Je n’ai pu m’empêcher de sourire ce matin, en lisant l’article de ma consoeur Nancy Massicotte, qui faisait état de la comparution des deux voleurs de cuivre qui ont sévi la semaine dernière à Saint-Étienne-des-Grès. Non seulement les deux suspects font maintenant face à la justice, mais ils ont aussi attrapé l’herbe à puces alors qu’ils commettaient leur méfait. (Lire la nouvelle ici).
Une bien mince consolation, direz-vous, pour tous les citoyens de Saint-Étienne-des-Grès qui, la semaine dernière, ont été privés de téléphone pendant près de 24 heures. C’était la troisième fois depuis le mois de juillet, toujours en raison de vols de cuivre.
Le même phénomène s’était produit au mois de mai à La Tuque, alors qu’un vol de cuivre avait privé près de 7500 personnes de tout service de télécommunication.
La semaine dernière, Hydro-Québec me confirmait que pour la seule année 2010, les vols de métaux représentaient des pertes de 4,5 millions $ pour la société d’État. Bell, pour sa part, ne tient pas de statistiques sur les vols de cuivre, mais on peut présumer que les pertes se chiffrent également en centaines de milliers de dollars par année.
Les voleurs se foutent probablement de connaître les pertes encourues par les compagnies, me direz-vous. Sans doute. Mais que se serait-il produit si une personne en détresse n’avait pas pu joindre les services ambulanciers, faute de pouvoir utiliser son téléphone? C’est ce qui nous pend au bout du nez à chaque fois que de petits génies de la sorte partent en quête de quelques dollars en coupant ces précieux bouts de fils.
Alors messieurs, en attendant la suite des procédures, continuez de vous gratter!
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