D’un côté, il y a les gens qui disent (ou parfois, qui crient…): les vélos, sur les pistes cyclables!
Mais voilà maintenant que de l’autre côté, il y a des gens qui disent: une piste cyclable? Pas dans ma rue!
C’est ce qui est en train de se produire à Granby, comme le racontait hier Michel Laliberté, alias le Grand Parleur. Les résidants du boulevard de l’Estrie contestent le projet de la Ville de faire passer la piste cyclable la Granbyenne dans leur rue. Ils prétendent que le passage de vélo devant leurs entrées de cours est dangereux. Comme si cela pouvait être plus dangereux là que n’importe où ailleurs!
Or, comme le souligne Michel Laliberté, pour les cyclistes, ce serait plus sécuritaire de passer par cette piste cyclable que de rouler sur le boulevard…il y va d’une hypothèse selon laquelle ces résidants fortunés n’ont pas envie que les gens passent devant chez eux et voient leurs maisons. Je ne sais pas s’il a raison, mais moi j’y devine, en arrière-plan, l’oeuvre d’un leader négatif qui a entraîné ses voisins dans cette futile bataille juridique.
Car dans les guéguerres de type “pas dans ma cour”, il y a souvent un “boss des bécosses” qui décide de “prendre les choses en mains”, qui frappe aux portes et monte la tête des autres. Parfois, c’est pour le mieux. Mais dans ce cas-ci, je ne vois pas très bien ce qu’une piste cyclable peut apporter comme nuisance dans un quartier. Ce n’est tout de même pas un réacteur nucléaire.
Les villes qui sont aux prises avec de telles réactions anti-pistes cyclables doivent maintenir le cap contre ces groupuscules, si elles veulent que les transports durables se développent et que la qualité de vie s’améliore.
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