Wow. Il y a tellement de choses intéressantes à lire sur le vélo aujourd’hui dans l’actualité que c’est difficile de choisir.
Vous vous souvenez peut-être du jour où nous avons parlé de la rage au guidon, de l’ex-procureur Michael Bryant et de sa confrontation qui a mal tourné avec Darcy Allan Shepard, le courrier à vélo ivre qui a trouvé la mort au cours de cet incident?
C’est le triste anniversaire de son décès et une cérémonie commémorative a eu lieu dimanche, alors qu’une cinquantaine de courriers à vélo se sont déplacés pour l’événement. Lorsque Bryant a été libéré des accusations qui pesaient contre lui, plusieurs ont énoncé des théories de conspiration à l’effet qu’il aurait eu droit à un traitement de faveur à cause de son rang social.
Les médias ontariens ont parlé en long et en large de l’événement au cours des derniers jours, mais un éditorial du National Post dénonce l’élévation de Sheppard au rang de “cyclo-martyr” et le culte de la victime qui a été créé autour de son histoire. Une chanson a été composée en sa mémoire et la vidéo a été montrée dans les rues pour promouvoir l’idée que Bryant, l’homme qui l’a frappé, s’en est tiré parce qu’il était riche.
Mais pour l’auteur de l’édito, Jonathan Kay, la vraie leçon à tirer de cette histoire est que l’on ne devrait pas aller sur la route après avoir bu. Il reconnaît qu’il y a beaucoup de dangers dans les rues de Toronto pour les cyclistes, mais dénonce en même temps l’attitude de certains cyclistes, et en particulier celle des courriers à vélo. Ayant été lui-même courrier à vélo à l’époque où ceux-ci étaient plus nombreux (avant l’invention du fax et du courriel) il dit:
“Then, and now, there was a tendency among bike courriers to regard themselves as road warriors locked in tribalistic battle with hated motorists. But the attitude was hypocritical: the motorists weren’t running red lights, terrorizing pedestrians, and flipping back and forth from sidewalks to asphalt – we were”.
Un texte à lire, si vous lisez l’anglais.
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Parlant de martyrs: tragique, l’horrible histoire de cette petite fille de dix ans gravement blessée en Grande-Bretagne alors qu’elle roulait paisiblement à bicyclette dans un quartier résidentiel et qu’elle a sauvagement été attaquée par deux chiens Rottweilers sous les yeux horrifiés de sa grand-mère, qui n’a pas pu intervenir à temps.
L’un des molosses l’a saisie par la jambe tandis que l’autre l’attaquait plus haut, passant à un cheveu de lui trancher la veine jugulaire et lui cassant la mâchoire. Selon le témoignage de sa mère, ils lui ont pris des “bouchées” dans la jambe et les bras de la taille d’une boule de crème glacée. C’est elle la vraie martyre du jour.
Nous avons parlé des chiens pas attachés qui poursuivent (et parfois mordent) les passants à vélo il y a quelques temps sur ce blogue, pour avoir droit à des réaction du genre “ben voyons, ça n’arrive pas” et même, je cite: ”vous avez juste à pédaler plus vite”.
Ben non, ça n’arrive pas, hein?
J’espère que les propriétaires de ces chiens seront poursuivis pour une somme astronomique, mais ça ne redonnera pas à cette petite fille innocente les morceaux qu’elle a perdus.
Et épargnez-nous le chapitre sur la psychologie canine.
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Pour poursuivre sur le thème de l’attitude sur la route, les confessions d’une journaliste qui se dit ex-combattante à vélo, “Confessions of an ex warrior-cyclist“, dans le Toronto Star, sont aussi à lire. L’auteure, qui pédale maintenant sur un vélo de ville à la Mary Poppins avec panier et garde-chaîne, s’est convertie aux vertus du slow bike. Mais elle se souvient très bien de l’époque où, sur son vieux vélo en piteux état, elle se sentait (et agissait, semble-t-il) comme une combattante sur la route.
Intéressant changement d’attitude et de philosophie qui pourrait s’avérer bénéfique pour certains…
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