On tue la une

Archive, octobre 2011

Vendredi 28 octobre 2011 | Mise en ligne à 8h55 | Commenter Aucun commentaire

Ils ont dépassé les bornes

Certains syndiqués du milieu de la construction ont clairement dépassé les bornes cette semaine. Qu’on veuille protester contre un projet de loi en manifestant, ça peut à la limite se comprendre. Mais qu’on mette du même coup en danger la vie de ses collègues juste parce qu’on est aveuglés par l’idée de fermer le plus rapidement possible un chantier et de démontrer notre pouvoir et notre force, c’est digne de l’âge de pierre.

Si vous ne l’avez pas encore su, je vous invite à prendre connaissance de la nouvelle voulant que des manifestants syndicaux aient fermé une génératrice afin d’accélérer la fermeture du site de construction de Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent. Le hic, c’est que cette génératrice fournissait en oxygène et en chaleur les scaphandriers qui se trouvaient sous l’eau au moment des faits. (Lire la nouvelle ici).

À en croire les explications des ouvriers concernés dans cette histoire, les personnes sur le chantier étaient prêtes à coopérer, mais ne pouvaient remonter à la surface les scaphandriers en un clin d’oeil. Logique. Ce qui l’est moins, c’est que devant ce petit délai qui, semble-t-il, devait être trop contraignant, on ferme ainsi l’alimentation électrique sans même se soucier des conséquences qui auraient pu être dramatiques.

Pire! Plutôt que de reconnaître leur erreur et de chercher à démontrer qu’il s’agissait d’un cas isolé ou d’un dérapage qui n’aurait pas dû se produire, l’une des représentantes syndicales se serait présentée sur le chantier hier et aurait demandé à ma collègue de Radio-Canada Mauricie, Maude Montambault, de visionner et saisir ses cassettes et enregistrements, “pour voir ce que vous allez dire sur nous”, en refusant de donner sa version des faits à la journaliste . Bravo! Tirons sur le messager, histoire de bien envenimer le tout.

On s’entend que ce n’est certainement pas un représentant syndical ou même le président du syndicat lui-même qui a donné l’ordre de couper l’oxygène aux travailleurs. Sans doute le geste a été posé par un ou des individus qui se sont donnés pour mission de régler la question rapidement. N’empêche, quand une organisation veut faire entendre sa voix par de tels mouvements, aussi «spontanés» soient-ils, elle se doit aussi de contrôler son monde pour éviter de tels dérapages.

Les syndicats ont tout à fait le droit de vouloir faire entendre leur mécontentement face au projet de loi 33. Mais en agissant de la sorte, ils ne font que donner des munitions à la ministre Thériault pour aller de l’avant.

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Lundi 24 octobre 2011 | Mise en ligne à 13h21 | Commenter Un commentaire

Arrêt sur les chantiers

Ça y est, le mouvement de protestation des travailleurs de la construction contre le projet de loi 33, qui vise à éliminer le placement syndical sur les chantiers, vient de frapper la région. Depuis ce matin, de nombreux chantiers sont visités par différentes personnes qui somment les travailleurs de quitter les chantiers. (Lire la nouvelle ici)

Les syndicats refusent toujours de parler d’un mouvement organisé, et mentionnent plutôt des «mouvements spontanés». Toutefois, aussi spontanés peuvent-ils être, ces mouvements ont déjà fermé des dizaines de chantiers dans la région, dont Mazda Trois-Rivières, l’Office municipal d’habitation, Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent, la Société de transport de Trois-Rivières, le Groupe CLR ainsi que plusieurs petits chantiers qui ont été recensés par Le Nouvelliste à Trois-Rivières et Shawinigan, pour le moment.

De votre côté, êtes-vous en faveur de cette façon de faire des syndiqués?

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Lundi 17 octobre 2011 | Mise en ligne à 10h29 | Commenter Commentaires (2)

Truckland

La Pennsylvanie, surnommée par certains comme Gasland, mériterait d’abord et avant tout le titre de Truckland, si vous voulez mon humble avis.

De retour des États-Unis, où j’ai pu accompagner une délégation de militants, citoyens et élus au pays du gaz de schiste, je tente ce matin de digérer avec un oeil le plus objectif possible tout ce que nous avons pu voir et entendre au cours de ce voyage. Vous pouvez lire la série d’article en cliquant ici.

Si je dois en retenir une observation majeure et factuelle, c’est bien la présence tellement imposante de ces milliers de camions poids-lourds par jour sur les routes de petites communautés, de petits villages qui doivent maintenant vivre avec le bruit, la poussière et les routes brisées. Des camions transportant autant de l’eau propre, de l’eau de fracturation, du sable, de la pierre, des produits chimiques. Allez savoir lequel contient quoi, quand ils passent devant vous à la queue-leu-leu pendant que vous dégustez votre dîner sur la terrasse du restaurant.

Des citoyens de l’endroit me rassuraient en me disant que les gazières réparaient toujours les routes. D’autres s’offusquaient de savoir que ce traitement aux routes ne s’appliquaient ni aux ponts, ni aux ponceaux. Ces équipements seraient alors réparés aux frais des contribuables.

Au-delà des témoignages sur l’eau contaminée et les militants qui oeuvrent là-bas contre les gazières, j’ai surtout tenté de m’imaginer un tel trafic sur les routes de Sainte-Gertrude, Fortierville, Gentilly, Leclercville… Et, toujours en toute objectivité, je peux vous dire que ça fait réfléchir. Parce qu’il serait trop facile de conclure déjà que les erreurs commises en Pennsylvanie se répéteront ici. Mais le trafic, sachez-le, il faudra vivre avec.

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