On tue la une

Archive, janvier 2011

Lundi 31 janvier 2011 | Mise en ligne à 14h54 | Commenter Un commentaire

Jamais trop vigilants…

Peut-on être trop vigilants en ce qui concerne la prévention du suicide? Quelle question délicate! Demandez à chaque personne qui a déjà eu à affronter le suicide d’un proche ou d’une connaissance, je suis persuadée que chacun a vécu à un certain moment cette culpabilité, cette angoisse de se dire: j’aurais dû le voir venir, j’aurais pu faire quelque chose.

En cette Semaine de la prévention du suicide, c’est toutefois la vigilance qui peut devenir le mot d’ordre à transmettre au public. En tant que monsieur et madame Tout-Le Monde, c’est probablement l’arme la plus efficace qui peut nous permettre non pas d’enrayer, mais au moins de diminuer ce fléau.

En 2009, 94 personnes ont mis fin à leurs jours dans la région, soit un taux de 19,5 personnes par 100 000 habitants. En 2010, le Centre de prévention du suicide Les Deux Rives a répondu à près de 5000 appels à sa ligne l’intervention, soit plus de 13 appels quotidiennement. C’est énorme! Par ailleurs, le centre d’hébergement pour personnes suicidaires l’Accalmie accueillera bientôt son 1000e pensionnaire en moins de 5 ans. Ainsi, 200 personnes par année ont franchi les portes de cette autre ressource pour se raccrocher à la vie.

Les organismes sont là et font un travail colossal, malgré un manque toujours criants de ressources (on a pu le voir récemment avec les difficultés financières vécues par l’Accalmie). Comme personne du public, toutefois, notre meilleure arme demeure toujours celle d’ouvrir les yeux, d’être attentifs aux signes que peuvent lancer les personnes suicidaires. Des paroles parfois anodines peuvent souvent cacher une grande détresse. Pourquoi ne pas s’arrêter deux secondes, écouter la personne, aller au devant et poser cette question toujours très délicate: «Est-ce que tu es sûr que tout va bien? Es-ce que tu songes au suicide?»

Et quelle que soit la réponse, il n’est jamais trop tôt pour leur refiler le numéro de téléphone: 1-866-APPELLE.

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Mardi 25 janvier 2011 | Mise en ligne à 17h01 | Commenter Aucun commentaire

Denis Villeneuve a déjà gagné

Il n’y avait pas grand monde dans la salle de cinéma lorsque je suis allée voir Incendies de Denis Villeneuve, il y a quelques mois. J’étais moi-même seule, ce qui est très rare quand je planifie une sortie au cinéma. Je n’ai pourtant pas regretté mon choix d’y être allée seule, car j’ai eu besoin de silence pendant un long moment après, ne serait-ce que pour faire la paix avec l’histoire bouleversante que je venais de voir.

Incendies, c’est tout sauf du cinéma ordinaire. Pas de surprise de le voir maintenant en route pour les Oscars. Il fallait que ce film se retrouve sur cette courte et prestigieuse liste de cinq nommés.

Tant mieux si Denis Villeneuve remporte la statuette et la ramène à Gentilly pour la montrer à ses parents, au Séminaire Saint-Joseph où il a fait ses études, et un peu partout dans la région où de nombreuses personnes l’ont encouragé tout au long de sa carrière. Mais à mon point de vue, Denis Villeneuve est déjà gagnant!

Il est gagnant d’avoir relevé le défi de mettre en images cette si belle mais si tragique histoire du dramaturge montréalais Wajdi Mouawad, une histoire qui se devait de sortir des murs du théâtre et d’emprunter la voie du cinéma pour être racontée partout dans le monde. Quand un film arrive à vous embarquer au point de sentir une décharge électrique traverser votre corps lorsque vous en découvrez le dénouement, ce n’est plus un simple film: c’est un chef-d’oeuvre!

Denis Villeneuve est également gagnant d’avoir toujours gardé les pieds sur terre et un attachement particulier à sa région natale. Malgré son horaire plus que chargé dans les dernières années, il s’est toujours rendu disponible aux gens de chez lui, aux journalistes de «sa» région et aux organismes qui voulaient lui rendre hommage – on n’a qu’à penser à la soirée donnée par le Séminaire Saint-Joseph en son honneur et à laquelle il n’a pas manqué d’assister. Parions que cette simplicité et cette lucidité de reconnaître ses origines contribuent à son intelligence créatrice et sa sensibilité qui transparaissent dans chacun de ses films.

Le 27 février sera une soirée chargée d’émotions entre Gentilly et Los Angeles. Mais dans le coeur du cinéma québécois, Denis Villeneuve a déjà gagné!

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Vendredi 21 janvier 2011 | Mise en ligne à 16h28 | Commenter Un commentaire

On change de ton…

Le gouvernement a visiblement changé de ton aujourd’hui, à Lac Beauport, au sujet de l’industrie des gaz de schiste. Le ministre de l’Environnement Pierre Arcand a déclaré qu’il sentait que l’industrie n’avait pas le contrôle de la situation. Le premier ministre Jean Charest l’a appuyé, en disant que l’exploitation devait se faire correctement, ou pas du tout.

Jusqu’ici, jamais le gouvernement n’avait démontré une telle attitude envers l’industrie. Que peut-on en conclure? Une opération de relations publiques, ou une prise de conscience du gouvernement après, par exemple, les  histoires de fuites sur certains puits au cours des dernières semaines?

Ce qui est clair, c’est que ce changement de ton ne change pas les intentions et les plans d’actions des divers comités de citoyens qui se sont prononcés en faveur d’un moratoire.

De votre côté, comment percevez-vous cette nouvelle position du gouvernement dans ce dossier?

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