orange. Certainement pas à ce que M. Duceppe lui-même soit battu. Bien des gens ont regretté la chose. C’était la confirmation qu’on avait affaire au parti d’un seul homme.

Dans ces circonstances, on comprend que l’ex-chef redevenu chef veuille tâter à nouveau la politique. On ne pourra pas l’accuser d’opportunisme tellement la tâche est immense. Ça ne ressemble en rien, par exemple, à un ancien adéquiste devenu libéral qui se fait élire dans Jean-Talon à Québec, une circonscription rouge depuis l’invention de la roue…

Les mauvais sondages des derniers mois et, reconnaissons-le, l’abnégation de l’ex-chef bloquiste Mario Beaulieu, donnent l’occasion à M. Duceppe de reprendre du service. Personne n’a eu à lui tordre le bras pour qu’il revienne pour une autre bataille électorale. Celle d’octobre s’annonce maintenant plus intéressante.

Les réactions provoquées à Ottawa par le retour de M. Duceppe ont ceci d’intéressantes qu’elles sont timides. Ni Stephen Harper, ni Thomas Mulcair ou Justin Trudeau n’ont semblé ébranlés par la nouvelle. Ils en ont fait peu de cas. Ça sonne comme stratégique de leur part, remarquez bien; pas question de laisser croire que ça peut les inquiéter. On peut penser, cela dit, que ça pédale déjà fort dans leurs coulisses respectives, plein de conseillers politiques calculant l’impact de cette nouvelle équation sur les intentions de vote cet automne.

Parce qu’impact, il y aura. On ne peut pas imaginer qu’une formation politique qui compte seulement deux députés puisse faire pire. On oublie que le contingent du Bloc dans la capitale canadienne s’élevait naguère à 54 députés. Malgré la débandade de 2011, le Bloc a conservé des fondations financières et organisationnelles.

L’arrivée de M. Duceppe devrait non seulement raviver un intérêt dans la population pour une présence nationaliste à Ottawa, mais aussi faire rentrer au bercail d’anciens militants. Tout ça devrait aider le parti à faire des gains le 19 octobre. Des gains qui se feraient aux dépens du NPD. La percée historique néo-démocrate de 2011 serait alors être classée comme une anomalie électorale.

On peut supputer, comme bien des chroniqueurs politiques, sur les raisons de M. Duceppe d’être revenu ou sur ses chances de donner justement une chance électorale au BQ. Ne perdons pas de vue les qualités de l’homme, sa rigueur, sa passion pour la cause de l’indépendance. Les parlementaires fédéraux ont fait fi de sa philosophie séparatiste et l’ont déjà identifié comme le député connaissant le mieux ses dossiers, reconnaissant en l’homme un valeureux représentant de ses commettants.

M. Duceppe amènera tout son bagage de connaissances avec lui. Ça relèvera du coup la qualité des débats. Et parlant de débat, sa présence changera totalement la donne lorsque les chefs s’affronteront. Lors de chacun des débats de chefs auxquels il a participé, l’ancien syndicaliste a excellé. Autant en français qu’en anglais.

Le Bloc joue son va-tout. Et il mise sur son meilleur atout. Son seul.

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