Au moment d’écrire ces lignes, la deuxième partie des audiences du BAPE se déroule à Bécancour. Hier soir, des organismes, municipalités et citoyens sont venus présenter des mémoires au cours d’une séance qui a été plutôt bruyante, notamment en raison de la présence de plus d’une centaine de manifestants à l’extérieur de la salle.
Ce qui me revient toujours en tête, depuis le début des séances publiques données par l’Association pétrolière et gazière et son président André Caillé, c’est que les arguments contre l’exploration et l’exploitation, et en faveur d’un moratoire, sont toujours sur la table sans pour autant qu’on ait les réponses aux questions posées.
Encore hier, ces questions sont revenues: comment être sûr que la nappe phréatique ne sera pas touchée, d’où proviendra l’eau pour la fracturation, où les eaux usées et boues de forage seront-elles traitées, pourquoi les municipalités ne pourraient pas avoir un droit de regard en lien avec l’aménagement du territoire, peut-on compter sur des redevances versées aux municipalités, etc…
Or, le mandat du BAPE ne vise pas à décider si oui ou non nous devons aller de l’avant avec les gaz de schiste, mais plutôt dans quel cadre le faire. Ce n’est pas dans le rapport du BAPE que nous devrions avoir réponse à ces questions. Un élément qui irrite plusieurs opposants, qui estiment que les audiences du BAPE ne sont donc qu’une mascarade pour museler les opposants.
Plusieurs mémoires présentés hier demandaient, en plus du moratoire, l’élargissement du mandat du BAPE. Croyez-vous que cela puisse faire la différence?